C’est à croire que faire partie de l’une des plus emblématiques formations de Post-Black Metal ne leur suffisait pas… Initié par J.J.S. de Regarde Les Hommes Tomber, puis complété par T.C. (Regarde Les Hommes Tomber) et par Ben (The Veil), voici Sang Froid, un projet de Cold-Wave, Post Punk, très simple dans la forme ! Pour quelques clefs de compréhension, son chanteur a accepté de se livrer à nous. 

Propos de T.C. recueillis par Thomas Deffrasnes


Salut ! Il y a un an, le projet était à l’état d’embryon… La crise sanitaire a-t-elle joué un rôle dans son développement ? 

C’est certain. La COVID-19 nous a permis d’avoir du temps pour peaufiner et accélérer le projet effectivement ! En ce sens, il a été bénéfique. Nous étions frustrés, car la tournée avec Regarde Les Hommes Tomber a été reportée, mais on s’est vengé en développant Sang Froid sous tous ses aspects ! Un mal pour un bien … 

Tu as souligné votre collaboration avec Ben Nottox. Raconte-nous cette rencontre. 

Ben est une connaissance commune que j’ai avec J.J.S.. Et après plusieurs années à se côtoyer et partager une approche et des goûts musicaux communs, on s’est dit que former un trio avec lui ferait l’affaire ! Il a été charmé par le propos et la musique du groupe, ainsi, il nous a rejoints. L’avantage de ce petit effectif, c’est qu’on peut vraiment prendre en compte les idées et les attentes de chacun. La communication est super fluide ; c’était la formule efficace ! 

Dans Regarde Les Hommes Tomber, l’écriture des paroles est assurée par Henoch, votre parolier. Qui est la plume de Sang Froid ? 

C’est moi qui écris tout. Je ne touche pas aux instruments, mais en revanche, je pose les paroles par écrit. On a tous un rôle à jouer : J.J.S. c’est la compo’ musicale, Ben se charge des arrangements. C’est super de pouvoir s’adonner à cet exercice, et être plus qu’un interprète. J’y explore des thèmes assez urbains et personnels aussi… Synthétiser l’esprit « Cold Wave’’, ‘’Post-Punk’, ‘’Goth Punk’’ du début des années 90, toujours avec un timbre plus moderne, c’est la signature que tente d’atteindre Sang Froid

Et au-delà de cet écho au style musical, quelle est la signification de Sang Froid ? 

On voulait un nom en français poignant et immédiat. Sang Froid englobe bien notre propos finalement. Ca ramène au vampirisme, et donc au thème gothique. Mais aussi contenu de la pandémie que nous sommes en train de traverser, du sang froid, il nous en faut ! (Sourire téléphonique) 

Aujourd’hui, vous êtes un projet autoproduit. Et demain ? 

On aime l’idée d’être autoproduits et de fournir une matière qui est faite maison, qui sonne à l’ancienne, sans être « raw » pour autant. Sur le long terme, on ne sait pas encore. Effectivement, nous avons tout réalisé de A à Z. L’exception, c’est Xort du Drudenhaus Studio qui s’est chargé de la mastering. On espère sortir un deuxième EP dans les mois à venir. Ce format correspond plus au contexte actuel ! On a à cœur de façonner une musique par nous-mêmes, jusque dans ces moindres détails. 

« On a toujours raisonné à court et à moyen termes. Se projeter plus loin peut être un frein à notre créativité »

Parle-nous de ces artworks vraiment accrocheurs qui font écho à vos racines… 

Je tiens vraiment à souligner le magnifique travail de Newsålem ! Il est à l’origine de ces œuvres magnifiques. On a voulu ‘’tripper’’ sur des artworks très urbains, qui rendent hommage à notre berceau : la ville de Nantes. On va y retrouver La Tour De Bretagne, ou encore La Grue par exemple. Toujours sous un angle très nocturne, glauque. 

Le 2 juin prochain, vous devez – si tout va bien – vous produire avec Covenant et Front 242. Comment envisagez-vous ce show ? 

Difficile de savoir si le trio va s’étoffer et si l’on va intégrer un bassiste… Notre équilibre est tellement opérationnel… J’aime l’idée d’être trois sur scène. On imagine quelque chose de très épuré, qui se rapproche de ce qu’il se faisait à la fin des année 80, des concerts dans les caves, sans trop d’artifices et dans la veine Post-Punk. En somme, quelque chose de brute ! 

Quelles sont vos ambitions avec Sang Froid ? 

On a toujours raisonné à court et à moyen termes. Se projeter plus loin peut être un frein à notre créativité.

D’ailleurs, peut-on s’attendre à découvrir d’autres projets musicaux de la part des gars ? 

De ce qui est connu, il y a Goatspell. C’est le projet Thrash/Black duquel Antoine fait partie. Mais à ce jour, c’est la seule que je suis censé dévoiler… 

Par le biais de Sang Froid, tu as pu nous faire découvrir une facette de ta personnalité que nous ne connaissions pas… Pour clore l’interview, pourrais-tu revenir sur les moments phares de ta carrière musicale ?  

Tout a commencé à mes 15 ans lorsqu’un pote m’a passé Hate Crew Deathroll de Children Of Bodom. J’étais au lycée, et ça a changé ma vie. Un parcours pour le moins classique. Par la suite, je me suis mis à la guitare et ai intégré plein de petits groupes sur cette période, mais mon premier vrai groupe, c’était Defunctus. Un groupe de Black/Thrash très maladroit et jeune dans l’esprit, mais on se faisait plaisir. Ça se résumait juste à des petits concerts. Puis, par la suite, je suis resté huit ans dans War Inside. Ca a été un groupe important pour moi, au travers duquel j’ai été formé au chant. Un mélange de Black/Death entre Dissection et Behemoth en somme ! Puis, est arrivé le gros chapitre avec Regarde Les Hommes Tomber


Sang Froid, c’est : 

T.C. : Chant 

J.J.S. : Guitare 

Ben : Clavier 

Discographie : 

3 titres (EP)

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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