Nous étions le 29 octobre dernier à la Cave aux Poètes de Roubaix pour le concert de Junon et de Pogo Car Crash Control, deux formations dont nous vous avons déjà vanté les mérites en nos pages. Et que dire si ce n’est que le public ne s’est pas fait attendre et qu’il n’a pas eu du mal à retrouver ses automatismes en ce dernier week-end d’octobre ? Ce soir, la petite cave est bien remplie et le public impatient de vibrer au rythme des sonorités de deux combo à l’affiche…

Par Axl Meu et Alan Dujardin

Crédit photos : Sébastien Feutry


Auteur d’un premier EP, The Shadows Lengthen, tout dernièrement édité par le label Source Atone RecordsJunon (qui n’est autre que le nouveau groupe lancé en 2020 par les ex-General Lee) avait réussi à interpeller par l’intermédiaire d’une musique complexe, à mi-chemin entre le Post-Metal et le Hardcore. Désormais, il lui fallait tout simplement faire ses preuves sur scène. Pourtant, la formation, qui n’est qu’à sa deuxième performance, n’a pas de mal à imposer son esthétique : l’ensemble s’avère fabriqué pour faire mouche sur scène, et ce n’est pas Arnaud (que l’on n’avait pas vu chanter depuis le 4 juin 2016…) qui nous contredira. Dans son élément, il n’hésite pas à aller à la rencontre du public pendant les instances plus « Hardcore » de sa musique et rejoint ses comparses pendant les moments d’accalmie, parfois « shoegaze » dans l’âme, souvent esquissée par Alex, l’un des trois guitaristes de la formation. Ici, Junon nous livre un concert intense, tiraillé entre la colère et d’autres émotions plus fébriles comme la mélancolie. Bref, c’est une belle performance qui ne laisse présager que des belles choses pour le combo ! Vite, l’album ! 

Place désormais à Pogo Car Crash Control, LA relève du Punk Rock hexagonal qui, après deux albums à son actif (dont un dernier, Tête Blême, paru en 2020…), peut se targuer d’avoir déjà beaucoup de conquêtes à son actif ! Il faut dire que le jeune quatuor, particulièrement en faveur de la mixité (« More Women On Stage ! »), explose tout sur son passage et qu’il enchaîne sans discontinuer ses chansons dans la joie et la bonne humeur. Ce soir, il nous a réservé un set d’une vingtaine de titres, c’est-à-dire assez pour encourager l’ensemble de la cave à se rentrer dans le lard (Vous y étiez dans ce mini wall of death ? Nous, oui !). C’est simple : on bouge sur le très  »groovy » « Tête blême », on hurle les paroles à tue-tête sur le très puissant « Déprime Hostile » ou même l’excellent « Crève » qui vient finir le set, mais on sourit aussi (on n’aura jamais le fin mot de l’histoire concernant l’origine de « La Cave aux Poètes »). Bref, difficile de ne pas tomber sous le charme de cette sympathique formation qui, malgré sa montée en puissance, n’a pas oublié l’essentiel : prendre du plaisir sur scène tout en restant proche de son public. À voir et à revoir sans modération ! 

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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