Il y a du Rock au Mans, et pas n’importe lequel ! Porte-parole de sa scène Rock Psychédélique, Stone From The Sky avait fait son grand retour ces derniers mois en publiant Songs From The Deep Water. Un troisième opus pour le groupe, qui nous en révèle les ficelles.

Propos du groupe recueillis par Axl Meu


Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Flo (guitare) : On a monté le groupe Dimitri (basse) et moi courant 2012 ! On avait comme projet au départ de lancer un projet de Rock Psyché… On a trouvé un batteur, on a mis pas mal de temps à se chercher, à trouver notre direction. Ce n’est que par la suite qu’on a fait paraître notre premier EP, NGC 1976… Et après, on a changé deux fois de batteur… Après le départ de Dylan avec qui nous avons enregistré des albums, Simon est arrivé, puis nous avons commencé à travailler sur Songs From The Deep Water.

Bien qu’il y ait eu ce changement de batteur, on reconnait bien votre style : Songs From The Deep Waters propose un Rock / Stoner Psychédélique instrumental… Que faut-il savoir au sujet de ce nouvel album ?

Dimitri (basse) : Songs From The Deep Water a un peu été composé comme les autres opus. En général, la plupart du temps, on part d’un riff que propose Flo. On bidule, on complète, puis à la fin, ça devient un morceau. Nous ne sommes pas trop à jammer, plutôt du genre à se poser et à réfléchir sur la tournure que prendra un morceau… Aussi, puisque nos morceaux sont des instrumentaux, il faut faire attention à ce que l’auditeur ne s’ennuie pas et à avoir des choses à raconter. C’est pourquoi nous essayons de surprendre les auditeurs…

Parlant sonorités, il y a toujours une quantité importante de couches sonores dans vos morceaux. Comment vous y prenez-vous pour mettre tout ça en place ?

En fait, pas tant que ça pour finir ! Quand j’ai lancé Stone From The Sky, je reprenais la guitare, donc on va dire que mon jeu de guitare a été expressément conçu pour ce groupe. À la base, j’avais beaucoup de pédales d’effet, mais par la suite, j’ai décidé d’épurer l’ensemble et d’aller à l’essentiel. Comme tu le sais, nous sommes un groupe d’instru’… C’est simple, pour créer ce genre d’atmosphères, il suffit tout simplement de bien connaître son instrument et son matériel. Après, dans nos morceaux, il y a régulièrement des alternances : de la guitare « lead », on passe à la basse « lead », et ainsi de suite. On n’est que trois dans le groupe, la mélodie vient de la basse, donc c’est différent ! C’est vraiment ça qu’on essaie de faire avec Dimitri : se passer la balle en permanence !

« Stone From The Sky est un groupe « démocratique » dans le sens où chacun apporte ses idées. Finalement, on arrive à un résultat auquel personne n’avait réellement pensé. »

Comment avez-vous pensé à la tracklist de l’album ?

En fait, ça n’a pas du tout été réfléchi. Cependant, on savait que « Talweg » conclurait l’opus, étant donné que c’est un morceau un peu inédit de notre part. Quant à « 49.3 Nuances de Fuzz », on voulait le mettre à la fin étant donné que c’est le plus puissant de l’opus. C’est un peu pareil pour « Godspeed ». On voulait le mettre en ouverture… Ensuite, pour les autres morceaux, c’est un peu venu comme ça ! On a écouté plusieurs mix’, et on a créé une track-list qui nous semblait le plus cohérent possible !

Dimitri : Globalement, on se pose tous les trois dans une pièce et on discute. Stone From The Sky est un groupe « démocratique » dans le sens où chacun apporte ses idées. Finalement, on arrive à un résultat auquel personne n’avait réellement pensé. C’est un peu pareil pour les setlists !

Le dernier morceau « Talweg » est un peu inédit du fait de ses « spoken-words ». Si mes souvenirs sont exacts, un Talweg est une sorte de vallée…

(Rires) Alors, en fait, ce morceau a été composé durant le confinement. On l’a composé, puis on a demandé à un de nos amis, Pierre, de participer à l’écriture de ce morceau. C’est un très bon ami à nous… Il est venu nous accompagner en tournée à deux reprises et venait chanter à nos cotés à la fin de nos concerts. On s’est dit que ce serait cool de faire quelque chose avec lui… On lui a envoyé nos pistes, il nous a envoyé les siennes, c’est tout. Le titre n’a rien à voir avec le morceau… C’est juste que Pierre avait entendu ce mot lors d’une randonnée et qu’il l’avait trouvé cool ! C’est simple, il a décidé de le réutiliser et d’en faire un morceau.

Est-ce que ce morceau est annonciateur de ce qui va se passer par la suite ?

Non ! On a adoré composer avec Pierre, enregistrer ce morceau, mais je ne pense pas que l’on serait à l’aise à ne composer que ce genre de morceaux. On se sent vraiment bien à trois. Cependant, nous n’excluons pas d’autres collaborations par la suite. Le reste de l’album, lui, est plus annonciateur de ce qui va se passer dans les années à venir.

Dimitri : On aime bien ce genre de collaborations… On aime juste expérimenter, il n’y a pas de calcul, ou je ne sais quoi !

Maintenant que l’album est sorti, qu’allez-vous faire ?

Pour le moment, nous avons pu donner trois concerts (interview réalisée en décembre, NDLR)… On prévoit de partir en tournée en avril prochain, le temps de dix dates, mais pour le moment, il est encore difficile de se positionner ! S’il le faut, on prendra notre mal en patience !


Stone From The Sky, c’est :

Dimitri : Basse

Florent : Guitare

Simon : Batterie


Discographie :

Fuck The Sun (2017)

Break A Leg (2019)

Songs From The Deepwater (2021)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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