Après une première journée réussie le Durbuy Rock Festival se poursuit en ce samedi 18 Septembre avec un programme chargé qui va peu laisser le temps de souffler. Comme la veille le public est très présent dès l’entame matinale, les hostilités démarrant à 11h15, la fin tardive de la veille semblant totalement oubliée. Chacun ayant encore envie de faire la fête et de profiter un maximum d’une vie passée retrouvée.

Par Franck Lasselle (texte) et Morts DC (photos)


Comme la veille la journée se lance dans le Hall Le Sassin avec Deathtura. Vainqueur du tremplin fin 2019 la formation est originaire du Brabant Wallon et œuvre depuis 2011 dans un thrash groovy dans l’idée de ce qui se faisait dans les années 90. Devant un public déjà bien fourni la formation va mettre à profit son temps de jeu en proposant 5 titres de bonne facture. Porté par un excellent son il va faire un carton avec « Purgatory Of Our Future » ainsi que « Escape The Time » ou « Deathtura ». La voix chaude et puissante et teintée de groove de Bastian, pas loin d’un Pepper Keenan ou de Kirk Windstein est parfaite. En parallèle chacun apprécie la force musicale d’un ensemble maîtrisé avec un équilibre entre puissante et mélodies pleines d’un feeling 90’s. Avec ce concert Deathura a réussi son coup et a convaincu le public de ses qualités. Il semble avoir les armes pour grimper les échelons.

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Avec Cosmic Monarch, nous retrouvons une formation bruxelloise qui a vu le jour en 2015. entre Hardcore, Stoner et Rock elle propose une musique qui emprunte autant à Red Fang qu’à Every Time I Die. Cela va donner une prestation musclée qui va remuer un public encore assez calme mais attentif et bien regroupé devant la scène. Le mélange des influences se fait à merveille et on savoure le chant hardcore hurlé d’un Julien motivé pour remuer la foule. Le ton gras et groovy fait merveille avec un bon côté sludge qui ressort. Avec son accent du sud de la France, Julien se fait bavard au détour d’un speech sympathique. La suite avec « Down With Us » est aussi efficace, le titre étant une claque avec un côté hardcore en avant. Le concert file vite vu le court temps de jeu et le final est parfait. Le mix’ des sons marche toujours avec une pincée d’alternatif intéressante se mariant à un son tiré d’un son stoner des années 90. Cosmic Monarch a fait impression avec un concert brûlant et lui aussi a nul doute été une belle découverte pour pas mal de festivaliers.

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La suite se fait avec le retour d’Insomnia pour un concert basé sur ses titres plus récents. Malheureusement pour des raisons personnelles nous n’avons pu assister à ce concert. Mais ce court paragraphe servira à saluer la mémoire de Fred, chanteur du groupe, dont nous avons appris la disparition le 09 Octobre. Les concerts donnés par la formation resteront dans le cœur de chacun à n’en pas douter. L’énergie dégagée par Fred, sa sympathie et sa bonne humeur avaient largement contribué à cette réussite. Il reste la musique pour se souvenir de lui et et on ne peut que conseiller à tout ceux qui ne connaissent pas la formation de se pencher sur sa discographie. Ces live-reports lui sont naturellement dédiés et chacun au sein de l’équipe a une pensée pour sa famille, ses proches et ses camarades d’Insomnia, bon voyage Fred !

Le retour aux affaires se fait en extérieur avec la venue de Lamiral. Formé en 2018 le groupe avait beaucoup fait parlé de lui avec son line-up composé de de grands noms de la scène métallique belge. Depuis, le groupe a changé et Jean-Pierre Mottin reste fidèle à la barre. Le groupe évolue entre Hardcore et Stoner avec une énergie brute qui s’exprime à merveille sur scène. Devant un public bien fourni la petite bande ne va pas faire de quartiers et balancer une prestation énergique. D’entrée avec une intro instrumentale portée par un gros riff stoner le groupe en impose. Derrière chacun savoure une sacrée énergie, le chant hardcore de Grégory se mêle parfaitement à une musique groovy et puissante. Le titre est efficace avec une nervosité certaine et une rage en forme de cri de colère. Avec « Climax », le groupe enfonce le clou. Le mélange des influences est réussi avec une énergie énorme dégagée par des musiciens ravis d’être sur scène. Le speech de Grégory confirme ce sentiment et il réussit à motiver la foule. Avec son chant typé « core », « She’s A Pistol » est une bonne grosse claque avec un bon groove 90’s. La suite va s’avérer aussi réussie et énergique. Lamiral a proposé une prestation épatante et a parfaitement su faire bouger un public qui a apprécié la claque. On souhaite au groupe de rester stable, il a montré avec ce concert la pertinence de son line-up.

Avec Psychonaut, le ton va se faire plus planant et aérien mais aussi torturé. Dans un esprit 70’s teinté post-hardcore la formation malinoise transporte son public vers des horizons lointains avec une facette progressive et la force envoûtante d’un Tool ou de Neurosis. Avec « Halls Of Amenti », le ton est posé, le chant d’outre tombe fait son effet et une ambiance mélancolique plane sur la salle. Le côté torturé et plaintif parle à l’âme tout comme le très beau chant clair. Cette claque séduit un public attentif fasciné par la charge émotionnelle reçue. La suite va être aussi envoûtante en forme de tourbillon émotionnel. Après un petit salut rapide, les musiciens semblant un peu timides mais sincères, le voyage continue . L’ensemble se fait puissant et hypnotique et embarque loin du quotidien. Dans le final chacun aura pu apprécier de jolis moments très Floydien teintés de tristesse et de mélancolie. Le dernier titre « The Fall Of Consciousness » achevant un concert prenant avec un ton Post-Hardcore digne de Neurosis. Psychonaut a emmené le public bien loin avec talent, ce concert restera comme un bon moment du festival avec un fort supplément d’âme.

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Dehors changement, Smash Hit Combo a déclaré forfait en dernière minute et à sa place nous retrouvons les Français d’Imparfait. Il n’est pas facile de décrire la formation. Elle aime varier les genres et ne se fixe pas de frontières entre Rap, Metal, pop et Electro portée par Priscia, symbole de ce mélange. Le groupe a ouvert pour No One Is Innocent ou Punish Yourself et est connu pour mettre le feu. Une fois passée une  intro électro pop le concert débute avec l’arrivée de Priscia. Cela va donner un concert varié et frais, le chant en français de Priscia est le point fort du groupe avec des paroles engagées. Entre chant clair pop, rap et quelques growls elle est une parfaite meneuse et va souvent discuter avec le public. Il faut de l’ouverture d’esprit quand le ton se fait R’n’B mais la sympathie du groupe aide énormément. La petite pensée pour Smash Hit Combo est appréciée et le groupe va enchaîner les titres avec efficacité. Le mixe entre rap et métal est parfait, à côté de Priscia les musiciens tissent un ensemble explosif qui remue la foule. Au détour d’un titre un message de soutien au mouvement « Me Too » se fait entendre. Le groupe s’amuse à faire participer le public en le faisant s’agenouiller pour le faire exploser au son de passages électros. Imparfait a réussi son coup en parfait invité surprise. Il a montré un talent énorme pour le mariage des sons avec des messages en forme d’appel à la solidarité et la tolérance.

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Après cette bombe retour dans la salle pour accueillir Skiltron. Originaire d’Argentine, la formation propose un Folk festif et puissant et les fans sont bien serrés pour les accueillir. Le groupe est précédé d’une belle réputation en live et a déjà joué à Wacken et en ouverture de Korpiklaani ou In Extremo. L’ambiance est chaude quand l’intro retentit et la salle explose quand les musiciens en kilt débarquent avec « Lion Rampant ». Le titre est une claque de Folk mélodique porté par la cornemuse et un gros riff heavy. Au chant Martin avec sa voix chaude et puissante est un parfait frontman, le ton épique de la chanson fait un carton et le public se remue. Derrière, « Hate Of My Life » fait le même effet avec la cornemuse bien mise en valeur. Le rythme est puissant avec en parallèle une mélodie séduisante. Avec « The Brave’s Revenge », on retrouve un ton proche d’un Pirate-Metal « à la Running Wild » avec un refrain irrésistible. L’ambiance ne va jamais baisser d’un cran, la fosse bouge et apprécie cet excellent moment. La suite avec « On The Trail Of David Ross », « Bagpipes Of War » ou « Skiltron » en guise de final va être dantesque avec cet esprit Folk et métallique entraînant. Skiltron a proposé une prestation épatante digne des grands noms du genre. Il a su entraîner la foule dans une belle fête avec un esprit de communion parfait. 

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Récemment à l’Alcatraz, Spoil Engine a fait impression avec un Death Melodique imparable. Présent ici en 2008 et 2013, le groupe est attendu par une cohorte de fans ravis de le retrouver dans un cadre intimiste. Tellement intimiste qu’il sera même délicat d’approcher de la scène et même de se déplacer. La folie va encore être au rendez-vous avec ce concert qui va tout dévaster. Le groupe débarque et met le feu avec « Unlock And Release ». Ce nouveau single est un énorme moment qui fait son effet porté par une Iris en grande forme au growl impeccable. La suite avec « R!OT » est parfaite. Avec son ton proche d’un Arch Enemy dans le chant et les riffs cet excellent titre déclenche un circle pit. Avec ‘Medecine’ puis ‘Frostbite’ le groupe enfonce le clou. Ces titres cartonnent avec un ton death mélodique tranchant et un côté moderne pas loin d’un Jinjer au détour de parties de chant clair. Après ce début furieux Dave a un mot sympa en français sur les victimes des inondations puis la raclée repart. ‘The Hallow’ dans un ton purement death fait un carton et déclenche un énorme circle-pit. ‘Hollow Crown’ est tout aussi costaud et fait des ravages dans le public. Consciente de la force de l’instant Iris va au contact des gens près des barrières et impressionne avec un excellent chant clair. Le final va être monstrueux. Avec son côté groovy et sa force digne d’At The Gates, « Venom » est une claque portée par une Iris déchaînée qui impressionne par sa hargne. La reprise de Pantera, « Yesterday Don’t Mean Shit » est une claque dans une version death mélodique bien speed. Avec ‘Disconnect’ le groupe est en communion avec un public poings levés, Iris fait toujours aussi forte impression sur un titre puissant et accrocheur. Spoil Engine a proposé une prestation intense, le groupe a rencontré un succès total et confirmé sa belle santé. Il semble à présent capable d’être encore plus haut de l’affiche de grands festivals. 

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Après ce moment intense, la tension ne va pas retomber avec la venue de Black Bomb A. Certains concerts restent en mémoire plus que d’autres et celui de BBA va faire parti de ceux qui marquent . Le groupe n’a pas foulé les planches depuis plus d’un an et cela va contribuer à la réussite du concert. Après une petite intro futuriste la petite troupe débarque avec une faim énorme et une joie que chacun ressent. Le début sur ‘On Fire’ est monstrueux. Le public est déjà très chaud, Arno le toise et se lance avec une envie énorme. Son duo avec Poun est toujours aussi efficace, le chant ultra aigu de ce dernier se mariant au ton caverneux d’Arno. Pure tarte de Metal Hardcore, le titre est une claque intense. Avec « Kill Yourself » et « Point Of No Return » la folie s’accentue de plusieurs crans. Le groupe est déchaîné, les chanteurs sont à bloc et à leurs côtés leurs compères jouent comme si leur vie en dépendait. Arno va chercher le public au plus prêt et le délire est total avec un énorme circle pit. La rage est totale et on apprécie un ton thrash hardcore redoutable pas loin de l’esprit d’un Napalm Death. Après ce début dingue le groupe exprime sa joie de retrouver la scène. La suite avec « My Last Resort », « Down » ou « Human Circus » est parfaite. L’impact est énorme, le groupe ne lâche pas son emprise sur un public en délire qui apprécie cette tarte de Metal/Hardcore. Après un excellent speech fédérateur le groupe entame la dernière ligne droite.  Avec « Lazy », « Greed » ou « Civil War », il ne fait pas de quartiers, l’ambiance est énorme et on ressent un rare esprit de communion. Le final avec le cour et très Punk « Wake Up », le puissant « Police Stopped Da Way » et « Mary » est emarquable et achève en beauté une fosse en sueur. Black Bomb A a proposé une prestation remarquable, il a assommé son public. Ce concert porté par un bel esprit de fraternité restera comme un des moments forts de ce riche week-end. 

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Il n’est pas simple d’enchaîner après une telle prestation et après tant de concerts intenses. Mais il y a du monde pour accueillir Cellar Darling qui, hasard de la programmation, se retrouve à jouer quelques heures avant ses ex camarades d’Eluveitie. En 2018, le groupe avait fait un carton mais le sentiment de cette année va être plus mitigé. Le concert débute de belle manière avec « Death » et « Love ». Anna Murphy chante toujours aussi bien avec un ton pur et clair. La musique est moderne dans un ton alternatif proche du Gathering des années 2000. La viole de gambe d’Anna servant juste à amener un petit côté Folk. Il en ressort une ambiance assez éthérée dans un esprit trip-hop. La suite du concert va confirmer ce sentiment, il faut réussir à rentrer dans ce ton assez sombre et le public semble assez loin d’y parvenir. Le groupe ressent sans doute ce décalage et peine à installer la communion nécessaire à la réussite du concert. En plein air et coincé entre deux groupes bien différents, il semble peu à sa place en fait et aurait gagné à jouer plus tard et dans une certaine obscurité. Le public aussi semble plus fatigué et a surtout cherché à récupérer avant de se relancer pour la suite de la journée. Cela étant, Cellar Darling a quand même proposé de jolies choses, il a choisi clairement de s’éloigner du Folk et ce courage artistique est à saluer. Dans d’autres conditions il ne fait pas de doutes que la formation suisse peut faire bien meilleure impression. On lui donne rendez-vous rapidement pour une revanche attendue.

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Après ce petit moment moins intense la fête va repartir sur les chapeaux de roue avec l’arrivée d’Aktarum. La formation belge joue à domicile et revient ici une troisième fois en quatre ans. Il faut dire qu’avec son Folk endiablé, elle est parfaite pour mettre l’ambiance. Elle l’a prouvé avec des grosses dates en compagnie d’Alestorm et de Turisas qui ont permis de mettre les trolls à l’honneur. Le public est massé devant la scène et l’ambiance est déjà chaude quand « Troll Feast » se lance. Le titre est parfait pour lancer les hostilités avec une belle puissance, un joli côté épique et une mélodie Folk portée par le clavier. « Troll In The Frog » enchaîne  avec la même force et un growl éructé par un TrollOur en pleine forme. L’ambiance est parfaite, certes certains diront qu’il n’y a pas grand-chose de neuf niveau set-list, mais cela importe peu tant l’essentiel est faire la fête. Et celle-ci va être fun avec « Troll Party ». Très dansant dans un esprit folk le titre fait danser la foule dans une excellente ambiance avant de se changer en charge heavy. La suite avec « Troll Conqueror », « Rock’n’Troll » ou « Black Eyed Troll » est réjouissante. Chacun savoure un esprit Folk dansant mais se prend aussi un côté puissant proche du Black Metal. L’ambiance est parfaite et tout cela donne envie d’enfiler les pintes entre potes. Le final se fait avec une petite surprise et un nouveau titre encore sans nom très prometteur pour la suite des aventures du groupe. Aktarum est venu et a encore vaincu. Dans la fosse, personne n’a semblé lassé des apparitions régulières du groupe dans le festival et a émargement savouré cette charge de Folk Metal. 

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Dehors le ton va changer avec la venue de LETVHM. Depuis ses débuts en 2015, la formation belge a franchi les étapes à une vitesse folle. Depuis sa venue ici en 2018, il s’est fait un nom et est désormais reconnu comme une valeur sure en matière de sludge teinté de Doom. Ce concert en extérieur mais dans la pénombre va être un moment fort, à la fois effrayant et attirant avec un esprit lourd et menaçant qui s’exprime dès l’intro. Puis avec le premier acte composé de « Schisme » et « Ananké », le groupe frappe fort. Un véritable cri de guerre est poussé par un Vincent possédé. Puis les chansons font leur effet, il se dégage un côté Post-Hardcore porté par une force brute de décoffrage. Un côté incantatoire ressort et chacun ressent dans le public une âme qui ressort de ces chansons. De temps à autre, un chant plus clair éclaire un peu la noirceur dans un esprit Post-Rock. Après un break, le deuxième acte composé de « Grey », « Confessions » et « Acedia » accentue l’emprise du groupe sur son public. Un côté primal ressort, la hargne du chant y contribuant. L’esprit de Neurosis plane avec une ambiance de fin monde glaciale comme si les écrits de Lovecraft prenaient vie. Le final avec « Podalvennost » achève une prestation envoûtante et intense où la mélancolie s’est mêlée à la colère. LETHVM a confirmé de manière éclatante un talent énorme pour faire passer les émotions. Il a fasciné son monde et a sans nul doute gagné de nombreux nouveaux adeptes.

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Après ce moment fort un gros nom s’annonce dans la salle. Equilibrium a bien changé depuis ses débuts Folk. Dernier survivant des origines, René Berthiaume a entraîné la formation vers des horizons Pop et Electro pour un résultat efficace, dans le ton d’une époque où ce genre de mixe a le vent en poupe. On notera l’absence du bassiste Skar, retenu en Norvège pour raisons sanitaires. Les fans sont au rendez-vous massés devant la scène et l’ambiance est chaude dès l’intro mixant aspects symphoniques et modernes. Puis « Renegades – A Lost Generation » lance les hostilités avec puissance. Le titre montre que le groupe sait encore être méchant et chacun encaisse un joli côté death avec tout de même un coté accrocheur. Derrière avec « Tornado » le côté dance ressort et fait son effet dans un esprit très commercial mais délicieusement efficace Le public adhère totalement et ensuite avec « Waldschrein », « One Folk » ou « Freilung », le groupe distille des titres qui mixent passages Folk avec des aspects modernes efficaces et une puissance amenée par le growl. Tout aussi accrocheuse « Born To Be Epic » est une claque portée par un refrain imparable et une mélodie électro Pop. Après un « Prey » plus Death avec un côté Folk plus fort le groupe balance un excellent « Revolution » teinté de cet esprit électro très efficace. Le final voit le groupe revenir sur ses débuts et avec « Blut Im Auge » et « Met », il fait plaisir aux fans de Folk dansant et entraînant. Equilibrium a proposé une prestation remarquable et ravit son public. Il a montré un savoir faire redoutable pour mixer les sons, il confirme qu’il a réussi sa mue.

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Le style va radicalement changer avec la tête d’affiche de la scène extérieure. Avec Seth le festival accueille un grand nom du black métal mondial. Auteur d’un album incontournable, La Morsure du Christ, le groupe français est une référence dans le genre. Hors du temps et des modes il a construit sa légende et fascine avec un côté occulte qui glace le sang. Pour ce concert Seth a mis les petits plats dans les grands. Le décor est magnifique avec un autel, des bougies et tout le nécessaire pour faire rentrer le public au cœur de la cérémonie noire. L’obscurité totale sert parfaitement le groupe, cela mêlé aux superbes lumières crée une ambiance particulière dans laquelle plonge le public dès l’entame du concert. Cette entame est parfaite, Seth distille un Black dur, froid et puissant, le chant caverneux de Saint Vincent impressionne. Ce dernier paré de sa tenue de cérémonie et bardé de chaînes dégage un charisme froid en parfait maître de cérémonie. La hargne dégagée prend aux tripes un public fasciné qui ne perd pas une miette de la leçon . Mais l’ensemble n’est pas que brutal, au détour d’un break une solennité ressort. Entre puissance et ésotérisme l’entame de concert est parfaite. La suite du concert va être toute aussi jouissive, Seth distille ses titres avec le même équilibre. Le chant en français contribue à donner une rare puissance d’âme à des titres aux textes profonds et poétiques. Au détour d’un titre, Saint Vincent brandit un splendide poignard, le Sacrifice de Sang, pièce artisanale qui fait son effet et contribue à donner à la prestation un goût particulier, sombre et inquiétant loin des formatages. Seth donne la leçon depuis plus de 20 ans et montre une forme insolente. Il a donné une prestation envoûtante qui a marqué les esprits, ce concert restera dans les meilleurs d’un week-end intense.

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Il est tard, mais personne n’accuse la fatigue et la salle est blindée pour accueillir la tête d’affiche, Eluveitie. Il y a un mois à l’Alcatraz, la formation suisse avait fait un carton, il avait montré une cohésion remarquable et confirmé qu’il restait l’un des patrons en matière de Folk Metal. L’idée de retrouver la petite troupe dans un cadre plus intimiste et pour un concert plus long est très sympathique. L’entame classique avec « Ategnatos » et « King » fait son effet. Les deux chansons sont des pépites de Folk Metal puissant et mélodique. Puissant par le growl de Chrigel et un sacré rythme et mélodique grâce aux très jolis passages folk portés par le violon et la viole. D’entrée le groupe embarque le public dans des contrées lointaines et l’ambiance est à la fête dans une salle survoltée. Chanté en français, « L’Appel des Montagnes » est toujours aussi agréable avec son bel air de violon et un chant très pur. Tout le monde appréciant de retrouver un classique de l’ancienne époque du groupe. Après un excellent ‘Deathwalker’ le groupe va alterner entre classiques de l’ère Anna Murphy et titres récents de son répertoire. Et il va mouche de belle manière, le groupe montre une parfaite cohésion. Violon, flûte, viole et harpe sont sont très agréables et niveau puissance métallique le groupe sait envoyer du lourd. De l’ancienne époque « Quoth The Raven », « A Rose For Epona », « Thousandfold » ainsi que ‘Havoc’ font  leur effet auprès d’un public conquis et ravi. Mais en parallèle « Worship », « Artio » « Ambiramus » et « Epona » montrent que le groupe a su se rebâtir avec des chansons entraînantes montrant un équilibre entre mélodies fortes et passages Heavy teintés de Death. Il est tard mais le public reste en grande forme, la fête est belle et le final va être parfait. Avec « Breathe », le groupe propose un autre excellent titre récent porté par une jolie mélodie Folk et un chant divin. Le classique « Helvetios » fait ensuite son effet et clôture le concert en beauté. Tête d’affiche oblige le groupe revient pour des rappels attendus. Et avec « Rebirth » et « Iris Mona », il fait un joli carton, la deuxième classique total du groupe ravissant les fans. Eluveitie a proposé une superbe prestation et confirmé sa belle santé artistique. Le groupe achève parfaitement un festival parfait du début à la fin qui a fait un bien fou à tout les participants.

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Il nous reste à remercier les équipes du festival pour leur accueil, leur travail au service de la cause métallique et pour nous avoir permis de retrouver le monde d’avant le temps d’un week-end chaleureux et fraternel.

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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