Queen(ares) c’est des ambiances pesantes, mélancoliques. Un Post-Metal avec des musiciens plus que chevronnés, le groupe étant composé de membres de The Lumberjack Feedback, Junon, Unswabbed, Big Bernie et Coole Max… Le gratin du metal des Hauts-de-France en quelque sorte ! Le combo nous revient enfin avec son tout premier album : From This Ground, From This Sea.

Propos de Max Mouquet (chant, basse) et Charly (chant, guitare) recueillis par Baldric Auvray


Est-ce que vous pouvez nous rappeler les raisons qui vous ont poussés à former ce nouveau groupe ? N’étiez-vous pas trop occupés avec vos projets respectifs ? 

Max Mouquet (chant, basse) : Lorsque le projet s’est formé, ni Coole Max, ni Junon n’était encore né. Évidemment, on était pas mal occupés, moi je tournais beaucoup avec Holispark à l’époque par exemple, tout le monde avait de quoi faire. Mais ça faisait un moment que Nico avait envie de lancer un projet avec moi et avec Alex. Alors on a trouvé le temps, même si ça a été long !

Comment définiriez-vous votre musique à quelqu’un qui ne vous ne connaît pas ? On est dans un registre Post-Rock, Post-Metal, Post-Hardcore, avec des parties longues, étouffantes, mais encore ? 

Charly Millioz (chant, guitare) : Nous venons d’univers musicaux assez divers. Alex et Nico représentent peut-être le mieux ces styles à travers leurs groupes Junon et Lumberjack Feedback. Cependant Max a une affinité avec l’écriture de chansons et a un projet solo orienté Folk ; cette sensibilité se ressent dans certains titres et mélodies, je pense notamment à « Silent Changes ». De mon côté, j’ai joué dans des groupes plutôt Prog’ et Noise par le passé. 

On imagine que la musique de Queen(Ares) est en corrélation avec les textes qui envisagent un univers dystopique, sombre et étouffant… 

Max : Alors en fait, c’est plutôt l’inverse. Ce qui s’est passé, c’est que l’instrumental l’album a été composé dans son entièreté avant que nos chants ou textes soient écrits. Ils ont donc été formés sur une musique finie. Ce qui était intéressant, car on a pu raconter ce que nous disait notre musique.

« L’instrumental de l’album a été composé avant que nos textes soient écrits. Nous avons pu raconter ce que nous disait notre musique.»

Avec qui avez-vous travaillé pour l’enregistrement de cet album ? Votre guitariste/chant, Nicolas Tarridec s’est occupé de la production de cet opus. Ça n’a pas été trop difficile pour d’avoir du recul sur sa propre musique ?  

Max : C’est Nicolas et Charly qui se sont partagés les prises de l’album. Le mixage et le mastering ont eux aussi été réalisés par Nico. Pour ce qui est du recul, évidemment, c’est toujours compliqué de travailler uniquement en interne, mais ça nous a permis de sortir un disque très personnel et qui ressemble vraiment à ce qu’on a pensé pendant tout le temps de l’écriture.

Quelques mots sur la pochette ? Elle a été conçue par Morganne Borowczyk, à partir d’une photographie de notre photographe et amie, Clotilde Cadart. Comment cette collaboration s’est-elle mise en place ? 

Charly : Nico connaissait Clotilde. C’est lui qui nous a proposé de travailler avec elle pour les photographies. Il avait déjà en tête l’image de l’épave. C’est ensuite Morganne qui s’est occupé du traitement de l’image, du design, et du « layout » de l’album. Elle a aussi créé notre logo, ainsi que l’édition limitée de notre album. C’est elle qui est derrière tous nos visuels ; son style nous correspond parfaitement et nous n’envisagerions pas de travailler avec quelques autres artistes.

Vous avez récemment signé avec Atypeek Records, parlez-nous en un peu…

Charly : Je connaissais déjà Christophe d’Atypeek Records, ayant travaillé avec lui pour la parution de plusieurs albums et EPs de Big Bernie. Le projet l’a intéressé dès l’écoute de nos premiers titres et il nous a fait confiance pour la sortie de ce premier album, notamment sur la diffusion. Nous travaillons en parallèle avec l’Agence Singularités qui ont souhaité soutenir notre projet pour les relations presse et la communication.

Vous avez décidé de clipper « Fall », un des morceaux les plus violent de l’opus. Pourquoi ce morceau en particulier. Pourriez-vous nous parler du tournage ?

Max : On a choisi ce morceau assez simplement : c’est celui qui faisait l’unanimité au sein du groupe ! C’est un morceau où tout le monde se retrouve vraiment. Le clip a vraiment été fait en mode « do it yourself » à La Malterie avec un drap noir, quelques lumières et un téléphone ! Notre copain Etienne Deroo (JojoBeamFabrices) nous a beaucoup aidés. On voulait sortir une vidéo simple et efficace, et c’est fait je pense. 

Quel souvenir gardez-vous de votre première prestation à Lille, St-Sauveur, datant au 7 février dernier ?  

Max :Notre premier concert était en fait au Do It Yourself. C’était d’ailleurs une super soirée qu’on a partagé avec Yarotz, la cave et le bar étaient vraiment blindés, on en garde un très bon souvenir. St-Sauveur, c’était également une belle soirée, on y avait joué avec VirgilVxPxOxAxAxWxAxMxC et Agressor.


Queen(Ares), c’est : 

Maxime Mouquet : Basse, Chant

Charly Millioz : Guitare, Chant

Alex Renaux : Guitare

Nicolas Tarridec : Batterie

Discographie :

From This Ground, To The Sea (2021)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.