Hexecutor est l’espoir Thrash de la scène hexagonale. Tout en préservant une identité et une imagerie propres à l’underground, la formation rennaise est parvenue à séduire de plus en plus de personnes, à commencer par les organisateurs des plus grands festivals et bookers français, comme le Motocultor ou le Hellfest. En attendant la sortie très prochaine de Beyond Any Human Conception Of Knowledge, le groupe a répondu à nos questions.

Par Thomas Deffrasnes


Présentez-nous votre nouvel album qui est sorti le 25 septembre dernier chez Dying Victims Productions !

Cet album suit une sorte de boucle musicale narrative qui accompagne nos thématiques. L’album s’ouvre et se conclut sur le même riff. Le premier titre (« Buried Alive With Her Silk Dress ») parle d’un meurtre, le deuxième (« Ker Ys ») de la mort soudaine de tous les êtres humains d’une région. Comme dans les scénarios de films populaires, l’histoire se conclut par un retour à la situation initiale : ici la mort… Outre le travail de recherche effectué en amont de l’écriture, la structure des titres et de l’album dans sa globalité s’adapte à cette idée de concept. On va dire qu’on prend plus de risques en proposant des morceaux dont on est moins sûr qu’ils plairont aux fans de la première heure. On ne sait pas comment le public va recevoir l’album et c’est d’autant plus excitant, car on joue surtout quelque chose qui nous ressemble enfin !

Le Thrash a largement été visité, mais vous parvenez à aller chercher un phrasé musical original, des sonorités qui nous surprennent encore…

Oui, en effet, le Thrash n’est pas le style qui nous inspire le plus aujourd’hui, mais on ne renie pas nos premiers coups de cœur. Au cours de notre éducation musicale, nous avons énormément écouté de Speed/Thrash, et nous continuons à suivre des groupes de la scène actuelle. Mais nous piochons des sonorités un peu partout, on écoute de la musique classique comme du Rock Progressif… Ce qui est intéressant, c’est ce mélange subtil, sans tomber dans un copier/coller où chaque partie serait trop distincte les unes des autres et tout en gardant notre patte.

Par le biais de titres comme « Krœz Er Vossen » et « Ker Ys », vous semblez mettre en avant votre identité bretonne…

« Krœz Er Vossen » est en effet du breton, quand bien même la graphie est ancienne et ne correspond pas à celle utilisée aujourd’hui. C’est surtout le nom du conte sur lequel se base ce morceau, collecté par François Cadic dans son recueil Contes Et Légendes De Bretagne(1914). Pour ce qui est de « Ker Ys » – titre chanté en français – « Ker » signifie « cité » et « Ys/Is » renvoie à la ville d’Ys. Quant à « Brecheliant », la piste instrumentale de l’album, elle fait allusion à la forêt de Brocéliande.  Nos morceaux sont en anglais ou en français, mais il n’est pas impossible que l’on chante un jour en breton…

Hexecutor est amené à fouler de plus en plus de scènes. À quoi ressemble une série de dates en votre compagnie ?

À un gros bordel organisé avec de la picole et de la fatigue. On ne sait jamais ce qu’il va se passer. Notre ligne de conduite c’est : ne jamais se plaindre et toujours assurer en live ! Le reste dépend de chacun, mais putain ! Qu’est-ce qu’on se marre ! C’est le principal !


HEXECUTOR 

ORIGINE : Rennes (35)

LINE-UP : Jey Deflagratör (guitare, chant), Joey Demönömaniac (guitare, chœurs), S. Chainsaw Maeströr (basse), Putrid Von Rotten (batterie)

MERCH : hexecutor.bandcamp.com/merch

FACEBOOK : Hexecutor

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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