Entre Death, Thrash et Metalcore, le quintet calaisien Breakhead est revenu frapper un grand coup avec Allegiance To Materiality, son deuxième album, l’album de la maturité comme dirait l’autre, celui qui présage à ses forgerons de bien beaux lendemains. Nous sommes allés à la rencontre du groupe à l’occasion de sa sortie.

Propos du groupe recueillis par Baldric Auvray


Vous venez de sortir votre Allegiance To Materiality. Il arrive plus de trois ans après Neurasthenia… Que s’est-il passé entre la sortie de ces deux albums ? Un changement de line-up ? Le groupe a pris une pause ?

Déjà trois ans ?! (rires) En fait, nous avons tout simplement pris le temps d’écrire les morceaux. À peine Neurasthenia sorti que nous travaillions déjà Allegiance to Materiality ! Tout comme le prochain album qui est déjà en cours de composition. Le line-up n’a pas changé, et il ne risque pas de changer de si tôt, nous nous connaissons très bien. Breakhead est comme un vieux couple bien rodé qui fonctionne avec les défauts, mais surtout les qualités de chacun.

Allegiance to Materiality est sensiblement différent par rapport à Neurasthenia, du fait de sa modernité et de sa maturité… Comment expliquez-vous cette évolution de style ? Doit-on imaginer que l’identité sonore de Breakhead est encore appelée à évoluer ?

Cette évolution stylistique vient simplement du fait que nous avons évolué de différentes façons, aussi bien techniquement que mentalement. Nous voulions des sons plus mélodiques et rapides, plus « rentre dans le lard ». Breakhead est en constante progression sur l’écriture. Nous essayons de faire en sorte que les compositions ne se ressemblent pas. L’esprit reste le même, mais l’enrobage n’a jamais le même goût. La plupart du temps, ce sont les guitaristes qui viennent avec leurs riffs ou leurs compos : soit ça passe, soit ça casse. À partir de là, nous travaillons de façon plus approfondie, riffs par riffs pour y placer la « drum », la basse et pour finir le chant.

Vous portez beaucoup d’attention aux paroles. Quels messages avez-vous voulu faire passer via cet album ?

Dans Breakhead, nous avons tous le souvenir de l' »avant Internet », nous qui n’avons pas vraiment grandi avec les réseaux sociaux. Quand nous étions jeunes, nous entendions à peine parler du réchauffement climatique et attendions tous le premier samedi du mois sur Canal +. Aujourd’hui, on constate à quel point les avancées techniques ont changé les mœurs et observons d’un œil attentif comment les générations actuelles évoluent dans cette surdose de technologie. Aujourd’hui, on constate à quel point les avancées techniques ont changé les mœurs et observons d’un œil attentif comment les générations actuelles évoluent dans cette surdose de technologie. On a clairement une volonté de s’adresser aux générations futures… Et nous savons que, malgré la « merde » qu’on leur laisse, ce seront elles qui décideront des prochains lendemains. Entre autres, sur Allegiance To MaterialityBreakhead pointe du doigt l’addiction aux réseaux sociaux, cette nouvelle mode qui consiste à donner la parole aux prêcheurs de haine… 

« Sur Allegiance To Materiality, Breakhead pointe du doigt l’addiction aux réseaux sociaux, cette nouvelle mode qui consiste à donner la parole aux prêcheurs de haine« 

Où Allegiance To Materiality a-t-il été enregistré ? Comment les sessions d’enregistrement se sont-elles déroulées ?

À domicile ! (rires). Nous avons investi dans un peu de matériel pour les prises guitare/basse/batterie. Les sessions d’enregistrement, c’était un peu le « bordel » à vrai dire, nous voyons bien à ces moments-là que la vraie vie nous rattrape. C’était assez difficile planifier des sessions, mais vu que ça s’est passé chez notre guitariste, Psyko, nous avons pu prendre le temps d’enregistrer tout « aux petits oignons », d’être le plus précis possible pour forcément avoir un meilleur rendu. Ensuite, pour le mixage/mastering et prises de chant, c’est notre pote Alex Orta du Dreamy Studio qui nous a fait ça. Il a su donner un putain de rendu, quelque chose de lourd, agressif… Un vrai génie ! (rires)

Quels sont vos projets pour la suite ?

Tant que le groupe existera, il y aura des compositions, et tant qu’il y aura des compositions, il y aura des galettes. Comme tous les collègues, nous aimerions aussi faire de la scène, présenter notre nouvel album à la foule, voyager avec le groupe, viser des scènes plus importantes que celles que nous avons pu faire, en France, mais aussi à l’étranger, mais surtout passer des bons moments entre nous et avec vous.

Quel est votre meilleur souvenir du « monde d’avant » ? Votre meilleur souvenir de concert?

Notre meilleur souvenir ? Sans hésiter, la fête de la Saucisse de Calais… (rires). Plus sérieusement, le meilleur souvenir de concert, le Dreamer Fest qui nous a permis de taper une belle scène en première partie d’Ingested et de Cryptopsy à St-Omer. Ou encore, le festival du Petit Wood (Sémeries), un festival très convivial, où nous avons pu inviter la plupart de nos potes à passer un week-end avec nous. On tape une belle scène et on arrose ça à coups de houblon et de grands délires… Le top !


Breakhead, c’est :

Loïc : Chant

Psyko : Guitare

Kazu : Basse

Sylvain : Guitare

Meeroof : Batterie

Discographie :

Neurasthenia (2017)

Allegiance To Materiality (2021)

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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