Ce serait mentir que de dire que nous n’avons pas aimé prendre des nouvelles de The Losts, authentique formation de Heavy Metal des Hauts-de-France. Car, en plus d’être composée de « vrais » gars, la formation a ce « truc » pour composer des musiques Heavy super bien ficelées ! Ça tombe bien, elle nous revient ce vendredi avec son deuxième opus, Mystery Of Depths, raison pour laquelle nous avons contacté le groupe.

Propos du groupe recueillis par Axl Meu


Salut les gars ! Comment vous portez-vous en ce moment malgré l’arrêt forcé qui semble s’éterniser ?

Salut à toi ! Ça va plutôt pas mal, on aspire bien sûr comme tout groupe à se retrouver, pousser le volume et partager la renaissance de toutes les structures culturelles mais on a une belle actualité à faire vivre !

Vous voilà cinq années après …Of Shades & Deadlands avec Mystery Of Depths. Cinq ans, c’est énorme pour une formation. Qu’avez-vous fait pendant tout ce temps ?

C’est vrai ! Nous avons tous les quatre des vies assez remplies, alors on compile et on jongle avec les contraintes de chacun. Nous avons, tout d’abord, passé du temps à promouvoir …Of Shades & Deadlands, puis nous avons pris le temps de concevoir ce nouvel album. Voilà deux ans que nous avons posé les premières bases en studio. Mais, depuis, il a fallu s’adapter au nouveau contexte sociétal, ainsi qu’à notre changement de line-up pour ainsi accueillir PPG, notre nouveau bassiste ! L’album sort au final un peu plus tard que ce que nous avions planifié au départ, même si le confinement nous a permis de passer plus de temps sur certains aspects de l’album.

Quand vous êtes-vous mis à l’écriture de ce qui est devenu Mystery Of Depths ? Comment le processus de création s’est-il étalé dans le temps ?

Des titres comme « Pharaoh’s Curse » ou « In The Steam Of Opium », même s’ils ont fort évolué, sont anciens mais n’avaient jamais bénéficié du traitement studio. Pour le reste, la composition s’est déroulée entre les concerts jusqu’aux prises de son. On a ainsi pu tester certaines chansons en live, avant de les affiner à l’enregistrement. Phil Reinhalter, notre producteur sur cet album, nous a également accompagnés pour apporter quelques arrangements aux morceaux.

Est-ce que vous pouvez me présenter l’album, Mystery Of Depths ? Quelles sont les thématiques abordées dans celui-ci ?

Mystery Of Depths est donc notre second album autoproduit, sortant avec Ellie Promotion et Season Of Mist Distribution. Il poursuit le concept des Egarés, entamé sur notre premier EP. Ces derniers s’étaient fondus dans les sociétés humaines avec …Of Shades & Deadlands, sur Mystery Of Depths, ils continuent par mimétisme à en développer les plus grands maux mais ils commencent à entrevoir leur propre salut. Par ailleurs, il y a aussi quelques titres qui prennent des libertés avec le concept, comme « The Sand War (May 1940) », qui traite de l’opération Dynamo (l’évacuation de Dunkerque, communément appelé le miracle de Dunkerque, NDLR) durant la Seconde Guerre Mondiale, à partir d’un témoignage réel.

The Losts revient aux fondamentaux avec un Heavy Metal particulièrement bien exécuté, catchy et captivant. Y a-t-il eu cependant une volonté de sortir des clichés qui collent à la peau du style ?

Merci ! Si la base de notre musique repose bien sûr sur le Heavy Metal, nous ramenons tous les quatre un peu de nos préférences personnelles puisant dans diverses ramifications du Metal ou même du Rock. JCR, notre batteur, par exemple, est l’âme plus Black du groupe. On trouve des traces de Thrash, de Doom, de Hard et d’autres choses sans doute. Mais si tu écoutes bien, tu entendras aussi quelques riffs influencés par une approche plus moderne. Pour ce qui est des clichés, ce qui est certain c’est que nous tentons de développer notre vision d’un Metal où les cloisons se font moins rigides. C’est la raison de The Losts.

« Si la base de notre musique repose bien sûr sur le Heavy Metal, nous ramenons tous les quatre un peu de nos préférences personnelles puisant dans diverses ramifications du Metal ou même du Rock »

Cet album contient quelques touches ‘orientales’. Est-ce que vous pouvez m’en dire plus à ce sujet ?   

L’apport oriental fait un peu partie de notre identité, de par l’usage discret d’instruments folkloriques. Il y avait la mandoline sur le précédent album. Ici, c’est à un oud ramené du Maroc qu’on a aménagé un espace. Et puis il y a quelques influences comme Therion ou Melechesh qui s’expriment peut-être davantage sur un titre comme « Pharaoh’s Curse ». La musique est un voyage, alors on y met quelques destinations.

Quel est le rôle des morceaux « A Path to Arabia » et « Revelation of the Losts » dans l’évolution de l’album ? Y a-t-il des guests sur ces morceaux ?

On aime toujours illustrer nos albums par des interludes, des ambiances passagères concoctées notamment par DGC, à la guitares. « A Path To Arabia » permettait cette improvisation au oud par YGC (chant/guitare). « Revelation Of The Losts » était au départ l’introduction de l’album mais au montage, la dynamique ne prenait pas bien. On en a donc fait un interlude – ou une intro de face B fictive -. Ce morceau, c’était l’occasion de laisser nos proches, copains ou fans nous rejoindre le temps d’un chœur, qu’on a baptisé « Orpheon of The Losts » pour l’occasion. On y retrouve plusieurs chanteuses et chanteurs « underground » de groupes comme Giotopia, Sythera, Fool’s Paradise, Shadow Breaker, Hooded Priest… En mémoire de notre parcours ensemble, nous avons gardé la prise de basse de GGV, notre ancien bassiste, sur ce morceau.

Comment l’album a été mis en boîte ? Par qui et comment ? Quelle fut la part de contribution de Phil Reinhalter du Wavelight factory Studio dans l’enregistrement et la production de cet album ?

Pour les prises de batterie, nous avons à nouveau fait appel à Jean-Charis Cauliez du Nectar Recordings Studio en Belgique, puis nous avons poursuivi l’enregistrement des instruments et des voix dans notre home-studio. Comme évoqué auparavant, nous avons confié le mixage et la direction artistique à Phil Reinhalter. L’expérience a été très riche. Il nous a parfaitement guidés et a su nous construire un son très personnel à l’image de ce que nous voulons mettre dans notre musique. PPG est arrivé lorsque l’album était mixé. Il a cependant pris le temps de réenregistrer toutes les parties de basse chez Phil, d’y mettre sa propre vision, et l’album a pris encore une autre dimension.

Pour …Of Shades & Deadlands, vous aviez fait appel à Clément Decrock du Boss Hog Studio pour le mix et le mastering… Et cette fois-ci ?

Nous aimions l’idée d’apporter une production plus « extrême » à notre son, tu parlais tout à l’heure de sortir des clichés du Heavy, il y a un peu de cette idée, c’est aussi pourquoi nous avons fait appel à Phil. Il a ensuite passé le relais à Frédéric Motte du Conkrete Studio, belle référence également dans notre paysage français, sur le mastering, pour un résultat très percutant.

Et maintenant, que comptez-vous faire en attendant que les concerts reprennent ?

Déjà, faire voyager cet album du mieux que l’on pourra, avec l’aide de notre attachée presse et surtout de nos médias préférés comme Heretik Magazine (Merci ! NDLR) ! Actuellement nous préparons sa sortie, avec un rendez-vous Facebook live le 7 mai… Et si nous pouvons réinvestir assidûment notre salle de répét’, alors on pourra se remettre au travail pour vous offrir dès que possible de belles messes des plus électriques !


The Losts, c’est : 

PPG : Basse, backing-Vocals 

JCR : Batterie, backing-Vocals

YGC : Guitare, chant

DGC : Guitare, backing-Vocals

Discographie : 

No God, No Devil (EP-2013)

…Of Shades & Deadlands (2016)

Mystery Of Depths (2021)

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