Il est temps pour la rédaction d’Heretik Magazine de faire le bilan de l’année 2020 ! Une année comme nulle autre, marquée par d’excellentes sorties d’album, et ce malgré la conjoncture actuelle ! Aujourd’hui, voici les opus qui ont le plus tourné sur la platine de Romain !

Par Romain Richez


LOUDBLAST

MANIFESTO

Death Metal

Listenable Records

N’y allons pas par quatre chemins : bien plus que d’acter le retour de Loudblast après six ans d’absence, Manifesto s’affirme comme l’un de ses albums les plus aboutis et accomplis. Gommant les quelques bémols de son prédécesseur, Manifesto peut aisément se présenter comme un mix de la puissance d’un Disincarnate (1991), de la noirceur d’un Burial Ground (2014) et des éléments de Sublime Dementia (1993). Le résultat ? À déguster par les conduits auditifs, tout simplement ! Un nouvel et huitième long format studio qui enfonce un peu plus dans les tympans du commun des mortels que ce sont eux les patrons du Death/Thrash à la française. 

BENEDICTION

SCRIPTURES

Death Metal

Nuclear Blast

Toujours en suivant le fameux « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures », 2020 m’aura marqué par le retour en force de Benediction avec Scriptures. Douze ans après un Killing Music en demi-teinte, la bande de Mark Greenway livre un opus solide, sans concession et surtout qui n’est pas sans rappeler la hargne d’un Grind Bastard (1998) ou Organised Chaos (2001). Et puis, mine de rien, Benediction reste le « plus vieux groupe » signé chez Nuclear Blast.

CARNATION

WHERE DEATH LIES

Death Metal

Season Of Mist

De la violence toujours, mais un peu plus « fraîche » cette fois. Autre grosse mandale sauce Death bien huilé : Where Death Lies de Carnation. Second opus seulement des Belges de Carnation, Where Death Lies a secoué pas mal mes enceintes depuis Septembre. À l’instar du titre éponyme, les neuf pistes de Where Death Lies sont aussi féroces qu’un tantinet mélodique. Si certains lecteurs d’Heretik ont pu découvrir Carnation au Bistrot de St So il y a déjà deux ans en compagnie de Dead Season et Bliss Of Flesh, le reste devrait fortement se ruer sur cet album. 

SEPULTURA 

QUADRA

Thrash Metal

Nuclear Blast

Autre valeur sure : Sepultura. Bon, Machine Messiah (2017) était arrivé à mes oreilles chiant comme la mort après ses singles. Son prédécesseur, The Mediator Between Head And Hands Must Be The Heart, n’avait guère été mieux accueillis. Alors c’est un peu sans rien attendre de lui que je m’étais aventuré dans l’écoute de Quadra. Et… Banco ! Il y a bien longtemps qu’un disque de Sepultura avec Derrick ne m’avait pas happé à ce point (Sepulnation de 2001…). Avec des « Last Time », « Means To An End  » et « Raging Void », Quadra m’a réconcilié avec Sepultura post-Cavalera. Accordons-nous toutefois sur l’un des rares défauts de ce disque : l’intro beaucoup trop longue d’ « Isolation »…

GHØSTKID 

GHØSTKID

Metal Moderne 

Century Media Records

Du moderne pour finir, du récent fondé après même le début de la pandémie, qui l’eut-crû ? Cet éponyme n’est pas tellement neo, pas tellement metalcore, pas tellement alternatif mais il a le mérite d’être un disque facile d’approche et assez jouissif en la matière. Bon, le gusse au chant est un ancien Eskimo Callboy (« Hypa Hypa »…) mais la chose est bien plus tenable que le partycore des premiers nommés. En somme, un condensé d’énergie, de refrains accrocheurs et de guests (comme Mille Petrozza de Kreator et Marcus Bischoff de Heaven Shall Burn). Le frêne de groupes qui devraient aisément faire mouche en festival (enfin, un jour).

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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