Pourquoi la rédaction ne passerait-elle pas en revue ses dernières écoutes ? 3, 2, 1, c’est parti ! L’équipe vous a concocté une petite sélection aux petits oignons, tous styles confondus… Plus connu, moins connu, plus vieux, moins vieux, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 

Par la rédaction


CREPUSCULE D’HIVER 

PAR-DELÀ LES NOIREGLACES ET BRUMES SINISTRES 

Black Metal Médiéval 

Les Acteurs de l’Ombre Productions

S’il y a bien un album qui a fait la fierté des Acteurs de l’Ombre Productions ces dernières semaines, c’est sans l’ombre d’un doute Par-delà les Noireglaces et Brumes Sinistres, le premier opus de Crepuscule d’Hiver. Il faut dire que les claviers portent la musique du projet de Stuurm à une nouvelle dimension ! Les trémolos s’expriment avec toujours plus de grandeur et de ténacité, conférant à l’œuvre un cachet tantôt solennel, tantôt épique. C’est dire qu’au travers de toutes les pistes fleuves qui le composent, la rédaction est amenée à traverser les monts et rivières d’un univers imaginaire et brumeux, donnant alors tout son sens au nom de l’album. Bref, dès son premier album, Crépuscule d’Hiver entre tout de suite dans la cour des grands. À suivre de très près ! 

Thomas Deffrasnes 

FUZZ 

III 

In The Red Recording 

Fuzz Rock 

Un grand « oui » pour le troisième opus de Fuzz, sobrement intitulé III, qui se saura fait attendre tout de même. Plus surprenant que les deux premières créations du side-project de Ty Segall, III nous présente un Fuzz plus « Rock’n’Roll », voire plus « Bluesy » dès les premières notes de « Returning » et « Nothing People » ! C’en est presque à croire que les Américains ont mis au placard leurs idées « psychédéliques » au profil d’autres plus vives, plus tranchantes, plus Punk (à la The Stooges !), donc à première vue, plus bâclées. Et pourtant, au fil des écoutes, III se révèle bien plus agréable, et esquisse des passages vraiment agréables à l’oreille, notamment les superbes « Spit » et « Time Collapse » qui, en véritables ôdes à la « Fuzz » et au feeling « live », font l’éloge d’une philosophie de vie à part entière. On a adoré !

Axl Meu

PALLBEARER

FORGOTTEN DAYS 

Doom Metal 

Nuclear Blast 

Pallbearer n’est peut-être pas le meilleur groupe à écouter dans ces périodes difficiles, mais si vous avez touché le fond : allez-y ! La scène Doom n’est pas très représenté dans les grosses sorties, c’est pourquoi la mise en avant d’un groupe comme celui-ci vaut l’écoute. S’ils avaient convaincu tout le monde avec Heartless il y a trois ans, cela devrait encore être le cas avec Forgotten Days. Les Américains se présentent avec un disque nous menant vers les plus beaux aspects de la tristesse. Mixage différent de son prédécesseur, avec les instruments ressortant avec bien plus de lourdeur ! L’album se renouvèle peut-être moins que Heartless, mais parvient à ne jamais nous faire sombrer dans l’ennui. Et chaque morceau sait ne pas tomber dans sa routine. Un résultat bien plus homogène et qui continue d’appuyer les talents du groupe, sachant trouver les riffs lourds qu’il faut pour mieux enchaîner avec des passages plus aériens (même New Wave !).

Axl Meu

SÓLSTAFIR

ENDLESS TWILIGHT OF CODEPENDENT LOVE

Shoegaze 

Season Of Mist

Après Ótta et Berdreyminn, la rédaction était impatiente d’entendre le nouveau-né des Islandais. Le groupe a toujours eu une place particulière dans le cœur de beaucoup, mêlant à la perfection une violence et mélancolie, dans un style que l’on a du mal à identifier. Et les revoilà avec un septième album pour nous mettre des merveilles plein les oreilles, avec une formule très proche de ce que l’on connait déjà. Avec des titres comme « Rökkur » mettant la voix bien plus en avant, « Dionysus » nous rappelant certaines sonorités Black Metal du groupe à ses débuts, « Ör » et sa vibe Jazz, Sólstafir présente là son album le plus varié, qui saura ravir les auditeurs, ainsi que tous ceux avides de nouveautés en eux. 

Matthis Van Der Meulen

THOU + EMMA RUTH RUNDLE 

MAY OUR CHAMBERS BE FULL

Sacred Bones Records 

Doom expérimental 

Comme il est difficile d’aborder un album comme celui-ci, tant il sort de l’ordinaire ! May Our Chambers Be Full concrétise la collaboration portée par deux entités bien distinctes (qui souvenez-vous, s’était amorcée dans le cadre de quelques shows donnés dans le cadre du Roadburn Festival). Et force est de constater que l’album n’a rien d’un pétard mouillé, tant les univers – pourtant distants – se concordent à merveille. En effet, l’album a su à tirer le meilleur profit des deux camps : d’un côté, la préciosité et la douceur d’Emma, et de l’autre, la pesanteur morbide de Thou, pour un album « bipolaire », glaçant de cohérence, trouvant son point d’orgue durant l’excellent « Magickal Cost » ! Bref, il est des albums et des collaborations qui touchent au plus profond de nous, et May Our Chambers Be Full en fait incontestablement partie. 

Axl Meu

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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