Il est temps pour la rédaction d’Heretik Magazine de faire le bilan de l’année 2020 ! Une année comme nulle autre, marquée par d’excellentes sorties d’album, et ce malgré la conjoncture actuelle ! Aujourd’hui, voici les opus qui ont le plus tourné sur la platine de Fred !


1 : 

SEPULTURA

QUADRA

Death/Thrash

Nuclear Blast

Une tuerie ! je pourrais m’arrêter là tant cet album est un « must-have » absolu de cette année. Sans aucun creux, Quadra est un bon pavé dans la mare et un gros « f*** » à ceux qui avait fait une croix sur Sepultura. Quadra va faire date dans la discographie du groupe, car la formation est venue à bout d’un album conceptuel où la musique puise dans les fondements dans la dynamique des Arise, Beneath The Remains… tout en lui associant une démarche contemporaine avec une production énorme et des arrangements qui sont loin d’être là pour faire de la figuration. En bref, ici, Sepultura s’est donné les armes nécessaires pour envisager les années futures avec sérénité, Quadra est l’album d’un groupe confiant, soudé avec une rage encore bien rivée au corps. 

2 : 

PARADISE LOST

OBSIDIAN

Doom/Death/Goth

Nuclear Blast

Les membres de Paradise Lost ont toujours puisé dans leur fond intérieur pour composer. Cela dit, chacun de leur album jouit de cet indéfectible authenticité, de cette sincérité nécessaire au processus créatif du quintette. Obsidian est l’album de la synthèse parfaite, puisant dans tout ce que le groupe affectionne, le quintette ne se privant pas de nous faire vibrer au son du Doom, du Goth Rock, du Death ! Obsidian a regroupé tous ces ingrédients pour aboutir à un album intense, d’une richesse artistique époustouflante qui, loin des carcans réducteurs, qu’impose un style trop étriqué, impose Obsidian s’impose comme une salvatrice offrande d’un groupe qui est loin de nous avoir livré toute sa flamme et sa force créatrice.

3 : 

DEFTONES

OHMS

Alternative Metal

Warner

Gore, la précédente galette de Deftones avait quelque peu divisé, car on pouvait « reprocher » à la formation d’avoir trop délaissé son approche « Metal » au profit d’un Rock Alternatif contemplatif et linéaire. OHMS rassure de ce côté, car la guitare du discret – mais Ô combien talentueux – Stephen Carpenter reprend le dessus, s’avère omniprésente, et aide à la structure de chaque titre avec des riffs tortueux, toujours hypnotiques. De surcroit, Deftones n’a pas oublié pas le côté évanescent de son univers offrant alors à Chino Moreno, son emblématique chanteur, tout le loisir de moduler son grain de voix pour encore plus de « feeling » et de partage. J’ai adoré ! 


4 : 

NAPALM DEATH

THROES OF JOY IN THE JAWS OF DEFEATISM 

Grindcore/Death

Century Media

Cet album est une longue mais inexorable descente dans un enfer Post Indus ou le quatuor rivalise d’inventivité et de virulence pour estampiller chaque titre de son Grind débridé, cinglant et vindicatif. Napalm Death s’offre le luxe d’une évolution musicale, celle d’un groupe qui loin de s’assoir sur ses réussites passées mise sur sa qualité d’écriture et la transcende au travers d’un album qui navigue avec brio entre la fureur du style des débuts et des expérimentation sonores plus contemporaines absolument maitrisées. Lourd, froid, malsain et inventif Throes of joy in the Joy of Defeatism s’impose comme un très illustre représentant de la discographie des Anglais.  


5 : Heaven Shall Burn

OF TRUTH AND SACRIFICE

Metalcore/Death Mélodique

Century media

Of Truth And Sacrifice est un double album qui comporte deux identités distinctes, l’un aborde la Vérité, l’autre, la notion de Sacrifice. Musicalement, même si le groupe s’autorise quelques folies avec des plans Dark/Indus dans « La Résistance » ou un chant scandé sur « Expatriate », il est clair que le Metal du combo ne propose pas beaucoup d’éléments neufs dans ce « Crossover » « Metalcore/Death Mélo », registre dans lequel les Allemands excellent : Le chassé-croisé entre riffs mélodiques et rythmiques ravageuses fonctionne à merveille, bien qu’ils ne surprennent pas. L’honnêteté et la véhémence du propos consacre Of Truth And Sacrifice, comme un album majeur du groupe. Le fond dépasse peut-être la forme, mais Heaven Shall Burn, c’est aussi des textes, et ici, la plume du groupe se fait virulente et pertinente. 

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Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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