Il est des événements que l’on aime pour leur simplicité, et le Hard Rock Fest est l’un d’eux. Repoussée comme beaucoup d’autres à cause de la pandémie, la dernière édition a finalement pu avoir lieu les 1 et 2 octobre derniers au GCSpikkerelle d’Alvegem (ville située à quelques minutes de Courtrai) : le concept est toujours le même. Une première soirée du vendredi consacrée aux musiques sombres et extrêmes, et une deuxième consacrée en partie aux groupes de reprises. En ce qui nous concerne, c’est l’affiche du vendredi (vous vous en doutez bien) qui a attiré notre attention : Rotting Christ, Carnation, The Committee et Serpents Oath étaient à l’affiche. Autant dire que nous n’avons pas boudé notre plaisir et qu’à peine le week-end déclaré, nous sommes allés rendre visite à nos cousins belges. 

Par Axl Meu

Crédit photos : Moris DC


Belgique oblige, l’organisation est irréprochable et la soirée est millimétrée à la minute près. Quand un horaire est annoncé, il est tout simplement respecté. Ainsi, c’est naturellement à 19h que Serpents Oath investit la scène de la salle culturelle qui a pris des allures de cathédrale le temps de sa performance. Formée en 2020, la formation est peut-être méconnue en nos contrées, mais il s’avère qu’elle est déjà auteure d’un superbe album, Nihil, paru la même année, sur lequel elle a appliqué les règles du Black Metal de la meilleure des façons possibles. Véritable prédicateur des temps modernes, Tes Re Oth accomplit sa besogne et multiplie les saint-sacrements sur fond de musique effrénée, mais tellement galvanisante. Tout était orchestré, cohérent de A à Z. Il y a fort à parier que Serpents Oath a fait de nouveaux adeptes ce soir. Cependant, on regrettera que la formation ait oublié son merch’ chez lui… 

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Deuxième formation à se produire, The Committee, n’aura pas la même chance que ses prédécesseurs. Là où ça pêche particulièrement, c’est au niveau du son qui sera assez brouillon en début de concert. Malgré tout, la formation qui, malgré les apparences, n’a rien d’une pâle copie de Mgła, parviendra à se mettre dans la poche les amateurs de Black Metal, avec des combinaisons mélodiques dont elle seule a le secret. Peut-être pas la prestation de la soirée, mais une belle performance tout de même. 

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Carnation est peut-être l’intrus de la soirée (du fait de son style), mais il n’empêche que beaucoup ont fait le déplacement pour les voir. Catapultée sur le devant de la scène Death Metal en deux albums, Chapel Of Abhorrence (2018) et Where Death Lies (2020), la formation belge se plaît à prouver à chacune de ses performances que son succès n’est pas dû au hasard, mais qu’il est le fruit d’un travail acharné. Avec « rigueur » et « puissance » comme mots d’ordre, Simon Duson, grimé, souffle en quelques morceaux les fans de Black Metal placés aux premiers et anime la fosse avec des titres au style classique, mais efficace. On y retrouve tout ce que l’on aime dans le Death Metal old-school, et Entombed et Dismember ne sont jamais très loin. Après une telle performance, on ne peut se demander quand la France s’emparera de ce phénomène « live »…

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Avec Rotting Christ en tête d’affiche, le Hard Rock Fest était sûr de faire un carton. Malgré son approche un peu plus « mainstream » des musiques extrêmes, la formation grecque a toujours su fédérer par l’intermédiaire de mélodiques « catchy » tout aussi envoutantes, que l’on retrouve en majorité sur son dernier opus, The Heretics. Ce soir, n’ayant pas de nouveautés à nous mettre sous la dent, Sakis Tolis a joué la carte du best-of, ce qui fera l’unanimité dans la salle, les morceaux « 666 », « Grandis Spiritus Diavolus », « Dies Irae » ou autre « Kata Ton Daimona Eaytoy » ont toujours rencontré un franc succès auprès des fans. Ce soir encore, les membres multiplient les actes de communication avec leurs fans et les premières animations ne tardent pas à prendre forme dans la fosse… Bref, Rotting Christ, bien qu’elle ne corresponde plus tellement aux standards du Black Metal classique (l’ensemble nous paraît parfois trop lisse), peut se targuer de livrer de très bons concerts à chaque fois. Après plusieurs mois d’absence, il était tout simplement bon de retrouver les Grecs et leur bonne humeur contaminante. 

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Pas la peine d’épiloguer : le Hard Rock Fest est un rendez-vous incontournable dont nous ne cesserons de vanter les mérites. Nul doute que nous serons de retour l’année prochaine, le premier vendredi d’octobre, même heure, même lieu !

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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