Cela fait maintenant quelques années que nous suivons Sumeria, formation douaisienne, de Metal Alternatif ! Elle nous est tout dernièrement revenue avec son deuxième EP, Rémittence, un opus personel, très bien exécuté, qui nous a donné l’occasion de nous entretenir à nouveau avec elle.

Propos recueillis par Axl Meu


Tout dernièrement, vous avez publié votre nouvel et deuxième, EP : Rémittence. Si je ne m’abuse, il arrive cinq ans après Nos Larmes et Nos Vices… Que s’est-il passé entre temps pour le groupe ? Cinq ans, ce n’est pas rien !  

Effectivement, cinq ans sont passés depuis notre premier EP, le temps passe vite… Nous étions à l’époque en recherche d’un batteur, ce qui nous a privés de pas mal de concerts. Nous avons donc décidé d’utiliser ce temps pour enregistrer nos compositions les plus abouties avec un batteur de session.

Pour faire court, en 2017, on étoffe notre playlist avec notre nouveau batteur, on teste de nouvelles compositions, nous décrochons quelques petites dates par-ci par-là… En 2018, notre bassiste quitte la région pour des raisons professionnelles. Matthieu intègre le groupe, apportant en plus quelques chœurs « scream » et « growl » bienvenus. En 2019, notre chanteur, Fred, arrête l’aventure aux portes de l’enregistrement du nouvel EP, et Matthieu se laisse convaincre de reprendre le poste, en plus de la basse. Puis est arrivée l’année noire que l’on connait tous, mais nous parvenons néanmoins à terminer l’enregistrement de l’EP par bribes.

Une fois encore, Sumeria propose un « Metal Moderne » chanté en français. Comment vous y prendriez-vous pour qualifier votre musique ? 

Nous tenons à la langue de Molière. C’est peut-être parfois plus complexe, mais c’est devenu un challenge perpétuel auquel nous sommes accros au sein du groupe. Musicalement, on n’aime pas parler d’influences, c’est très subjectif… Chacun est libre d’y trouver ce qu’il veut. On se réfugie dans une appellation « Metal Alternatif », en préférant citer nos goûts musicaux, qui interféreront plus ou moins sur nos compositions, chacun se fera sa propre idée. Parmi nos groupes de chevet, on y retrouvera Klone, Tool, Nine Inch Nails, Mudvayne, The Ocean Collective, Hangman’s Chair, A perfect Circle, Deftones, Meshuggah, Karnivool

Ce qui m’a surpris à l’écoute de votre nouvel EP, c’est le soin qui a été apporté au mixage. Ce qui fait clairement la différence, car cela permet aux ambiances de se développer. Quel type d’ambiances vouliez-vous développer sur ces six morceaux ? Vouliez-vous qu’ils soient sombres ? Atmosphériques ?  

Merci pour le compliment sur le mixage, cela fera très plaisir à notre ingé-son Alex ! Nous lui devons beaucoup sur cet EP, il a réalisé un vrai travail d’orfèvre pour que chaque instrument ou voix se distingue dans l’ensemble, permettant plusieurs niveaux d’écoutes. Alex est véritablement notre cinquième homme sur l’EP… Sombres ? Atmosphériques ? Les deux à la fois tant qu’à faire… Il faut dire qu’avec un chant en français, nous devions faire au mieux pour que l’ensemble reste cohérent, et qu’il y ait un minimum de sens.

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« Nous tenons à la langue de Molière. C’est peut-être parfois plus complexe, mais c’est devenu un challenge perpétuel auquel nous sommes accros au sein du groupe. »

Comment Matthieu, arrivé au chant en cours de route, a-t-il travaillé sur les paroles de Fred, votre ex-chanteur ? 

Matthieu les a quelque peu réadaptées en fonction de la basse, pour être plus « confort » et s’approprier les titres. Sans les dénaturer, certaines parties ont dû être retirées ou raccourcies pour économiser la voix en prévision du « live », car il y avait énormément de textes. Il y a eu aussi un gros travail sur les parties de « chant clair » pour qu’elles soient le plus adaptées à l’ambiance instrumentale, exercice parfois complexe avec le français… Le confinement a donné du temps pour travailler, en concertation permanente avec le groupe.

Que devons-nous comprendre pour Rémittence ? À quoi ce titre fait-il référence ? 

Comme sur le premier EP, nous avons choisi un passage, enfin, un mot, figurant dans les textes, écrits par notre ex-chanteur. Ce titre fait référence au contexte sanitaire depuis mars 2020, car la rémittence serait plus que bienvenue !

Quelles sont les thématiques abordées sur ce nouvel EP ?

Les thématiques découlent de ce que les compositions instrumentales inspiraient à notre ex-chanteur, Fred. Les textes ont toujours été écrits après. On s’était même amusé à imposer un thème sur l’un de nos titres : l’amour sur « Volte face », et bien… Le défi qui partait d’une blague interne a été relevé, à la sauce « sombre et atmosphérique »

Quand ces morceaux ont-ils été composés et enregistrés ? Le confinement a-t-il été un frein à votre avancée ? 

Les compositions se sont étalées sur les cinq dernières années, en répétitions, ça part souvent d’un riff, puis on étoffe, en ajustant le tout selon le chant de Matthieu. Au final, on fait en sorte de rendre l’ensemble plus fluide et cohérent. Les prises de l’enregistrement ont été réalisées par sessions, instrument par instrument, étalées sur un an. Cet EP est un pur produit « home-made » et en famille. Le confinement nous a obligés à espacer l’enregistrement de l’EP et de répéter – parfois « en distanciel » -, ce qui n’est pas notre point fort, mais cela a nourri notre envie de reprendre la scène le plus vite possible !

Quelques mots sur la pochette ? Que représente-t-elle ? 

Alors, on dira que c’est abstrait, mais que l’on peut y trouver un petit quelque chose de charnel et d’anarchique, toujours en lien le contexte.

Et maintenant ? Comment allez-vous promouvoir votre EP ? 

On va attendre le retour des concerts ! D’ailleurs, quelques bonnes dates sont à venir, notamment le 5 mars 2022 à l’EnFrance Du Rock, au Pacbo à Orchies, dans les Hauts-de-France, en ouverture pour No One Is Innocent. En attendant, on essaie de trouver un maximum de visibilité en ligne, mais ce n’est pas chose aisée quand on est si petit dans un tel océan numérique !


Sumeria, c’est : 

Matthieu : Basse/Chant

Alain : Batterie

Bertrand : Guitare lead 

Wil : Guitare

Discographie :

Nos Larmes et Nos Vices (2016)

Rémittence (2021)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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