C’est dans le cadre d’une soirée placée sous le signe des musiques extrêmes « made in les Hauts-de-France » que l’Aéronef de Lille nous a conviés le mercredi 23 mars dernier : Stengah, Oddism et Death Structure étaient à l’affiche bien déterminés à faire trembler le plancher du club de la salle lilloise. On y était !

Par Axl Meu


C’est Death Structure qui entame la soirée. Habituée de nos pages, la formation lilloise a su tirer son épingle du jeu avec un Death / Thrash bien ficelé porté par des musiciens experts en la matière (notamment de Max à la batterie, professeur de batterie à la Drumlive Academy ). Musicalement, ça tient la route et la formation peut défendre comme il se doit son dernier opus, Paroxysm, bien représenté ce soir, témoignant de son admiration pour des mastodontes du genre comme Machine Head. Parfait pour faire « headbanger » la salle et se chauffer pour le reste de la soirée ! 

On continue avec Oddism pour qui la pandémie a clairement joué en sa défaveur. C’est donc un poil revanchard que nous retrouvons les Montois. Et que dire si ce n’est qu’ils n’ont pas perdu leur fougue d’antan ? À peine la scène foulée, son plancher tremble (littéralement) et le public répond aux ordres de Giovanni qui hurle ses vocalises (hurlées) sur fond de rythmiques déconstruites. Toujours en mode « dérapage contrôlé », la formation défile ses partitions et ne laisse que trop peu respirer son public qui commence sérieusement à jouer avec le feu dans la fosse, fosse qui se verra même saluée par le frontman « himself » en fin de partie. Bref, Oddism a encore la « niaque » et ça fait plaisir à voir ! 

Place à Stengah. Habituée des salles des Hauts-de-France, la formation est montée d’un cran ces derniers mois en signant chez Mascot Records pour la sortie de son premier opus, Soma / Sema, et chez Gérard Drouot pour la partie « booking ». Une ascension « pas si express que ça » puisque les dernières performances pré-COVID (notamment en première partie des Tambours du Bronx en février 2020 au Métaphone de Oignies) témoignaient déjà de cette volonté d’évoluer, et dans le bon sens. Aujourd’hui, c’est donc l’Aéronef, au Club, et c’est blindé ! Stengah se sert donc de cette belle opportunité pour assurer la « release party » de son premier opus (après tout, ils sont chez eux, non ? La vraie « release party » s’est tenue quelques jours auparavant au Hellfest Corner à Paris) et montrer à quel point ils ont grandi ces deux dernières années. Et nous ne sommes pas déçus, puisque c’est une véritable déferlante de rythmiques alambiquées qui s’est abattue sur tout l’Aéronef, de quoi rendre totalement dingue le public : Nicolas au chant a gagné en confiance, Benoit assure toujours autant à la basse, Eliott fait toujours preuve d’une régularité imparable, Alex, le petit dernier, a su combler le vide laissé par Martin… Bref, Stengah est sur la bonne voie : travail, rigueur, régularité, voilà les maîtres-mots. Et disons que ces mots ne sont pas tombés dans les oreilles de sourds. Une très belle soirée !

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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