Petite séance de rattrapage avec High On Wheels venu nous présenter leur deuxième album, Fuzzmovies, conceptualisé autour des films de série Z (on vous laisse voir desquels il s’agit dans l’interview), paru en avril dernier via la Klonosphere ! Les fans de Red Fang, Kyuss et autres formations de Desert Rock devraient s’y retrouver ! 

Propos de Greg (batterie, chant) et Gilles (basse, chant) recueillis par Axl Meu  


Est-ce que vous pouvez présenter High On Wheels pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ? 

Greg (batterie) : Au départ, High On Wheels est un projet que j’ai lancé avec un ancien pote à moi, Benoît, alors bassiste. Je voulais tout simplement avoir ma propre formation, apporter mes propres compositions et me faire plaisir. À l’époque, j’étais surtout reclus derrière ma batterie. J’ai juste voulu former mon propre groupe dans lequel je serais en capacité de m’exprimer comme bon me semble ! 

Bruno, notre guitariste, est arrivé entre temps. On a enregistré quelques maquettes, ce qui nous a permis de donner des concerts, un peu partout en Île-de-France, pour se faire la main. Au départ, le groupe n’avait pas de chanteur. On en a recruté un, mais ça ne l’a pas fait, donc Benoît et moi-même avons décidé de nous mettre au chant. On ne savait pas chanter à l’époque, mais bon, on a décidé de s’y mettre. Par la suite, Benoît a décidé de s’en aller, ce qui nous a poussé à recruter un nouveau bassiste, Gilles. Là, on est bien à trois, aucun changement de prévu ! Désormais, ce qui nous importe, c’est de faire des albums de qualité. Raison pour laquelle nous avons décidé cette fois-ci d’enregistrer dans des vraies conditions, dans un vrai studio d’enregistrement, au Studio de la Vimondière.

Fuzzmovies, c’est donc le nom de votre deuxième album, paru en avril dernier. L’album a un concept particulier. Vous y faites référence à des films de série Z. Quel concept entoure l’album ? 

Benoît (basse) : Personnellement, je suis arrivé après la composition des morceaux du premier album, même si c’est moi qui joue sur l’album. Le groupe avait d’autres morceaux qu’il avait enrichis avec des samples. Finalement, on s’est rapidement retrouvé avec tous les morceaux de Fuzzmovies qu’on a dû rattacher ensemble. Ce qu’on a fait avec des samplers, des extraits-audio de films. On voulait donner l’impression à nos fans d’être dans un cinéma ! 

Vos morceaux font donc référence à quelques films, lesquels ? 

Des films de série Z, exclusivement ! Sur « Blind Your Mind », on y retrouve un extrait sonore de Faster, Pussycat! Kill! Kill!. Sur un autre morceau, on a utilisé un extrait de la bande annonce de Blood Feast (Orgie Sanglante en VF) qui est l’un des premiers des premiers films gores, datant des années 60. À l’époque, sa bande annonce avertissait les plus sensibles à ne pas se rendre au cinéma ! Ensuite, on peut y entendre des références directes à Hitman le Cobra, qui est un « nanar » très connu tout comme Satan’s Sadists (Les Sadiques de Satan en VF)… 

L’univers des « nanar » ne correspondrait-il pas à l’identité sonore de votre groupe, à savoir cette musique grasse, un peu « cheesy » ? 

C’est pas faux. Comme ces films, il y a un côté « on y va, on est libre de faire ce que l’on fait ». Il y a un côté gras. C’est ce qui vient. On n’y réfléchit pas vraiment en fait. Dès qu’on a une idée, on ne réfléchit pas, on la balance, comme les réalisateurs de ces films. Dès qu’ils avaient une idée à la con, ils ne réfléchissaient pas, ils y allaient ! 

On peut vous associer à des groupes comme Kyuss, Red Fang, ce Desert Rock très populaire aux États-Unis…

On joue tout simplement la musique que l’on aime ! Après, les étiquettes, ça permet en effet de nous situer par rapport au style que l’on joue. Nous, en tout cas, tant que ça « fuzz », tant que ça envoie du parpaing dans la gueule, ça nous va ! 

« Tant que ça « fuzz », tant que ça envoie du parpaing dans la gueule, ça nous va ! »

Fuzzmovies propose une musique très chaleureuse. Comment êtes-vous parvenu à obtenir ce son-là ? 

Greg (batterie) : On voulait que l’ensemble sonne le plus naturel possible. Raison pour laquelle on a enregistré à trois, en direct. On n’a pas fait du piste par piste, étant que nos compositions sont faites pour la scène ! Nous ne sommes pas vraiment un groupe de studio, même si l’expérience qu’a gagnée le groupe nous pousse à faire attention à certains détails. En termes de sonorités, toutes nos chansons sont liées par le « fuzz », par une grosse basse et un gros son de batterie ! Ce qui fait l’identité sonore du groupe aujourd’hui, c’est nous trois, ensemble, c’est le choix de la batterie, le choix du timbre de la classe claire. Je pense qu’on ne changera plus, c’est fini ! 

Benoît (basse) : Pour l’instant, oui, on l’a toujours fait, et je pense que l’on recommencera à l’avenir, on enregistrera en « live ». On ne veut pas jouer au clic. Comme t’a dit Greg, les compositions ont été pensées pour être jouées sur scène. Autant procéder de la même manière pour l’enregistrement ! Au départ, le gars avec qui on devait enregistrer l’album voulait qu’on enregistre au clic, mais bon, puisque ce n’est pas trop dans notre A.D.N., on a décidé de faire tout en « live » ! 

J’ai lu que l’album avait été enregistré en un seul week-end, c’est vrai ? 

Oui ! En février 2020, juste avant le premier confinement. Ça faisait un moment qu’on avait ces compositions dans les pattes. On les connaissait par cœur à force de les jouer, de les revoir, de les étoffer ! « Hitman le Cobra » a eu trois versions différentes ! On l’a démoli, puis refait ! Donc, oui, quand il nous a fallu enregistrer l’album, un week-end nous a amplement suffi ! On était vraiment chauds ! 

Avez-vous commencé à penser à la suite ? Le prochain album sera-t-il une sorte de Fuzzmovies 2.0. ? 

Oui, c’est possible ! On a vraiment pris beaucoup de plaisir à écrire ces morceaux, à les mettre en place. Là, on a déjà pas mal de compositions. Ça va le faire ! 

Fuzzmovies est le premier album que vous sortez via la Klonosphere. Comment cette collaboration s’est-elle goupillée ? 

Après des mois de prospection, de mails, on est tombé sur une réponse positive de Guillaume Bernard. On est vite tombé d’accord. On voulait d’une structure qui puisse nous épauler, tout en nous laissant une grosse liberté ! Ça ne nous intéressait pas vraiment de sortir l’album en CD. Seulement en vinyle. Et on a été d’accord sur ce point. En tout cas, nous sommes vraiment ravis de travailler avec la Klonosphere. Ils sont efficaces ! 


High On Wheels : 

Gilles aka ‘Black Cousteau’ : Basse 

Bruno : Guitare 

Greg : Batterie 

Discographie : 

Astronauts Follow Me Down (2018)

Fuzzmovies (2021) 

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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