Chaque semaine, la rédaction d’Heretik Magazine vous donne rendez-vous sur ses platines et passe en revue ses dernières écoutes ! Plus connu, moins connu, plus vieux, moins vieux, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 

Par la rédaction


BREAKHEAD

ALLEGIANCE TO MATERIALITY

Thrash/ Deathcore

M & O Music

L’évolution du combo calaisien est palpable au premier coup d’oeil. Fini le logo aux traits droits, Breakhead, c’est aussi du Death, et il faut le montrer. Et autant le dire d’emblée. Allegiance To Materiality est radicalement différent par rapport à Neurasthenia (2017). Pour en attester, l’intro de « Downloading » qui nous plonge directement dans ce nouvel univers : la technologie est présente – omniprésente même – et elle ne nous veut pas que du bien. Les titres s’enchaînent sans repos, le riffing bien plus Deathcore – qui plaira à certains et qui en rebutera d’autres – est porté comme il faut par la voix de Loïc. Ce dont il nous faut souligner, Car, en moins de quatre ans, sa technique a évolué, et il le fait savoir ! On regrettera malgré tout le manque d’un ou deux morceaux forts, laissant l’album s’écouter sans pleinement nous surprendre.

Baldric Auvray

ENFORCED 

KILL GRID 

Crossover Thrash/Death

Century Media 

Récemment signé par Century Media, Enforced nous revient avec la promesse de fracturer encore plus de crânes qu’à l’accoutumée avec Kill Grid, son deuxième opus ! Il faut dire que les gars de Richmond ne sont pas du genre à enfiler des perles. Plus tournée vers de Death Metal qu’At The Walls, cette nouvelle fournée condense tout ce que l’on aime dans ce genre d’album : puissance, gros riffs, énergie « live » signée Arthur Rizk (Power Trip…) et une musique à mi-chemin entre Slayer, Power Trip et Benediction (« Malignance » et « Hemmorrhage » en sont deux exemples frappants). Bref, une musique bien corrosive qu’il nous tarde d’apprécier une scène, car c’est là-même que tout se joue, surtout quand on évolue dans ce style ! 

Axl Meu

EPICA 

OMEGA

Metal Symphonique

Nuclear Blast 

Epica a eu raison de délaisser la dimension fantaisiste de ses premiers albums et de se concentrer sur des thématiques plus philosophiques. Cela leur aura permis  de rafraîchir leur formule. Et bien que son artwork représente un labyrinthe, Omega reste très lisible et accessible. Les chœurs entêtants d’« Abyss Of Time » (et notamment ceux constitués d’enfants sur « The Skeleton Key) nous portent à travers des émotions cyclopéennes et intenses. Une formalité pour Epica qui reste tout de même dans sa zone de confort. Toujours est-il que les orchestrations (enregistrés par l’Orchestre philharmonique de Prague) dignes de musique de cinéma, et le mariage des voix de Mark Jansen et Simone Simons nous procurent le sentiment que l’album se déploie majestueusement tel un paon. À noter également une touche orientale avec « Seal Of Salomon » ou encore « Code Of Life » qui fera son plus bel effet. En bref, Omega est un album d’une qualité exemplaire qui saura contenter aussi bien les fans avertis que les novices. 

Thomas Deffrasnes

MOONSPELL 

HERMITAGE 

Gothic Metal

Napalm Records 

Moonspell est de retour avec Hermitage, son treizième album. Habitués à surprendre, les Portugais ne quittent guère ce chemin pour nous proposer un album où s’entrecroisent Metal Gothique, Rock Prog, Blues-Rock. Que dire de la production si ce n’est qu’elle est, à elle seule, un atout majeur de cet album ? Hermitage est marqué par la fraîcheur des années 70 sans sonner « passéiste ». Au contraire ! Quel formidable travail fourni par Jaime Gomez Arellano (Paradise Lost, Ghost…) qui a offert un équilibre de son parfait pour un album qui a su s’émanciper ! Moonspell décline avec Hermitage un concept audacieux où la mélodie, la finesse des arrangements renforcent chaque titre. Un incontournable dans la discographie des Portugais.

Fred

WOLVENNEST 

TEMPLE 

Doom / Psyche

Ván Records

Après Void, après Vortex (EP), Wolvennest revient sur le devant de l’autel avec un nouveau recueil de psaumes : c’est Temple. Toujours aussi énigmatiques et puissants dans leur approche, ces prédicateurs d’un nouveau genre ont signé là un album qui saura résister à l’épreuve du temps tant ses mélodies et ses ambiances engagent la meilleure immersion possible dans l’univers « occulte » de ses géniteurs. Il faut dire que chaque moment – engagé par les guitares écrasantes du brelan guitaristisque (Corvus Von Burtle, Michel Kirby, Marc « Mongolito » DeBacker), puis completé par ses claviers mystiques et le souffle abracadabrantesque de Shazzula Vultura – convie l’auditeur à un long voyage vers « l’inconnu » dès « Mantra » juqu’au final étouffant de « Souffle de Mort », un long voyage dont il nous faut prendre le temps pour apprécier ses moindres détails. À bon entendeur.

Axl Meu

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Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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