Si Sweet Needles a pris le temps pour accoucher de son premier opus, « Tormenta », avouons que l’attente en valait la chandelle ! La formation, partisane d’un renouveau du Hard Rock, nous a présenté cet opus et, par la même occasion sa conception de la musique !

Propos d’Arthur Calonne (basse) et de Arthur Bonnot (guitare) recueillis par Axl Meu


Salut ! Comment vous portez-vous ? Il me semble que votre premier opus, Tormenta, a fait l’unanimité depuis sa sortie ! Comment vivez-vous ça ? Malgré la pandémie, vous réussissez à faire parler de vous, ce qui n’est pas une mince affaire ! 

Arthur Calonne (basse) : Effectivement, notre premier album a très bien été reçu tant au niveau des médias que de notre public, donc pour nous on peut dire que c’est clairement une réussite à notre niveau ! Ce n’était pas une mince affaire, mais après toutes ces années ça fait plaisir de se dire qu’on a enfin passé le cap du premier album avec un produit fini dont nous sommes très fiers. 

Votre actualité est particulièrement vive en ce moment. Vous êtes passés à la TV sur France 4 dans le cadre de l’émission « Culture Box ». Comment la session s’est-elle déroulée ? Partagez nous votre expérience ! 

Arthur Calonne : Les gars de l’organisation sont au taquet, tout est bien organisé, c’est carré !

Arthur Bonnot (guitare) : C’était une très bonne expérience, toute l’équipe était bienveillante, et on a passé un très bon moment pour notre première télé. Ça fait vraiment plaisir d’avoir été programmé dans cette émission. On sait tous que c’est assez rare de voir des groupes évoluant dans l’univers du Rock à la télé française. 

Vous avez pris le temps de composer ce premier opus. La trajectoire du groupe est assez particulière. Votre style de musique a drastiquement évolué depuis vos débuts. Comment l’avez-vous conçu ? 

Arthur Calonne : Comme cet album nous a pris quelques années… C’est vrai qu’on a eu le temps d’évoluer. Les goûts et les envies changent, mais ce qui est bien, c’est qu’on a tous évolué en même temps avec la même vision… Donc tout s’est fait naturellement. 

Arthur Bonnot : Pas mal de morceaux sont composés devant un ordinateur avec une guitare. C’est là où le squelette du morceau prend forme et prend vie. Mais on a cette vision de groupe et du live qui fait qu’on répète toutes les semaines pour essayer les idées en répétition, voir si la sauce prend et si tout se passe bien avec tout le groupe qui joue. Parfois des morceaux sont écrits en « jammant » au studio comme « Tormenta » ou bien « Headache ». On avait aussi cette envie de mixer les influences qu’on aime, se faire plaisir et transporter l’auditeur vers des univers différents et surprenants parfois. On ne voulait pas un album linéaire. 

Sweet Needles propose une musique à mi-chemin entre le Rock classique et le Metal. Quelles sont vos références ? 

Arthur Calonne : On a tous des groupes qu’on admire qui nous rassemble mais on a aussi nos petites préférences bien sûr ! Moi je suis un grand fan d’Aerosmith, de la scène Scandinave : Kvelertak, Avatar, The Hellacopters… Le mot d’ordre est d’essayer de toujours avoir une touche d’originalité dans un morceau et tenter de faire en sorte que le morceau parle au rocker mais aussi au hardos et metalleux. 

« On ne prétend pas réinventer le style, à l’inverse, on essaie de trouver le son « Sweet Needles », et je pense qu’on est plutôt sur la bonne voie. »

Comment êtes-vous parvenus à obtenir ce rendu aussi percutant qui, pourtant, reste très organique, très vivant pour finir ? Quels étaient vos objectifs quand vous avez commencé à enregistrer cet opus ? 

Arthur Calonne : Je pense que le live nous a beaucoup forgé, au niveau du son mais aussi de la composition et des structures de morceaux. Le fait de les tester sur scène et voir la réaction du public en direct, comprendre ce qui marche, ce qui ne marche pas et faire le tri dans tout ça nous a permis d’avoir un rendu efficace.

Arthur Bonnot : Oui, le live a été un bon exercice. On a vraiment misé sur le live depuis qu’on a commencé d’où la lenteur à sortir un premier album. Puis on a également pris le temps de trouver les bonnes personnes avec qui travailler (Alias Studio). Avoir une bonne équipe, ça change tout ! En tout cas, c’est cool que tu aies ressenti ce côté organique, ça fait plaisir ! 

Quelles sont les thématiques abordées sur ce nouvel opus ? Essayez-vous de vous détacher du carcan habituel du Hard Rock ? 

Arthur Calonne : Je pense que nous essayons d’appartenir à notre temps. Nous n’avons pas envie de reprendre tous les codes de l’époque… Forcément, nous nous en inspirons, mais le but reste d’avoir un son actuel et grâce à Alias Studio, je pense que nous avons trouvé une balance parfaite entre les différents styles abordés. Bien évidemment, on ne prétend pas réinventer le style, à l’inverse, on essaie de trouver le son « Sweet Needles« , et je pense qu’on est plutôt sur la bonne voie. 

Ce nouvel album propose un nouvel enregistrement de « Be Bop », déjà connu de vos fans. Peut-on dire qu’il s’agit là de votre hit ? Son clip est hyper bien foutu ! 

Arthur Calonne : Le clip a été réalisé par MédiaOffline. Ils sont très doués et on s’entend vraiment super bien avec eux. Ce sont des amours ! Après, pour « Be Bop », je ne sais pas si je peux dire que c’est le hit de l’album. Comme il est varié, j’ai envie de croire que cela dépend des goûts et des préférences. Personnellement j’opterais plus pour “From Hisingen To Paris” ou “Not The Only One”. 

La région des Hauts-de-France vous connaît, puisque vous vous êtes produits dans le cadre du Raismes Fest en 2019, si mes souvenirs sont bons. Que retenez-vous de cette expérience ? 

Arthur Calonne : Exactement, tes souvenirs sont bons ! La première fois que nous avons eu l’occasion de venir jouer dans le nord, c’était pour le Handi Rock Bike en 2018. L’année d’après, nous avons remporté le tremplin du Raismes Fest 2019. On adore jouer là-bas… Les gens sont très accueillants… Et il faut dire que dans cette partie-là de la France, les mélomanes sont très Hard/Metal/Rock et n’hésitent pas à se déplacer pour voir du live ! Ça reste notre plus gros concert en termes d’affiche. Quel plaisir de rencontrer ces pointures et faire de nouvelles découvertes, comme celle de DeWolff. C’était un super souvenir ! 

Désormais, quels sont vos plans pour 2022 ? En espérant que cette nouvelle année soit l’année de tous les possibles pour le groupe…

Arthur Calonne : Jouer dans de nouvelles villes, de nouveaux pays… On l’a toujours revendiqué : on reste avant tout un groupe de live et trouver un tourneur nous permettrait de passer à l’étape suivante.

Arthur Bonnot : Oui voilà, et retourner rapidement en studio pour préparer la suite !


Sweet Needles, c’est : 

Simon Dillinger : Guitare 

Arthur Bonnot : Guitare 

Hippolyte Bordes : Batterie 

Arthur Calonne : Basse 

Oscar Bonnot : Chant

Discographie :

Opus 33 (EP-2014)

Broken Bones (EP-2015)

Tormenta (2021)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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