Malgré les multiples annulations, reports de concerts, la tournée d’Igorrr a été maintenue. Une chance pour ceux qui avaient leur place depuis… presque deux ans maintenant ! C’est donc avec joie que, le 8 décembre dernier, nous retrouvons l’Aéronef pour ce nouveau concert d’Igorrr (la dernière fois que la formation s’est produite, c’était en 2017, en configuration Club, c’est dire si la renommée du groupe n’a fait qu’accroître ces dernières années !). Et pour cette reprise, le public français (et belge) ne s’est pas fait attendre : il faut dire que fort d’une proposition artistique singulière, Igorrr sait attirer l’attention !

Par Alan Dujardin


En guise d’amuse-bouche, nous avons droit aux Français d’Horskh, un trio d’Electro/Indus’, parfait pour chauffer le public ! La configuration sort de l’ordinaire : le batteur est disposé au centre entouré de ses musiciens (claviers, guitares…) et les tenues évoquent l’univers Indus’ et Cyber Punk… Ici venus défendre leur nouvel opus, Wire, les musiciens ont mis les bouchées-double pour faire bonne impression chez les fans d’Igorrr. La musique, s’il reste froide et particulièrement mécanique, dans son ensemble, reste dynamique et les musiciens ne sont pas statiques. Un mot sur le soin apporté sur les lumières ? L’ensemble est particulièrement efficace et tout est fait pour faire de ce concert un spectacle total où tous les sens sont mobilisés. Voilà, sans pour autant réinventer le genre, Horskh propose une musique puissante et énergique, ce qui lui permet de conquérir l’ensemble du parquet dans les dernières chansons.  

Gautier Serre trône désormais tout du haut de ses platines ! Et pour l’accompagner, un tout nouveau line-up pour défendre les mérites de Spirituality and Distorsion paru en 2020 : JB Le Bail (Svart Crown) a désormais pris le rôle du chanteur guttural et Aphrodite Patoulidou, celui du rôle de la chanteuse lyrique ! La performance de ce soir met en lumière la formation telle qu’elle a toujours été : éclectique, originale et singulier. Toujours dans un registre Metal/Expérimental/Baroque Jazz, Igorrr pioche principalement dans ses deux derniers opus, Spirituality and Distortion et Savage Sinusoid pour rattacher les néophytes à sa cause (sans oublier les fans de toujours – « Tout Petit Moineau », « Caros » et « Pavor Nocturnus » leur rendront hommage). 

Et il n’y a pas à dire : les nouveaux membres incarnent à perfection leur répertoire : Aphrodite Patoulidou et JB Le Bail captent une partie de l’attention sur eux (à part lors du final incroyable assuré par l’incroyable Sylvain Bouvier). Il faut dire que leurs vocalises, soit growlées, soit burlesques, en solo ou épaulées par les rythmiques ne laissent personne de marbre, qu’elles nous touchent au plus profond de notre âme, et qu’elles participent grandement à cette impression de « chaos organisé » aménagée par les parties instrumentales et les superbes lumières. Bref, le concert particulièrement captivant, il nous a été difficile de décrocher un œil de la scène. 

La soirée fut riche en émotions et en saveurs, car les deux groupes ont su convaincre le public avec brio. On peut même dire que ce fut un sans-faute. Aucun problème technique ni même de fausse note. Vite, la suite ! 

Retrouve les photos prises par Moris DC en cliquant sur ce lien : http://www.heretik-magazine.fr/2021/12/18/photo-report-igorrr-horskh/

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Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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