Pitkan Matkan a sorti en ce début d’année son second album, From Despair to Rebirth. Et si vous avez le Viking Metal dans le cœur, il y a fort à parier que la musique de nos cinq guerriers trouvera grâce dans vos oreilles. Entre fjords enneigés, ripailles festives et combats épiques, la rédaction a pris le temps de se poser et de passer quelque temps en compagnie de ces hommes du Nord.

Propos de Pitkan Matkan recueillis par Fred.


Quel regard portez-vous sur la genèse de From Despair to Rebirth et l’évolution de Pitkan Matkan ?

Nous avions déjà sorti un premier album en autoproduction, Forward. From Despair to Rebirth est notre deuxième album, mais le premier à paraître via M & O Music et à être distribué par Season of Mist. Six ans se sont écoulés entre ces deux albums et nous en sommes très fiers.

Comment articulez-vous vos références dans l’univers Viking pour trouver votre voie ? 

Nos influences sont diverses. Amon Amarth en fait partie, Moonsorrow, Finntroll, Korpiklaani et plein d’autres également. Nous adorons casser le rythme de nos titres en apportant un passage lourd, après un passage “festif” et vice-versa. La quête de notre héros ne lui laisse aucun répit et nous voulons créer cette impression chez l’auditeur. Nous devons rester sur nos gardes, la joie n’est que temporaire, mais le danger omniprésent.

À notre sens, c’est ce qui nous définit le mieux et c’est ce qui nous permet d’apporter nos influences multiples, même en dehors du mouvement Pagan. Chaque titre est une étape. Il y a parfois des moments joyeux, comme celui de retrouver le goût de la bière, mais d’autres plus épiques qui peuvent évoquer une bataille en approche. On oscille sans cesse entre brutalité, mélancolie, joie et inquiétude… C’est également visible sur la pochette de l’album, réalisée par notre ami Hugues Creton (Overdrivers, In Purulence, ndlr) qui montre ce guerrier face à l’incertitude du futur : l’inquiétude devant ces corbeaux, mais l’envie d’en découdre également.

Comment composez-vous les titres ? Vous composez ensemble ?

Pitkan Matkan, c’est la démocratie à l’état pur. Chacun donne son avis, chacun apporte son idée. Les textes sont écrits et les musiciens s’en inspirent pour en faire une composition en adéquation avec le texte. Nous nous envoyons des idées de riffs, des mélodies, des breaks, et ainsi de suite… Et nous fonctionnons comme une boîte à idées géantes. Après, si un guitariste a une inspiration dingue et qu’il a composé 90% du titre qui fait l’unanimité, ça nous va.

Peut être une image de 5 personnes, personnes debout et plein air

« La quête de notre héros ne lui laisse aucun répit et nous voulons créer cette impression chez l’auditeur. Nous devons rester sur nos gardes, la joie n’est que temporaire, mais le danger omniprésent« 

Comment s’est passé l’enregistrement à l’Aquastud ?

Parfait ! Nous avions à cœur de trouver un endroit où nous nous sentions bien et une personne qui comprenne notre musique et là où nous voulions en venir. Ce fut le cas avec Mat de l’Aquastud. Une parfaite collaboration que nous n’hésiterons pas à renouveler. 

Que se cache-t-il derrière le titre de l’album ? Fait-il allusion à une période délicate du groupe ?

Pas vraiment… Mais on a eu pas mal de changements de membres entre les deux albums. Et cela implique toujours une remise en question pour un groupe en développement comme nous. Heureusement pour nous, nous nous sommes relevés à chaque fois, nous avons toujours cru en nous et nos compositions, et cela explique le titre de l’album ! 

N’est-ce pas frustrant de sortir un album sans pouvoir, pour l’heure, prétendre à le défendre sur scène ?

Frustrant, oui ! On travaille sur un set et on a énormément envie de défendre notre bébé sur scène. Après, on relativise. On a la chance de sortir un album pendant cette période ce qui n’est pas forcément le cas d’autres groupes qui sont en difficulté en ce moment. Frustrés oui, mais lucides également. En revanche, on a hâte de retrouver la scène : la guerre arrive !

Quels sont les projets du groupe désormais ?

On compose ! En ce moment, on ne peut rien faire d’autre. On avance bien, et on profite de cette aura de la sortie de l’album pour en faire une motivation pour composer. Une chose est sûre : il ne se passera pas six ans entre From Despair to Rebirth et son successeur…


Pitkan Matkan, c’est

Heimdall : Chant

Kol : Guitare 

Einherjar : Guitare 

Crom : Basse 

Fenrir : Batterie 

Discographie : 

Forward (2014)

From Despair to Rebirth (2021)

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.