Assister à un festival semblait il y a peu de temps encore comme une évidence. Mais la pandémie est passée par là et tout a changé. Et quand on propose d’assister à un évènement live, il est impossible de refuser ! Celui-ci ne nomme Into The Arena et se déroule sur deux jours à Grammont en Belgique. Bien sûr, les règles sont assez drastiques, la jauge de public est précise, tout le monde est assis mais cela ne va pas nuire à l’ambiance. Il faut dire que le lieu est agréable avec cette arène en bois en forme d’amphithéâtre, implantée au cœur d’un ensemble verdoyant et sportif avec terrain de tennis et piscine.

Par Moris D.C. (merci à Franck Lasselle pour son aide) 


La première journée affiche quasi-complet. Bien sûr, l’affiche est limitée avec juste deux groupes et une horaire de fin fixée à 23 heures pile. Le premier groupe à s’avancer est Waves Of Decray. Originaire de Malle dans la région d’Anvers, il a vu le jour courant 2017 et a sorti en début d’année son premier opus, Burn Your Angel Wings. Entre Testament pour la puissance musicale et Nevermore pour certains passages vocaux épiques, le groupe va parfaitement lancer la journée. Il dégage une belle puissance et parvient à bien restituer les passages plus subtils de ses titres. Au chant, Stijin assure parfaitement son rôle de frontman de la puissance mais aussi de la mélodie. De fait « Accumosted To The Dark » ou encore « As I Walk » et « The Sleeper »’ remplissent parfaitement le rôle et ravissent un public qui même sagement assis apprécie la force dégagée par le groupe.

Après cette démonstration c’est au tour de Warckon de s’emparer de la scène. Le groupe arpente les scènes belges lors des festivals depuis pas mal de temps et a déjà montré sa grande valeur scénique, notamment fin 2018 lors du Metal Against Child Cancer. Il œuvre lui aussi dans un Thrash percutant, dans l’esprit de la Bay Area, entre Testament et Death Angel. Et il va faire un joli carton avec une belle énergie. Porté par la voix éraillée de Wouter digne d’un Dave Mustaine, il va balancer quelques sacrés jolis skeuds dans la tronche d’un public heureux  d’un bout à l’autre du concert. Avec « Moriarty » ou « Back Against The Wall », il lance parfaitement son concert et ravit le public. Après un speech sympathique, Wouter lance un « Madman’s Lullaby » qui cartonne bien avec un gros rythme et ce pur côté Thrash à l’ancienne. La suite du concert va être tout aussi réussie avec entre autres « Gargoyle » ou « Lord Of Lunacy », autres sacrées bombes ne faisant pas de quartiers. Warckon aura donné une prestation de haute volée qui conclut une courte mais intense soirée.

La deuxième journée propose quatre formations. Pour l’occasion le festival affiche complet, le soleil est au rendez-vous et la bonne humeur l’est tout autant, chacun profitant de la chance donnée de retrouver des concerts ailleurs que devant un écran enfermé chez soi. C’est Albino Zebra qui ouvre les hostilités, la formation belge propose des reprises Rock de toutes les époques et va faire son effet bien porté par un efficace duo de chanteurs. Entre « First Date » emprunté à Danko Jones, « Nobody’s Wife » originellement chanté par Anouk ou encore « House Of The Rising Sun » des Animals on retrouve un joli patchwork Rock qui ravit le public. En seconde partie de concert, le groupe fait tout aussi fort avec « Beat It », « Damage Case » et le final avec « La Grange » et « Breaking The Law », quatre gros classiques Rock et Hard Rock. Albino Zebra a proposé une prestation fraiche et sympathique qui a lancé parfaitement la journée.

Cult Of Scarecrow est originaire de Zele et a vu le jour en 2017. il est composé de vieux briscards de la scène belge qui ont bien roulé leur bosse depuis de nombreuses années. Auteur d’un EP en 2018 le groupe propose un Doom Metal  teinté de quelques touches Stoner avec une pincée de Psychédélisme amené par le clavier. Et nos sympathiques camarades vont balancer une belle prestation avec une puissance certaine et un côté écrasant de puissance. Le tout est porté par la voix de Filip dont le ton bien doom fait son effet. Le clavier se fait une belle place dans le mix et tout cela entraîne le public dans des horizons lointains. Avec « Sacrosanct Men », l’hypnotique « Robotized » ou avec un « Cult Of Scarecrow » très cérémonial et avec le plus Stoner « Own Worst Enemy » le groupe fait un tabac et ravit une assistance sous le charme de cette belle prestation. Avec ce concert chaleureux, Cult Of Scarecrow a parfaitement continué la journée et confirmé un énorme talent.

Le gros morceau de la journée débarque ensuite. Wildheart est le digne héritier de Ratt ou Mötley Crüe et sa réputation scénique n’est plus à faire, certains se souviennent de ses prestations brulantes avec Y&T à Courtrai en 2017 et au Wildfest. Et il va nous délivrer une nouvelle prestation haute en couleur parfaitement porté par un Farty toujours haut dans couleurs dans une tenue toute droit sortie des années 80. Avec « A Stranger’s Eyes », le concert se lance parfaitement, ce titre aux faux airs de power ballade faisant son effet avec d’excellentes parties de guitare et la voix chaude de Faty. Derrière, le concert va prendre des allures de fête Rock’n’Roll avec des titres fun comme « On My Way », « Tonight We Rock » ou encore « Stone Cold Fox » et « Good To Be Bad ». Tout cela fait taper du pied en rythme et même assis l’envie de se trémousser est très forte. Les rappels arrivent et sont parfaits pour finir la fête en beauté. Wildheart confirme son statut de grand groupe de scène et de parfait artisan du Rock’n’Roll.

La prestation brûlante de Wildheart est un joli final pour le festival mais il reste un dessert de choix avec la venue de Letz Zeppelin, tribute band de choix à Led Zeppelin. La cerise sur le gâteau va ravir le public, il faut dire que les musiciens proposent une prestation bluffante tout-à-fait digne de la légende du hard.

Cette première édition a été une belle réussite et on ne peut que souhaiter longue vie à ce sympathique festival.  

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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