Pour percer dans la musique, Naraka a décidé de mettre toutes les chances de son côté : en s’entourant de professionnels du milieu bien connus pour s’assurer que son premier album, In Tenebris, rencontre le succès qu’il mérite. Et ça marche. In Tenebris nous offre une musique Death/Black Symphonique chiadée, dans laquelle nous avons aimé nous perdre. Quelques jours avant sa « release party » au Hellfest Corner de Paris, nous avons pris la température avec Jean-Philippe Porteux, guitariste et porte-parole du groupe. 

Propos du Jean-Philippe Porteux (guitare) recueillis par Axl Meu


Comment te portes-tu en ce moment ? On commence enfin à voir la lumière au bout du tunnel… 

Oui ! On est à une semaine et demi de la sortie de l’album. On est particulièrement confiant ! On a hâte qu’il sorte pour concrétiser le travail qu’on a fourni ces derniers mois ! 

Présente-moi Naraka. Comment les membres se sont-ils rencontrés ? Comment se sont-ils mis d’accord pour former ce groupe ? 

J’ai lancé ce projet suite à mon départ groupe Chabtan… J’avais tout simplement envie d’évoluer dans un autre style, essayer de mettre les moyens pour aboutir à quelque chose de concret. J’ai donc lancé Naraka et ai, par la suite, composé le premier album. Ensuite, je me suis mis à la recherche de musiciens qui partagent la même vision de la musique que moi. Aussi bien en termes de styles qu’en termes d’ambition. 

On y retrouve Franky Costanza à la batterie…

Oui. Je le connais depuis un moment. À l’époque, il était encore avec Dagoba et on avait déjà partagé la scène avec mon ancien groupe. Suite à ça, je l’avais contacté contacté pour savoir si ça l’intéressait de s’allier à moi. Franky s’est occupé de la partie « studio », clip et photo… Mais pour l’instant, il ne peut pas assurer le « live ». On verra comment ça évoluera par la suite. Sinon, oui, je l’ai tout simplement contacté et il a accepté. Entre les deux confinements, on a travaillé sur les deux clips ensemble.

Quelles sont les bases de Naraka ? Y a-t-il un concept derrière le nom du groupe ? 

Naraka, ça veut dire « Les Enfers » en indiens, même si notre musique n’a pas vraiment de rapport avec la culture hindoue. Comment dire… Je voulais trouver un nom que l’on pouvait retenir facilement. 

Sinon, en ce qui concerne le style, je dirais que Naraka condense toutes mes influences personnelles : ça va des Guns n’ Roses à Carach Angren, et ainsi de suite. Donc, oui, l’idée avec Naraka était de mélanger des éléments de musique abordables à d’autres éléments un peu plus violents, avec une ligne orchestrale derrière. 

In Tenebris propose donc une sorte de Death/Black Metal symphonique, matinée d’ambiances froides. Comment me décrirais-tu ton premier opus ? 

C’est vrai qu’on y retrouve des ambiances « Black Metal » dans cet opus, même si on est loin de l’esprit « Trve »… Comme je t’ai dit, je pense que c’est un mélange de plusieurs influences. Peut-être est-ce les voix féminines qui apportent ce côté Black Metal Sympho’…

Est-ce que tu peux revenir sur ces chants féminins ? 

Oui. Sur l’opus, on y retrouve Veronica Bordacchini de Fleshgod Apocalypse et Lindsay Schoolcraft, ancienne claviériste et chanteuse de Cradle of Filth. Toutes les deux amènent un certain équilibre à notre musique… 

In Tenebris commence et termine par une piste instrumentale… Y a-t-il un concept derrière l’opus ? 

Non. Les pistes instrumentales de l’album servent à aérer le propos de l’album. Il n’y a pas vraiment de concept à proprement parler. Disons juste que l’on aime jouer sur les intonations et qu’insérer ces pistes instrumentales nous permet de rythmer le morceau. Au début, c’est calme, puis ça accélère, puis ça se calme, puis ça repart… On ne voulait pas avoir 11 morceaux brutaux en mode « in your face ». 

Quelles sont les thématiques abordées dans ces morceaux ? 

Les thématiques sont très « Metal », mais ça évoluera certainement dans les prochains albums. On y parle de créatures mythologiques sur « Cursed ». « Antra Daemonium » évoque l’univers de Lovecraft et de Cthulhu. « The Black » évoque la peur des endroits sombres. En terme général, il y a quand même beaucoup de noirceur qui se dégage de cet album, même si ce n’est pas un concept album.

Aucune description disponible.

« L’idée avec Naraka était de mélanger des éléments de musique abordables à d’autres éléments un peu plus violents »

Vous avez passé beaucoup de temps à travailler sur cet opus. On ressent cette envie de se professionnaliser chez Naraka. Avec qui avez-vous travaillé pour obtenir ce rendu ? 

Pour la production, on a travaillé avec Logan Mader, l’ancien guitariste de Machine Head. Il s’occupe et s’est occupé de gros groupes comme Soulfly, Fear Factory, Dagoba, et même Gojira… Il a réussi à obtenir le gros son auquel on aspirait. 

Pour la pochette de l’album, on a fait appel à Spiros « Seth » Antoniou, chanteur, bassiste de SepticFlesh. Son style s’accordait vraiment bien avec la noirceur que l’on voulait faire passer. Donc, oui… Voilà, tous ces gens ont une carte de visite, un public qui les suit. En travaillant avec eux, on voulait vraiment mettre toutes nos chances de notre côté. En toute modestie, je pense que ce sont ces petits « plus » qui nous aideront à passer « pro » le plus vite possible. 

In Tenebris bénéficiera d’une distribution numérique assurée par BloodBlast et d’une distribution physique assurée par Season Of Mise Distribution… Ce qui est plutôt pas mal pour une formation qui n’a pas encore fait ses preuves sur scène. 

On devait partir en tournée avec Fleshgod Apocalypse, mais on ne sera pas de la partie pour finir. Elle a été repoussée pour cause de COVID-19. Mais bon, on a tout de même réussi à convaincre des structures de nous épauler. Et cela n’aurait pas été possible dans l’aide de Maurizio Iacono, leader de Kataklysm et d’Ex-Deo. Dans la vie de tous les jours, il est aussi manager et il a bien voulu nous épauler. Il a bien aimé le groupe, ce qui fait qu’il nous a aidés à décrocher ces contrats. 

Pour le moment, vous avez sorti deux clips et une lyric-video… Parle-nous-en. 

Une quatrième vidéo verra le jour le jour de la sortie de l’opus. Ça sera « Of Blood And Tears » sur lequel intervient Veronica Bordacchini, la choriste de Fleshgod Apocalypse

Pour ce qui est des deux autres clips de « Mother Of Shadows » et « The Black », ils ont tous les deux été réalisés par Brice Hincker, réalisateur de talent qui a travaillé avec beaucoup de groupes français. Avec la pandémie, nous avons dû nous adapter, notamment pour « Mother Of Shadows », car Lindsay voulait participer !

Il y a une tournée qui arrive avec SepticFlesh. 

Oui ! Comme je t’ai dit, nous devions tourner avec Fleshgod Apocalypse, mais finalement, étant donné que la tournée a été décalée à octobre 2022, nous avons préféré nous retirer. Ça aurait été trop long, l’album sortant cette année. Finalement, dans la foulée, on nous a proposé cette fameuse tournée européenne de 36 dates en ouverture de SepticFlesh et de Carach Angren, qui aura lieu en mars prochain. Dans 6 mois ! On passera par Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux… On espère que cette tournée nous ouvrira des portes ! 

Tu sais qui assurera la batterie pour la tournée ? 

Franky, comme tu sais, ne pourra pas assurer la tournée. Il est le batteur officiel, mais nous avons dû faire appel à un membre-live pour le live. C’est Charles Phily (batteur de Chabtan, Gorgon…, NDLR). Beaucoup de groupes fonctionnent déjà comme ça. Ça ne devrait pas poser de problèmes !


Naraka, c’est : 

Théodore Rondeau : chant

Jean-Philippe Porteux : guitare

Pierre André Krauzer : basse 

Franky Costanza : batterie (studio)

Charles Phily : batterie (live)

Discographie :

In Tenebris (2021)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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