Tous les voyants sont au vert pour Existance qui commence doucement mais sûrement à récolter les fruits de son labeur. Au fil des années, la jeune formation devenue grande a gagné en maturité et en expérience, ce qui justifie pleinement sa programmation au prochain Hellfest… En attendant, ils ont un nouvel album à défendre, Wolf Attack. Et c’est Julian Izard et Gery Carbonnelle, respectivement chanteur/guitariste et batteur, qui nous en parlent. 

Propos de Julian Izard (chant/guitare) et Gery Carbonnelle (batterie) recueillis par Axl Meu


Existance revient enfin avec son nouvel album, son premier en cinq ans ! C’est Wolf Attack. Pour commencer, j’aimerais savoir pourquoi vous avez pris autant de temps pour sortir le successeur de Breaking The Rock…

Géry Carbonnelle (batterie) : Il faut savoir que l’album a été enregistré en 2019 juste après la tournée que nous avons effectuée avec Primal Fear et Riot V. Si tout s’était déroulé comme prévu, il serait paru en 2020… Évidemment, la crise sanitaire a fait que nous avons dû revoir nos plans. Ça a été assez long pour nous. Mais bon, je pense qu’il serait totalement passé inaperçu si nous l’avions sorti avant.

Julian Izard (chant/guitare) : On aurait aimé le sortir courant 2020. Mais nous avons préféré décaler sa sortie. Tu sais, nous sommes encore un jeune groupe. Sortir un album sans être assuré de tourner, ça n’aurait eu aucun sens. 

Gerry, tu fais allusion à la fameuse tournée en ouverture de Primal Fear. Cette première grosse tournée a-t-elle eu un impact sur votre façon de concevoir votre Heavy Metal ? 

Humainement, ça nous a permis de mieux nous connaître. On est vraiment soudés. À côté, il faut savoir que Wolf Attack est le premier opus sur lequel figure Gerry. Et donc, sur le plan artistique, ça change beaucoup de choses. Son approche de la batterie est vraiment différente. Wolf Attack est vraiment l’album dont je suis le plus fier. On a vraiment essayé de mettre tous les moyens de notre côté pour obtenir le meilleur son possible. Grâce à cette fameuse tournée, nous avons rencontré François Merle, le guitariste de Manigance, qui a mixé et produit notre album. Cette tournée nous a apporté de l’expérience… Et ça se ressent sur nos compositions. 

Gerry : On peut dire que Wolf Attack est un album assez varié, puisqu’il regroupe les influences propres à chaque membre du groupe. Chacun a apporté ses idées… Et oui, c’est le premier opus sur lequel je figure, et c’est assez super ! 

Présentez-nous ce nouvel album… Existance évolue toujours dans son registre de prédilection, à savoir le Heavy Metal classique. Quel est votre crédo ? 

Julian : Tout est automatique. On fait tout simplement la musique que l’on aime. Chacun apporte ses idées que l’on développe ensemble. On écrit simplement un morceau dans l’optique qu’il nous plaise. Et si c’est le cas, on imagine qu’il plaira à d’autres personnes. 

Wolf Attack ne manque pas d’hymnes. Je pense notamment à « You Gotta Rock It » et « Rock’N Roll ». Ils sont faits pour fédérer… 

Ces morceaux résument bien notre philosophie de vie à nous quatre. « Rock’N Roll » évoque notamment notre passion pour la musique. Heureusement qu’elle est là. Sans elle, je ne serais sans doute pas aussi épanoui ! Quand je ne vais pas bien, je n’ai qu’à prendre ma guitare et composer pour me sentir mieux. 

« Ces morceaux résument bien notre philosophie de vie à nous quatre. « Rock’N Roll » évoque notamment notre passion pour la musique. Heureusement qu’elle est là. Sans elle, je ne serais sans doute pas aussi épanoui ! »

Tout à l’heure, vous m’expliquiez que Wolf Attack avait été enregistré et produit par François Merle, le guitariste de Manigance. Qu’a-t-il concrètement apporté à l’album ? Quels conseils vous a-t-il donnés ? Vous étiez déjà fans de Manigance avant de le solliciter ? 

Gerry : Oui, oui. Julian connaissait déjà Manigance. Moi, un peu moins. Donc, c’était un honneur que de pouvoir travailler avec lui. Bien sûr, ses propositions nous ont permis d’enrichir nos compositions. Son apport a été très bénéfique pour le groupe. La procédure était bien plus « classique » pour les albums précédents, n’est-ce pas Julian 

Julian : Avec François, nous avons vraiment pris le temps de sélectionner les sons de guitare qu’on voulait. Il nous est même arrivé de passer une journée entière à ne faire que ça ! À côté, il nous a aidés sur les arrangements et a apporté sa touche personnelle à l’album tout en restant à notre écoute. 

Au fait, Julian, pourquoi l’image du loup sur cette pochette ? 

L’image du loup me suit depuis les débuts d’Existance. Tu vois, mon père (Didier Izard, ex-H-Bomb, NDLR), on le surnommait le loup hargneux. Et quand j’ai commencé le groupe, l’une de mes premières compositions s’intitulait « Son Of Wolf »… Et Wolf Attack, c’est un peu ça. Le jeune loup a grandi, il a évolué et désormais, il doit se débrouiller tout seul…

Julian, tu as décidé de rendre hommage à ton père sur cet album le temps d’une superbe ballade « Tears Of Fire » et d’une reprise d’H-Bomb, « Gwendoline »…

C’est exact. Si tu veux, « Tears Of Fire » m’a permis d’extérioriser tout ce que j’ai ressenti suite à la disparition de mon père. Et pour moi, c’était normal d’enchaîner avec une reprise d’H-Bomb, « Gwendoline », tout simplement parce que c’est le morceau dont il était le plus fier. Beaucoup de nos fans sont également fans d’H-Bomb. C’était donc un beau moyen de lui rendre hommage. Si je ne dis pas de bêtises, nous l’avons joué deux fois : une fois au Petit Bain et une autre fois à Vouziers, en 2019. On ne le jouera plus. La boucle est bouclée. 

Qui s’est occupé de la pochette de l’album ? 

C’est Mario López, un guatémaltèque… On l’a tout simplement contacté via les réseaux sociaux. On avait déjà consulté ses travaux, notamment les illustrations qu’il a faites pour Evil Invaders. On savait que c’était un point qu’il nous fallait améliorer. C’est vrai qu’à l’époque, on n’accordait pas trop d’importance à nos illustrations… C’était vraiment du fait-maison. D’ailleurs, notre label japonais nous avait déjà fait la remarque. Finalement, je dois avouer qu’il avait raison. Donc on fait appel à un professionnel, en l’occurrence Mario López, et lui avons donné les idées qu’on avait et il a développé tout ça. 

Votre dernière grosse annonce, c’est votre signature chez Blood Blast, filiale de Nuclear Blast. Le label s’occupera de votre distribution sur les plateformes numériques. 

Gerry : Oui, voilà. Pour la distribution physique, nous avons démarché d’autres structures, mais nous n’avons pas vraiment eu d’offres intéressantes. Raison pour laquelle nous avons décidé de tout faire en autoproduction pour ainsi rester maîtres de notre musique. À côté, on savait qu’il nous fallait développer notre distribution sur les plateformes de streaming, qui est la norme aujourd’hui, et pour ça, Blood Blast était parfait. Vu que ses représentants bossent avec Nuclear Blast, ils savent vraiment de quoi ils parlent. Et finalement, ça nous libère beaucoup de temps ! Pour ceux qui veulent se procurer notre album en version physique, il faut passer par notre site Internet (https://existanceband.com, NDLR). Après, on est en train de voir pour diffuser notre album chez Gibert Joseph à Paris et via le site Grumpy Mood

Pendant le confinement, vous avez lancé une mini-série : Legends Never Die ! Allez-vous la continuer ? 

Julian : On va dire qu’il y a un « point-virgule ». En tout cas, je ne sais pas ce que tu en penses Gerry, mais moi, j’ai adoré reprendre tous ces morceaux. 

Gerry : Pareil. Ça nous a vraiment aidés à tenir le coup. On ne voyait plus beaucoup, mais reprendre ces morceaux nous a permis de rester en contact. 

Julian : Et aussi de travailler nos instruments. Sinon, pour répondre à ta question, la série n’est pas forcément arrivée à son terme. Peut-être que nous aurons le temps d’en faire d’autres par la suite. C’est vraiment un projet que nous avons pris au sérieux. Rien n’a été fait à l’arrache. 

Gerry : Et puis, nous avons eu beaucoup de bons retours. On a fait en sorte de reprendre des morceaux qui n’ont pas été souvent, voire jamais, repris. Certains fans nous ont même demandé de sortir tout ça en CD. Qui sait ce que l’avenir nous réserve ?! 


Existance, c’est : 

Julian Izard : Chant, guitare 

Antoine Poiret : Guitare 

Julien Robilliard : Basse 

Géry Carbonnelle : Batterie 

Discographie :

Existance (2012)

Steel Alive (2014)

Breaking the Rock (2016)

Wolf Attack (2021)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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