Le vendredi, la rédaction d’Heretik Magazine vous donne rendez-vous sur ses platines et passe en revue ses dernières écoutes ! Plus connu, moins connu, plus vieux, moins vieux, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 

Par la rédaction


ACCEPT 

TOO MEAN TO DIE

Heavy Metal

Nuclear Blast

Nouvel album, nouveau line-up pour un Accept « version 2021 » qui ne compte plus que Wolf Hoffman (guitare) comme membre original. En effet, après le départ surprise de Peter Baltes en 2018, le groupe a décidé d’élargir ses rangs en faisant appel à Martin Motkin pour la basse et Philip Shouse pour la troisième guitare. Les revoilà donc avec Too Mean To Die, seizième album, au titre Ô combien significatif… Comme à son habitude, le groupe déploie tout son savoir-faire fait de gimmicks hyper accrocheurs, de phrasés rythmiques identifiables entre mille et d’une production, toujours mené par le très talentueux Andy Sneap (Judas Priest), associant finesse et intensité. En témoigne l’impact immédiat des morceaux « Zombie Apocalypse », « Too Mean to Die » et « Symphony of Pain » où s’entend même un passage de la cinquième symphonie de Beethoven ! Donc, n’allez pas en quête d’un quelconque renouveau, ici, avec cet album, Accept nous donne rendez-vous avec ce Heavy Metal, le vrai, celui qu’il maitrise depuis tant d’années avec brio… 

Fred

ASPHYX 

NECROCEROS 

Death Metal

Century Media 

Près de trente ans après ses débuts, le groupe de Death Metal néerlandais Asphyx est de retour avec un dizième opus intitulé Necroceros, venant s’ajouter au compteur d’une discographie dont la qualité n’est plus à prouver. C’est donc avec une familiarité bien appréciable que les premières notes résonnent, nous entrainant instantanément vers son univers musical bien caractéristique. Impossible de rester sur le quai, tant la vague de riffs qui nous happe est violente. La voix ténébreuse de Van Drunen associée au rythme effréné de la batterie provoque la sensation de coups de poings assenés avec force, tout en finesse et en variété ! Par exemple, quand des morceaux très véhéments comme « Mount Skull » et « Botox Implosion » se caractérisent davantage par des riffs pachydermiques, d’autres tels que « In Blazing Oceans » ou « Three Years Of Famine » proposent autre chose, avec un aspect plus émotionnel. Necroceros est un album façonné, qui a bénéficié de plus de temps pour maturer, et c’est un régal pour les oreilles qui pourrait faire écho au charme brut d’un Obituary ! Une belle pépite pour ce début d’année 2021.

Laurine Beuret

CONVICTION 

CONVICTION

Doom Metal 

Argonauta Records

Initié en 2013 par Olivier Verron (tête pensante de Temple Of Baal), Conviction a dû s’entourer de trois autres musiciens de talent (Rachid « Teepee » Trabelsi à la batterie, Vincent Buisson à la basse, et Frédéric Patte-Brasseur à la deuxième guitare) pour venir à bout de son premier album éponyme, véritable manifeste « Doom », paru tout dernièrement via Argonauta Records ! En effet, loin des gimmicks de Temple Of Baal, Olivier développe sa face la plus macabre, la plus lourde, et cela passe notamment par des vocalises bien plus hypnotisantes, des riffs aux tempos évolutifs, dont on croirait tout droit sortis du répertoire de Candlemass, de Cathedral et pourquoi pas de My Dying Bride. Et tout se joue dès « Voices Of The Dead » qui, d’emblée, surprendra par la puissance de ses riffs. Et ça, Conviction l’a bien compris. Pour envelopper ses auditeurs dans son univers dépressif, la formation a misé sur des agencements (rythmiques/lead) et progression de tempos ingénieux qui, à coup sûr, mettront tout le monde d’accord dans les meilleurs caves de France et de Navarres. 

Axl Meu

NERVOSA 

PERPETUAL CHAOS 

Thrash / Death 

Napalm Records

Détruit, mais pas anéanti, c’est ce qui résume l’expérience de Nervosa. Après le départ d’une grosse partie de son line-up, Prika Amaral n’a pas tardé à hisser de nouveau l’étendard « Brazilian Thrash Metal ». Un nouveau line-up international s’empare alors de ses riffs « Thrash/Death », et tape de la rangers sur la table avec son Perpetual Chaos. Nervosa continue sa révolte et évoque des sujets houleux : guerre, génocide, corruption et politique extrémiste. Comment l’humain a-t-il pu en arriver là ? Et bien que la pochette laisse à désirer, il n’en reste pas moins que l’album est explosif. On est même étonné d’y retrouver quelques riffs très Punk/Rock’n’roll dans l’âme ! Ces nouvelles musiciennes apportent une signature fraîche à la musique, et la production est plus limpide. Prika s’entoure aussi de quelques guests, comme Schmier de Destruction (sur « Genocidal Command »). Cet ouvrage marque un tournant significatif dans la carrière du groupe, et pourrait bien rendre difficile le respect des gestes barrières dans la fosse… 

Thomas Deffrasnes

THE DEAD DAISIES

HOLY GROUND

Hard Rock

SPV / Steamhammer

Un excellent album de Hard Rock pour lancer 2021, ça vous dit ? Il s’intitule Holy Ground, et il a été forgé par la nouvelle mouture de The Dead Daisies, désormais portée par « The Voice », Glenn Hughes, à la basse et au chant, enterrant une fois pour toutes à l’ère John Corabi / Marco Mendoza, pourtant déjà excellente. Holy Ground, enregistré l’année dernière en France, à Marseille, au Studio de la Fabrique, ouvre donc naturellement un nouveau chapitre pour la formation qui aspire désormais à plus de « groove », à plus de classe, et l’apport de Glenn n’y est pas pour rien, notamment sur les superbes « Chosen And Charified », « Like No Other (Bassline), la reprise personnelle de « 30 Days In The Hole » (classique de The Humble Pie) ou même la toute dernière piste de l’album, la ballade « Far Away ». Bref, The Dead Daisies n’a rien d’un groupe en « toc », et cet énième album en est bien la preuve formelle ! 

Axl Meu 

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Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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