Régulièrement, la rédaction d’Heretik Magazine vous donne rendez-vous sur ses platines et passe en revue ses dernières écoutes ! Plus connu, moins connu, plus vieux, moins vieux, une chose est sûre, tout le monde y passera ! 

Par la rédaction


AMORPHIS 

HALO

Atomic Fire Records

Death Metal mélodique 

On ne change pas une équipe qui gagne. Raison pour laquelle les Finlandais d’Amorphis ont décidé d’accompagner Markus Staiger dans sa nouvelle aventure : Atomic Fire Records. Changement de label peut-être, mais en aucun cas Tomi Joutsen et son équipe n’ont revu la formule qui a bâti leur succès. Toujours avec Jens Bogren, la formation a travaillé sur ce 14ème opus (mais aussi le dernier d’une trilogie amorcée par Under The Red Cloud) : c’est Halo. Un véritable voyage épique, mais aussi mélodique, au cours duquel elle se frotte à quelques sonorités plus prog’ d’emblée sur le premier titre du morceau « Northward ». Et pourtant, on reconnaît sa patte : les orchestrations signées Francesco Ferrini (Fleshgod Apocalypse) apportent un véritable « plus » aux atmosphères parfois « orientales » (on pensera d’abord à « On The Dark Waters », et le groupe n’oublie pas d’afficher une nouvelle fois toute sa sensibilité sur « My Name Is Light » en feat. avec la superbe Petronella Nettermalm). Bref, lourd, épique, contrasté, Halo s’impose déjà comme l’un des opus phares de 2022 ! 

Axl Meu

COBRA THE IMPALER

COLOSSAL GODS

Listenable Records

Heavy / Stoner / Metal Progressif 

Pour commencer, quelques faits. Dernièrement installé sur le territoire belge, Cobra The Impaler est la concrétisation du nouveau projet de l’ancien guitariste de Thijs De Cloedt (ex-Aborted) ici épaulé par quelques amis à lui (comme Dirk Verbeuren, batteur de Megadeth). Et sur le plan stylistique, Cobra The Impaler n’a rien à voir avec les derniers groupes référencés. Ici, les Belges sont revenus à leurs inspirations de base (très 90’s / 00’s dans l’âme) et ont proposé sur cette première cuvée une musique à mi-chemin entre du Lamb Of God et du Mastodon. Techniquement irréprochable, Cobra The Impaler met en exergue sa science du riff sans pour autant laisser de côté une fibre « live » (indispensable pour ce style de musique), et même atmosphérique que l’on peut même retrouver sur l’ultime piste de cet opus (« Moutain ») que l’on a eu du mal à voir défiler. C’est dire la cohérence du propos ! 

Axl Meu

CULT OF LUNA

THE LONG ROAD NORTH

Metal Blade Records

Metal Expérimental 

Ils sont inarrêtables. Un an après l’EP The Raging River, les Suédois de Cult Of Luna annoncent déjà l’arrivée du successeur du très bon A Dawn To Fear sorti fin 2019. Et avec The Long Road North, nul ne sera surpris à l’écoute de ce nouvel opus dans lequel Johannes Persson s’exprime avec toujours autant de justesse et de force, où les compos défilent sans laisser place un instant à un sentiment d’ennui et où l’ambiance se dépeint 70 minutes durant dans une suite de tableaux tantôt sombres et épurés, tantôt agressifs et énergiques. Les présences de la multi-instrumentiste suédoise Mariam Wallentin (sur l’hypnotique « Beyond I ») et des frères Mazzalai (du groupe Phoenix sur l’incroyable « Blood Upon Stone ») apportent un plus non négligeable à un album qui ne manque de rien, et surtout pas de qualités. Cult Of Luna fait ce qu’il fait de mieux et ce, avec brio. 

Cédric Cambien

DARCY

MACHINES DE GUERRE

Punk

At(h)ome

Un peu plus de trois ans après l’EP Fangio dont nous vous avions déjà parlé, Darcy revient plus énervé que jamais avec Machines de Guerre. Second album de la bande de roazhon punk (après Tigre en 2016), Machines de Guerre est un appel au pogo d’une quarantaine de minutes. Direct, révolté et toujours militant, Machines de Guerre est un uppercut, une violence sonore engagée qui fait grand bien en ces temps plus que moroses et clairement à chier que traversent ce que certains appellent encore “nos sociétés modernes”. Machines de Guerre c’est des crachats à la gueule des Lepen, des majeurs bien tendus pour l’occupant de l’Elysee, des featuring a avec Kemar (No One Is Innocent), Niko (Tagada Jones) et Pierre (Merzhin) ou encore des parpaings pour les porteurs de matraques et de LBD en uniformes. N’y allons pas par quatre chemins : Darcy est de retour avec ce qui est sa sortie la plus dévastatrice à ce jour. On ne peut donc que souhaiter aux Rennais de la réussite et de rencontrer un franc succès avec cet album qui sonne plus que jamais la relève du rock français à grands coups de directs du droit dans les oreilles. Nos voix sont des machines de guerre ! 

Romain Richez

IMMOLATION

ACTS OF GOD

Nuclear Blast

Death Metal 

Les Américains d’Immolation sont de retour cinq ans après Atonement et l’une des légendes vivantes du Death Metal n’est pas là pour faire dans la poésie avec Acts Of God, c’est certain. Tout est gras, puissant et impressionnant. La voix toujours plus gutturale de Ross Dolan vient se poser sur un océan déchaîné de riffs toujours plus efficaces (« The Age Of No Light » en est un des plus gros exemples) et l’ensemble des quinze titres ne souffre d’aucun temps mort. Lourdeur (« Shred The Light », « Incineration Procession »), mode char d’assaut (« Overtures Of The Wicked ») ou plus tempéré (« Let The Darkness In »), ce nouveau méfait d’Immolation n’a rien de linéaire. Et si le contenu est impressionnant de maitrise et de justesse technique, l’artwork n’est pas à négliger avec un travail toujours somptueux d’Eliran Kantor, déjà responsable d’une foule de superbes réalisations pour des groupes comme Archspire, Loudblast, Fleshgod Apocalypse ou encore Testament. Du très bel ouvrage !

Cédric Cambien

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.