Désormais incontournable, The Black Lab a su s’implanter dans le paysage musical des Hauts-de-France et faire l’unanimité grâce au matériel proposé dans ses locaux de répétition, sa bonne bouffe, mais aussi grâce à la qualité de sa programmation. Et même en pleine reprise épidémique, la salle n’en démord pas et continue de programmer des événements. En décembre dernier, le 10, plus précisément, la rédaction était présente à Wasquehal pour voir se produire Noise Emission Control, Headcharger et The Butcher’s Rodeo dans le cadre d’une soirée placée sous le signe du Rock (énervé) français.  

Par Axl Meu


Noise Emission Control ouvre la soirée avec l’envie d’en découdre. En effet, la machine à riffs douaisienne – qui n’a pas foulé la scène depuis un bon moment – doit prouver qu’elle n’est pas rouillée et qu’elle en a encore dans le ventre. Pour ce faire (et sans doute pour chauffer son public), elle a dernièrement présenté un clip « Poussière », l’occasion pour elle de mettre à jour son répertoire. Naturellement, le nouveau morceau nous est présenté ce soir et s’intègre particulièrement bien au reste du set classique – mais dynamique – proposé : tout n’est que rythmiques dopées à la Monster Energy Drink et nourries par de très bonnes influences des Damned jusqu’à Everytime I Die (surtout pour les vocals !). Bref, après avoir été habités par leur High Energy Rock le temps d’une grosse demi-heure, les quatre nordistes peuvent repartir avec le sentiment du devoir accompli.

Peut être une image de 1 personne, jouer d’un instrument de musique, position debout et guitare

Place désormais à Headcharger. Après une période d’incertitude, la formation nous revient avec Rise From The Ashes, un opus résolument Rock, taillé pour la scène, particulièrement symbolique (renaître de ses cendres…). Et pourtant, nous ne l’avions pas oubliée. C’est donc avec plaisir que nous retrouvons Sébastien Pierre et son équipe venus brancher leurs amplis à The Black Lab le temps d’un concert généreux de presqu’une heure ! Naturellement, la formation – qui sait tirer profit du confort de jeu proposé par les lieux – déroule son savoir-faire Rock à mi-chemin entre le Sludge et le Stoner Rock pour notre grand plaisir et tire de son nouvel opus pas moins de six morceaux (« Magical Ride », « Rise From The Ashes »…). Si l’on peut regretter un petit manque de folie, la performance reste solide : les cinq protagonistes ne laissent aucune place à l’improvisation : le set est réglé comme du papier à musique (les interventions, les changements de guitares, etc…). Cette nouvelle performance de Headcharger en nos contrées rassure : non, la pandémie n’aura pas eu le dernier mot sur elle ! 

Peut être une image de 2 personnes et personnes debout

Place désormais à la tête d’affiche de la soirée : The Butcher’s Rodeo. Ce soir, cette énième performance (et la première chez nous depuis… on ne sait plus !) est un peu particulière. Privé de son batteur, Tristan Broggia, The Butcher’s Rodeo a fait appel à Théo Gendron (actuel batteur de Dagoba) pour le dépannage et a profité de ce nouvel concert pour présenter HAINE, son nouvel opus, à la saveur particulière, puisqu’il est intégralement chanté en français par Vincent Peignart-Mancini désormais remis de ses problèmes de santé. Naturellement, le concert se veut énergique et anime la fosse de manière quasi-instantanée : ça marche. Vincent, épaulé par les rythmiques de son frère jumeau (Julien), hurle toute sa haine sur une partie de ses nouveaux titres, tous appelés à devenir des hits (« Lâche ! »…) et n’oublie pas de penser aux personnes qui lui sont chères (on pensera à Julien Dottel, bassiste de Bukowski, décédé en octobre dernier…) jusqu’au final interprété à même la fosse (la batterie et les guitares s’y sont invitées pour un dernier circle-pit animé par Vincent « himself »). Bref, le sourire aux lèvres, le chanteur et son équipe ont signé leur « come-back » de la plus belle des manières : dans la joie et la bonne humeur. Petite réserve néanmoins : pourquoi le groupe n’a-t-il pas pris le temps d’inviter Fred (chanteur de Noise Emission Control) et d’y assurer « Le désordre », un nouveau titre sur lequel il figure ? On ne sait pas !  

Peut être une image de 2 personnes et intérieur

Voilà une nouvelle belle soirée signée « The Black Lab » à qui l’on souhaite de réussir encore et toujours, malgré l’adversité et les nouvelles incertitudes. 

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