Autant vous dire d’emblée qu’il a été difficile de trouver le sommeil dans la nuit du 30 au 31 juillet à Enghien. Nos voisins belges et hollandais ne se sont pas fait attendre pour nous présenter leurs meilleures playlists (mêlant classiques de Manowar et de Kraftwerk, et oui !). Impossible de fermer l’œil ! Naturellement, nous jetons l’éponge, rejoignons les derniers survivants du camping vers 6h30 et essayons de reprendre du poil de la bête en visitant les alentours et le superbe château d’Enghien (et son superbe pavillon…) dans la matinée ! Parfait. Nous voilà prêts pour attaquer cette deuxième journée de festival et les groupes qui l’animeront : Short Fuse, Bark, Hæster, Tangled Horns, Arson, ¡Pendejo! et Black Mirrors ! 

Texte : Axl Meu

Crédit photos : Moris DC


Tout droit débarqué de la célèbre ville d’Affligem, Short Fuse ouvre la journée avec un Hard Rock / Speed bien sympathique qui nous rappelle les premiers Motörhead et Venom… La performance est efficace et son bassiste parvient à tirer les groupes vers le haut grâce sa technique de jeu dont seul lui semble avoir le secret ! L’essence était au rendez-vous, Short Fuse nous a fait passer un bon moment ! 

CLIQUE SUR LA PHOTO POUR EN VOIR D’AUTRES !

Était-ce pour pousser les festivaliers à joindre le site du festival au matin que Bark a été programmé si tôt dans la journée ? Sans doute ! En tout cas, le public est là et compte bien vibrer au rythme de son Death Metal bien gras, pas loin de l’esthétique Punk, revu sur ses trois albums en date, Voice of DogLike Humans Do et Written in Stone. Ici, pas besoin d’en faire des tonnes, aucun « decorum », juste cinq gars, particulièrement heureux de retrouver leurs fans (et de boire des bières visiblement) défilant les grosses mesures le plus naturellement possible. Bref, ce concert est à prendre comme un bon « before » de l’Alcatraz Festival où le groupe se produira très prochainement : ces cinq gars d’Anvers ont tout fait pour marquer esprits, et c’est réussi !

CLIQUE SUR LA PHOTO POUR EN VOIR D’AUTRES !

Formation au succès plutôt confidentiel, Hæster profite également de cette nouvelle performance pour s’échauffer avant la performance qu’elle donnera dans le cadre de l’Alcatraz Festival la semaine prochaine. En ce qui nous concerne, nous en avons profité pour découvrir une formation de Post-Metal intéressante, venue présenter son album, All Anchors, No Sails, à un public majoritairement attablé. Il faut dire que son sens de la mélodie, du placement d’atmosphères, ses lourdes guitares se prêtaient bien à l’ambiance générale qui régnait dans le festival à cet instant. Une belle performance. 

CLIQUE SUR LA PHOTO POUR EN VOIR D’AUTRES !

Au tour de Tangled Horns de fouler la scène avec la promesse d’un show quelque peu déjanté. C’est du moins ce qui nous vient à l’esprit quand on repense à son frontman, particulièrement hors-de-contrôle (il s’en prendra aux fans à plusieurs reprises en renversant leur boisson). À côté, le groupe se défend bien en proposant une sorte de Metal alternatif, presque Progressif (à quelques moments), une reprise de « Come Together » des Beatles et d’un clin d’œil à Dusty Hill des ZZ Top, décédé dernièrement. Bref, Tangled Horns nous a livré un concert efficace, même si le chant de son frontman ne nous ait pas totalement convaincus. 

CLIQUE SUR LA PHOTO POUR EN VOIR D’AUTRES !

Nous ne sommes jamais à l’abri d’une belle découverte, et Arson en est bien la preuve formelle. Après s’être installée, avoir pris le temps de monter son décorum (la scène est habillée de vieux meubles et plonge la chapiteau dans l’ambiance d’un club américain des années 50), la jeune formation Belge, sur son trente-et-un, présente sa vision des choses en offrant à son public – entre quelques shots de Jack Daniel servis par un commis – un concert de Rock’n’Roll / Punk / Hardcore très dynamique où se sont succédés gros riffs et refrains ‘’catchy’’ à la « Every Time I Die ». Bref, tout y est : communication avec le public, rigueur d’exécution, classe à toute épreuve, un bel esprit rock’n’roll et surtout des musiciens qui se donnent à 100% pour rendre le meilleur hommage possible à Joey Jordison. C’est tout bon pour nous ! Vite la suite ! 

CLIQUE SUR LA PHOTO POUR EN VOIR D’AUTRES !

¡Pendejo! est une véritable curiosité à elle seule. En effet, Hollandaise, la formation évolue dans un registre Doom / Stoner, mis en relief par un trombone et une trompette, exclusivement chanté et interprété en espagnol. Bref, l’ensemble sort vraiment de l’ordinaire. Et pourtant, si nous avons pu quelques aprioris (on imaginait mal l’espagnol se marier avec ce style de musique), jamais ¡Pendejo! ne suscite l’ennui chez le public (venu en massage se protéger de la pluie…). Il faut rappeler que l’ensemble prend aux tripes (notamment la relecture personnelle d’« Evil Woman » de Crow, morceau popularisé par Black Sabbath dans les années 70). Une autre belle découverte pour notre part ! Bien joué ! 

CLIQUE SUR LA PHOTO POUR EN VOIR D’AUTRES !

Black Mirrors est souvent encensé par les médias belges (notamment sur la radio Classic 21). Et c’est normal. La formation a tout pour réussir sa carrière : ses musiciens sont classes, ont de l’énergie à revendre par paquet, des compositions riches, originales, qui donnent à la fois envie de taper du pied et de chanter, tout simplement ! Emmenée par Marcella Di Troia, superbe chanteuse au superbe timbre, la formation a plongé le public dans son univers à mi-chemin entre la Soul Rock (« Inner Reality »…) et le Stoner Rock (« Lay My Burden Down »…). Les deux guitares sont bien dosées, ça ‘’fuzz’’ à mort, ça groove à mort… Et il est parfois difficile de ne pas succomber au charme de Marcella (mon voisin a plusieurs fois essayé de lui donner son numéro de portable, sans grand succès, hélas)… Bref, au terme d’un concert dynamique et surtout généreux, Black Mirrors s’en sort avec nos plus beaux éloges. On se donne rendez-vous dans une semaine à l’Alcatraz Festival 

CLIQUE SUR LA PHOTO POUR EN VOIR D’AUTRES !

Une belle deuxième journée pour le Rockelingen qui peut se vanter d’avoir su organiser et maintenir son édition, malgré l’incertitude des prochains jours à venir. Bravo à toute l’équipe !

A propos de l'auteur

Axl

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.