Hell Of A Ride est une formation francilienne qui a tout d’une formation américaine. En effet, elle évolue dans un Rock « radio-friendly » archi bien ficelé : preuve à l’appui sur Nine Of Cups, dont la parution remonte déjà à l’automne 2019. Aujourd’hui, la formation nous revient avec un nouveau clip, « N.G.U.N.S. (Never Give Up Never Surrender) », l’occasion pour nous de prendre la température.

Propos de Lone-Wolf Low (guitare) recueillis par Axl Meu


Est-ce que tu peux me présenter Hell Of A Ride, et par la même occasion me dire ce qui s’est passé entre Bête Noire, votre premier album, et Nine of Cups ? 

Hell Of A Ride a vu le jour en 2011 sur les cendres d’autres projets. On se connaissait tous depuis un moment, on sortait souvent ensemble et on s’est dit qu’il serait bien de lancer un projet de Rock moderne, de faire un Metal assez moderne, Indus, Stoner, et on s’est tous retrouvé… Et finalement, nous avons rencontré une personne qui nous a donné envie d’y aller, un mec de passage, mais son histoire et sa détermination nous ont vraiment inspirés. Et de cette rencontre est né « John Mad Dog », le personnage principal qui suit le fil conducteur de nos albums. En 2013, nous sortons notre premier EP, Fast As Lightning, qui a servi de genèse pour la suite. C’est l’histoire d’un type qui se lance dans un quête pour récupérer la voiture qu’on lui a volé. Puis, en 2015, nous sortons Bête Noire et en 2019, Nine of Cups, qui continue l’histoire amorcée sur notre premier EP. 

Dis-nous en plus ! 

Finalement, sur Nine of Cups, John Mad Dog se rend compte qu’il s’est fait manipuler et qu’il n’a pas vraiment de pouvoir sur son destin. Au cours de son périple, il a fait de mauvaises rencontres et sur sur le nouvel album, il essaie de prendre sa revanche… On peut d’ailleurs établir un parallèle entre Nine of Cups et la Divine Comédie de Dante, dans le sens où le personnage principal va traverser différentes phases… À la fin de Bête Noire, il va essayer de retrouver son âme, retrouver sa volonté et aller de l’avant. 

La musique de Hell Of A Ride a évolué entre Bête Noire et Nine of Cups. Sur ce nouvel album, on retrouve par moments des idées très Pop Rock, notamment dans les arrangements. 

Oui, c’était une volonté de notre part, oui. On voulait à tout prix éviter de faire un Bête Noire 2.0… Déjà à l’époque de cet album, il y a une volonté d’ajouter une petite touche Electro, mais pas au point d’en faire une marque de fabrique. On a toujours développé une musique qui s’inscrit entre la rage et la nostalgie. Mais aussi, cette fois-ci, on aspirait à développer des sonorités bien plus positives, dans le genre : « Oui, j’ai des cicatrices, mais il faut aller de l’avant, je suis capable de me réinventer. » À côté, il y a également une volonté d’y incorporer des éléments qui nous ont marqués dans les années 90. Sur notre premier album, il y avait cette ballade, « Rain of Fuel » et nous avons pensé que – plutôt que de refaire ce genre de titre – on pourrait arranger les guitares autrement histoire d’appuyer sur certains contrastes.

Nine of Cups a été mixé à Los Angeles. Est-ce que tu peux revenir sur cette expérience ? 

Oui, tout a été produit par Charles Kallaghan au Kallaghanstudios de Los Angeles. C’est un français qui s’est expatrié là-bas… Il travaille avec beaucoup de groupes ! Il est venu faire la production de la partie instrumentale en France, on a enregistré les guitares et basses avec lui, Thibault, le batteur, a fait des prises chez lui. Une fois que Kallaghan avait toutes les pistes, il est reparti à Los Angeles pour réamper les guitares et commencer les prémixes pour la suite…

Est-ce que tu peux me présenter « I Am Sorry » ? Comment êtes-vous parvenus à agencer les parties de guitare ensemble et les parties de clavier ? 

Tout commence toujours avec un riff de guitare. Mais pour ce morceau, nous ne voulions pas mettre de la guitare partout, en tout cas, par forcément de la même manière. Là, j’ai décidé d’adapter la guitare et d’en faire un synthé. Ça m’a permis de l’arranger autrement et de jouer sur les contrastes. Finalement, ça a surpris, car la guitare était moins en avant sur ce morceau, comme si le synthé était un instrument à part entière !

Tout à l’heure, tu me faisais allusion au concept du groupe et à son fameux personnage, John Mad Dog. J’imagine qu’il y a un paquet de sous-entendus et que vous vous servez de lui pour parler de vous à la fin. 

Oui, il y a toujours une partie de nous qui est retranscrite en filigrane. John Mad Dog, c’était un peu un fantasme au début, et finalement, on s’est tous retrouvé dans ce personnage, dans les épreuves qu’il traverse. On avait envie d’en faire quelque chose de positif, car au sein du groupe, nous avons tous envie d’avancer et de dégager une énergie positive. 

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« C’est sur scène que nous comptons défendre notre musique, et nous serons au rendez-vous quand les salles rouvriront ! »

Le véritable point positif de ce nouvel album, c’est l’anglais, bien que vous soyez français. Généralement, les Français ne sont pas très bons quand il s’agit de bien prononcer la langue de Shakespeare. 

Oui, notre chanteur a vécu une partie de son adolescence au Texas, du coup, il sait comment prononcer tous ces mots. Après, c’est une histoire d’habitude : plus tu écoute les gens parler anglais autour de toi, plus tu es amène de comprendre les subtilités de la langue, notamment en ce qui concerne les accents. Cela dit, tout a un travail a été effectué en amont pour optimiser la prononciation. Mais oui, au départ, il était déjà bilingue quand nous l’avons rencontré. 

Votre album est sorti en 2019. Vous avez eu le temps de le défendre sur scène… mais pourquoi avoir décidé de ne lancer la session promo’ que maintenant ? 

Car nous venons de publier un tout nouveau clip ! Après, il est clair que l’on aurait dû passer des interviews bien avant, mais puisque la région parisienne a été paralysée dernièrement à cause d’une série d’événements, notamment pendant la grève de la RATP, ce n’a pas été possible d’organiser quoi que ce soit. C’est une des raisons pour laquelle nous avons repoussé la sortie du clip de « N.G.U.N.S. (Never Give Up Never Surrender) »… Mais pas de bol, nous sommes entrés en confinement à sa sortie. Cela dit, il ne fallait pas que l’on fasse une croix sur la promotion de l’album. C’est pour cette raison que nous ne passons des interviews qu’en ce moment.

Dis-donc, la période est vraiment mauvaise pour vous !

Non, il ne faut pas dire ça, car il y a toujours du bon tirer de tout ça. Je veux dire, c’est vrai que beaucoup de groupes n’ont pas pu assurer la promotion de leur album convenablement, mais il faut laisser passer la tempête : c’est sur scène que nous comptons défendre notre musique, et nous serons au rendez-vous quand les salles rouvriront ! 

Est-ce que tu peux revenir sur le clip de « N.G.U.N.S. (Never Give Up Never Surrender) » ? 

Ce nouveau clip, c’est notre troisième. Il a été réalisé par Jim Wide, un réalisateur de court-métrage connu dans le domaine de la Air-Soft. Et il se trouve qu’il a voulu faire un clip pour nous… Dans ce clip, on y a réuni différents acteurs, notamment une de nos connaissances, David Belle qui a joué dans Banlieue 13, Babylon AD, pas mal de films en Asie et dernièrement dans Bronx d’Olivier Marchal… Ce clip a été tourné en trois jours. Tout le monde s’est vraiment bien investi sur le plan de la logistique, sur les décors. C’était vraiment très cool ! 

Bien que nous soyons déconfinés, il n’y a toujours aucun concert à l’horizon… Est-ce que tu penses que le confinement vous a poussés à faire vos preuves, mais autrement ? 

Il est clair que cette situation inédite nous a permis de travailler autrement sur différents aspects de notre musique, notamment sur tout ce qui est « promotion ». On a également pu se focaliser sur la réalisation et le montage de notre nouveau clip… Ça nous a permis de faire tenir la barque, de trouver le temps nécessaire pour écrire de nouvelles chansons et de communiquer autrement sur les réseaux sociaux. Bref, c’est une épreuve, mais il faut montrer que l’on sait rebondir, que l’on a su s’occuper intelligemment avant la réouverture tant attendue des salles. 


Hell Of A Ride, c’est : 

Lone-Wolf Low : Guitare 

Franck The Gent’ : Basse

Thibs : Batterie

Djej Rider : Chant 

Notre The Lucky : Guitare 

Discographie : 

Fast As Lightning (2013)

Bête Noire (2015)

Nine of Cups (2019)

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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