Depuis sa création en 2013, In Hell, toujours sous la houlette de Fab Darkhell, continue de tracer sa voie et de faire résonner son Black Death provocateur. Le line-up enfin stabilisé, le quintette a sorti très récemment son deuxième album, Lex Divina Terrores. La rédaction s’est entretenue avec Fab afin de découvrir les dessous de ce nouvel et prometteur opus.

Propos de Fabrice alias Darkhell (guitare) recueillis par Fred.

(crédit photo : Moris DC) 


Comment se porte In Hell et comment le projet a-t-il traversé ces deux années chaotiques ?

In Hell se porte très bien, tous les membres sont très heureux de ce nouvel album et de son accueil un mois et demi après sa sortie. Comme pour pas mal de groupes, cette période a été compliquée, mais nous avons tenu à rester actifs. Pour soutenir les salles de concert, nous avons essayé d’organiser des concerts, quitte à jouer devant un public assis avec des jauges limitées. Aussi, nous avons continué aussi à proposer du nouveau contenu comme notre single « Eschatology From Heresy » sorti en mai 2022 et bien sûr, travailler sur Lex. Divina. Terrores. et en profiter pour l’enregistrer.

Comment doit-on appréhender ce nouvel opus en comparaison à Satanica Mundi ?

À l’époque de Satanica Mundi, le groupe était assez instable. On n’avait pas de batteur et le chanteur venait de quitter le groupe. James, son remplaçant, n’avait eu qu’un mois pour écrire les neufs textes de l’album. Ce qui a changé pour In Hell, c’est l’arrivée dans un premier temps d’Olivier au poste de guitariste et, dans un second temps, celle de Gus à la batterie. Pour de nouvel opus, on avait un « vrai » bon line-up. Nous voulions donner une évolution certaine au groupe avec des titres plus complets en lui donnant un côté plus professionnel. Donc voilà, Lex. Divina. Terrores. est la continuité de Satanica Mundi et témoigne de notre évolution musicale et d’une façon de travailler, que je qualifierais de plus professionnelle.

Comme tu l’évoquais, on ressent une filiation entre les deux albums. Toutefois, et cela vient peut-être de la production et du chant de James sur l’album, Lex. Divina. Terrores. semble avoir une dynamique et un esprit plus « Death » que « Black » dans sa construction globale. Tu partages ce ressenti ?

Effectivement, c’est le ressenti qu’on peut avoir sur la première écoute… mais au fur et à mesure, on commence à prendre bien note que le côté « Dark », malsain, propre au Black Metal est quand même bien présent sur cet album. Il est clair que James, qui a eu plus de temps pour écrire ses textes, a opté pour une façon plus « Death » de placer son chant… Mais, pour ma part et au vu des premières chroniques, je dirais que l’esprit « Blackened Death Metal » ressort le plus souvent. Maintenant, si je devais définir In Hell, je dirais qu’on est un groupe de Metal extrême…

Peut être une image en noir et blanc de 1 personne, jouer d’un instrument de musique, position debout et guitare

« Lex. Divina. Terrores. est la continuité de Satanica Mundi et témoigne de notre évolution musicale et d’une façon de travailler, que je qualifierais de plus professionnelle. »

Satanica Mundi jouissait d’une bonne prod’ mais plus crue à mon sens, une chaleur supplémentaire semble s’être installée dans votre son. Avez-vous eu une réflexion particulière sur celui-ci ?

Effectivement, tu as bien cerné la chose. Nous nous sommes fixés comme objectif de donner à Lex. Divina. Terrores. une meilleure production, surtout que c’était la première avec notre batteur, Gus. Dans un premier temps, nous avons tout maquetté pour être sûrs de ce qu’on voulait. Nous avons fait ensuite le choix de travailler avec Jay (bassiste d’Akiavel, NDLR). Il s’est occupé de l’enregistrement de la batterie et a pris à sa charge le mix et le master. Ça été un grand plaisir de travailler avec lui. Il s’est vraiment donné à fond et est d’une gentillesse extrême. On lui doit un grand merci. Pour le reste de l’enregistrement, il a été effectué chez notre bassiste Cédric.

Pour rester sur le son, Hostis Ecclesiae et Satanica Mundi lorgnaient à mon sens plus vers l’école de Morbid Angel, Lex. Divina. Terrores. me ramène inévitablement à la scène polonaise. De fait, les compos ont plus de lourdeur et les atmosphères des titres s’en trouvent approfondies. J’ai bon ?

Cela n’est pas faux (rires !), même si Morbid Angel que j’aime beaucoup n’est pas pour moi une grande influence. Par contre, là où tu vois juste et étant moi-même d’origine polonaise, je suis ultra fan de cette scène avec en première ligne BehemothVaderHate… Donc oui on peut trouver un rapport avec ces groupes et la musique de In Hell, mais comme je l’ai dit plus haut, on voulait vraiment donner une meilleure production sur l’album en incluant des ambiances effectivement plus lourdes et d’autres atmosphères symphoniques sur les titres « Amiyn » et « Hunter Become The Hunted. »

Vos textes très sombres et en prise directe avec le Black Metal. Qu’en est-il avec Lex. Divina. Terrores. ? 

Pour Lex. Divina. Terrores.James a pu bénéficier de beaucoup plus de temps dans l’écriture de ses textes, car nous voulions vraiment mettre l’accent sur le chant et qu’il soit totalement prêt et serein avant l’enregistrement et le résultat est franchement très bon. James travaille beaucoup pour écrire ses textes, en lisant beaucoup dans les livres d’histoires, mais également dans les livres saints, afin que ses textes soient au plus proche de la réalité. Comme le premier album, les textes de Lex Divina Terrores sont dirigés vers les trois principales religions monothéistes que nous rejetons totalement et pour cet album, il est question des souffrances, des terreurs que les religions affligent à ce monde depuis des millénaires 

Des plans sont déjà actés pour la promo et les live ? 

Toute la campagne de promotion est gérée en grande partie par In Hell et moi-même, nous n’avons pas attendu qu’un label nous signe, même si Mystyk Prod fait sa part de travail et nous a fait gagner en notoriété… Mais un groupe se doit de faire sa propre promo’ et cela se ressent aujourd’hui. De plus, nous n’avons rien lâché pendant cette période néfaste. Nous sommes toujours présents sur les réseaux sociaux et communiquons avec nos fans et grâce à tout ça, Lex. Divina. Terrores. rencontre une certaine ferveur. Et cela nous touche beaucoup. Pour les live, je pense que ça va être très compliqué de trouver sa place pour les groupes qui sont restés muet durant cette période virale, il est très difficile de trouver des concerts, car tous les groupes veulent se placer. Heureusement pour In Hell, nous aurons la chance de monter sur scène bientôt en avril pour deux dates à Bordeaux et Nantes. D’autres viendront s’ajouter. Nous savons que nous pouvons faire confiance à notre booker, Memento Mori booking Management, pour ça.


In Hell, c’est : 

Gus : Batterie

Olivier Dentreuil : Guitares 

James Spar : Chant

Darkhell : Guitare 

Ced : Basse 

Discographie : 

Hostis Ecclesiae (2015-EP)  

Satanica Mundi (2019)   

Lex Divina Terrores (2022)  

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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