ELCAM, duo de Rock/Stoner des Hauts-de-France, a profité de la fin supposée de la pandémie pour sortir son nouvel opus, AXE, enregistré depuis un bon bout de temps maintenant. Curieux de savoir ce que la formation devient en ce moment et dans le but d’en savoir un peu plus au sujet de sa nouvelle progéniture, nous les avons tout simplement contactés.

Propos recueillis par Axl Meu

(crédit photos : Sylvain Fiévet)


ELCAM vient juste de publier un nouvel opus, son quatrième, c’est AXE. Quand l’avez-vous conçu ? Pendant le confinement ? 

Nous avons commencé à écrire AXE à la fin de l’année 2018, il me semble. On a pris notre temps, et puis la pandémie est arrivée. Il est déjà un peu vieux dans nos têtes.

En quoi AXE est-il différent de vos autres réalisations ? 

On pense que chaque disque est une empreinte d’un moment donné. Les deux premiers ont été enregistrés en une journée en extérieur et avec une prise de son et image simultanée. Pour Chunk et Orchard, on a fait le choix d’aller en studio chez Fabrice Pureur du Pure Hour Studio, car on cherchait à évoluer en qualité sonore, mais toujours sur des délais très courts. Les batteries d’AXE ont été faites en une journée. Aujourd’hui, après AXE, on a très envie de revenir au format originel « live » filmé. On verra si on arrive à mettre ça en route.

AXE sonne « live ». Je pense que c’était voulu ! Comment êtes-vous parvenus à obtenu ce son clair, si précis, comme s’il avait enregistré « live » ? 

On a toujours voulu faire de la musique de façon authentique et sans artifice. Pas de clic, un nombre de prises très restreint. Pour AXE, on a privilégié un son plus « ambiant » avec beaucoup de « room ». Le mélange des deux donne quelque chose de vivant et aussi gros que le stack d’amplis sur la pochette ! Après pour la production, il faut demander à Jean-Louis comment il a fait, nous ce qu’on sait, c’est qu’il fait toute une mayonnaise avec nos prises.

Comment ces morceaux sont-ils composés ? Uniquement en salle de répète ou bien à distance à l’aide d’une boîte à rythme ? 

Nous composons uniquement en répète. Ça peut partir d’un rythme de batterie comme d’un riff de guitare pris sur le vif. Ce qui est super c’est que tous les deux, nous jouons et de la guitare, et de la batterie. Donc pas de recettes ! Par contre, aucune boite à rythme, ni clic, ça c’est sûr.

Peut être une image en noir et blanc de une personne ou plus, personnes qui jouent d’un instrument de musique, personnes debout, guitare et intérieur

« En réalité, il n’y a aucun calcul de notre part, on s’efforce juste de faire de la musique que l’on aime, sans tenter de coller à un genre ou une esthétique particulière »

Bien qu’ELCAM soit un projet instrumental, vos morceaux ont des noms. Comment trouvez-vous les « titres ». Y a-t-il des thématiques abordées sur ces morceaux finalement ? Que voulez-vous exprimer par le biais de cet album ? D’ailleurs, que devons-nous comprendre derrière « AXE » ?

« AXE » nous est vite apparu comme une évidence. On a vraiment « mis un mot » sur différents aspects qui inspiraient la conception des morceaux, à la fois dans sa forme française comme anglaise. Cette dualité est importante. C’est directement issue de l’état d’esprit dans lequel ont été composé les titres, de ce que nous vivions dans nos vies respectives à ce moment-là. Le concept général se décline ainsi dans chacun des titres de l’album.

Avec ce nouvel EP, ELCAM renoue une nouvelle fois avec le Desert Rock, style incarné par des mastodontes du genre comme Kyuss, Queens Of The Stone Age, Clutch… Comment parvenez-vous à vous détacher de ces influences ? 

On n’y pense pas du tout. Pour être très honnêtes, et avec tout le respect que nous portons à la musique des groupes que tu viens de citer, nos inspirations, nos influences sont beaucoup plus vastes. En réalité, il n’y a aucun calcul de notre part, on s’efforce juste de faire de la musique que l’on aime, sans tenter de coller à un genre ou une esthétique particulière. Par contre, l’état d’esprit ELCAM qui existe depuis dix ans lui est bien défini. C’est ça qui fait notre identité.

« Tightrope » a fait l’objet d’un clip. On y retrouve plusieurs plans, notamment à la Taverne Les Gré (Douai), dans une usine désaffectée… Que raconte ce style ? Quid de sa production ? 

Sylvain, le frère de Jey, a réalisé ce super clip, comme un cadeau pour nous il y a un an. On lui a envoyé le titre et, directement, il nous a dit qu’il voulait faire quelque chose avec ce son. Il a fait ça dans son coin et on a vraiment adoré le résultat. Il a tourné ce qu’il ressentait en écoutant le morceau et ça nous a paru nouveau et en même temps très juste.

Comment comptez-vous promouvoir ce 7-titres désormais ? 

On a sorti ce disque de façon brutale et spontanée. On avait un super planning élaboré pour 2020 et forcément, tout est tombé à l’eau. Mais on en avait assez d’attendre, il fallait que le disque sorte. On n’a donc pas pris le temps de contacter les fanzines et les groupes d’amateurs de Stoner qui sont à la base de notre façon de communiquer notre musique. On a tout fait sur une semaine et voilà, c’était sorti. Maintenant, on va laisser ce disque vivre sa vie et passer à autre chose. Mais bien sûr dès que possible, on monte sur scène pour enfin partager ça !


ElCam, c’est : 

Jey Fievet : Guitares

Mathieu Leignel  : Batterie

Discographie : 

Orchard (2013)

Shaft (2015)

Chunk (2017)

AXE (2021)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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