Bien que le retour sur les planches n’ait été acté que ce mercredi, certaines formations n’ont pas attendu le déconfinement progressif pour se rencarder et saisir de belles opportunités. Et Monsieur Thibault est l’une d’elles. À quelques jours de sa performances en première partie de Slift au Grand Mix de Tourcoing, nous avons tout simplement demandé à la formation nordiste de répondre à quelques-unes de nos interrogations la concernant.

Propos du groupe recueillis par Axl Meu


Salut ! Comment vous sentez-vous à quelques jours de la performance au Grand Mix de Tourcoing en première partie de Slift ? Comment cette date s’est-elle goupillée pour vous ? D’ailleurs, sauriez-vous me dire comment le concert va se dérouler ce dimanche ? 

Oui, pour tout vous dire, nous avons la méga-pêche, frai·che·s, jeunes et dispo·e·s, sapé·e·s comme jamais. L’équipe du Grand Mix nous a contacté·e·s pour faire la première partie de Slift, tout simplement. Et nous aurons l’honneur de jouer debout sur scène sauf Fred et Paul, par solidarité avec le public. 

Votre actualité est tout de même solide en cette période incertaine pour la culture. On se souvient également de ce « p’tits concerts » au 9-9Bis de Oignies, mais aussi de cette live session 360° à l’Aéronef. Comment avez-vous participé à tout ça ? 

Oui, nous sommes content·e·s de rejouer si vite après cette période de vide… Comme nous ne sommes pas très connu·e·s, on a dû s’inscrire sur airbnband avant d’avoir la chance d’être sélectionné·e·s par l’Aéronef pour participer au live 360°, cela nous fait une belle vidéo live, une superbe carte de visite ! Quant au 9-9bis, c’est notre candidature pour le festival Crossroads qui nous a apparemment permis de toucher leurs esgourdes. Finalement, c’est donc notre activité continue en ces temps difficiles -on lâche rien- qui a fini par nous ouvrir de bien belles portes, tout simplement. 

Quelques mots sur votre musique : imprévisible, décalée, progressive, originale. Comment vous y prendriez-vous pour parler de votre musique à ceux qui ne vous connaissent pas ? 

Oui, c’est toujours difficile de décrire ce que l’on fait comme musique. Nos influences sont multiples et éclectiques, si bien que nous avons beaucoup de mal à placer le résultat dans une case précise, tout simplement. Le mieux serait encore de laisser la parole à notre cher Pierre Level : « Monsieur Thibault, c’est comme si Marie Laforêt chantait dans Deerhoof avec Police et Tortoise”. 

Votre dernier et premier opus en date, c’est Go Gauthier ! Et d’ailleurs, vous avez publié un clip de « Guirlande » en janvier dernier. Quelques mots sur cet album ? Quels objectifs vous étiez-vous fixés lors de la conception de cet opus ?

Oui, Go Gauthier est notre tout premier album enregistré dans la belle ville de Margut par Charly Millioz AKA Bora Lustral. C’est un « 8 titres » publié en avril 2019 sur le label Araki Records. On a essayé de faire un bon disque tout simplement et on en est plutôt satisfait.e.s ! 

D’ailleurs, comment ça se passe la composition chez Monsieur Thibault ? Les compositions sont-ils le fruit de session d’improvisation ? 

Oui, des fois ça part d’improvisations mais on compose principalement à quatre et tout le monde apporte sa petite pierre à l’édifice. Chacun apporte sa petite touche. C’est un procédé assez démocratique. Les cerveaux fument et nos petits neurones n’ont pas besoin de s’abonner à la salle de gym.

La suite est-elle en prévision ? Si, oui, est-ce que vous pouvez me donner le maximum d’information ? 

Oui, nous avons un E.P. de quatre titres en cours de finition, il devrait sortir bientôt, une fois reçues les autorisations nécessaires. En attendant nous préparons des nouveaux morceaux pour un prochain album, tout simplement. 

Quels sont vos futurs projets ? 

Oui, on se concentre sur l’écriture de l’album mais on est chaud.e.s pour faire un max de concerts en cours de route. Pas d’autre clip prévu pour l’instant. Si quelqu’un veut nous financer, qu’il se manifeste !


Monsieur Thibault, c’est :

Myriam Bovis : basse, voix.

Philippe Delgrange : basse, vibraphone, voix.

Frédéric L’Homme : batterie, voix.

Paul Muszynski : guitare, voix.

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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