Repéré par la boîte de production Gerard Drouot Productions, Disconnected a déjà saisi de belles opportunités, comme celle d’assurer la première partie de Judas Priest au Zénith de Paris en janvier 2019. Ceux qui n’y étaient pas peuvent désormais se rabattre sur son deuxième opus, We Are Disconnected, sorti tout dernièrement.

Propos de Florian Merindol (Guitare) recueillis par Axl Meu 


Que s’est-il passé pour le groupe entre la sortie du premier opus et celui-ci  

En fait, moi, je suis arrivé pile-poil pour la première date du premier album. et très vite, en très peu de temps, on est partis en tournée en première partie de Tremonti. Ce fut une très belle expérience, comme tu t’en doutes. Tous étaient adorables… Autant pour l’expérience du groupe que l’expérience humaine, c’était vraiment cool. Ensuite, dans ce que l’on a fait de vraiment bien, on a ouvert pour Judas Priest. On a aussi ouvert pour Mass Hysteria à deux reprises… 

Dès le départ, Disconnected a affiché ses ambitions professionnelles… Vous avez tous un pied dans le milieu depuis un moment… Quoi qu’il en soit, pour ce deuxième opus, We Are Disconnected, il y a directement eu cette volonté de faire un opus sensiblement différent à White Colossus. L’ensemble est bien plus coloré… Quel a été le point de départ de ce nouvel opus ? 

En fait, ce qu’il faut savoir, c’est qu’Adrian (Martinot, guitare, NDLR) a commencé à composer ce nouvel opus juste après la tournée de Tremonti… Donc le côté positif auquel tu fais allusion n’est pas là par hasard. Cette phase de composition a duré six mois. Il était assez inspiré… Lorsque les idées étaient validées, il les a envoyées à Yvan qui a complété par dessus et qui, ensuite, a écrit les textes. Par la suite, chacun a apporté ses idées, ce qui fait que We Are Disconnected est bien plus complet, comparé à White Colossus qui n’est l’œuvre que d’une seule personne, AdrianWe Are Disconnected a été créé après une tournée qu’on a passée tous ensemble. On se connait désormais, du coup, on peut y retrouver un côté plus « uni » sur cet album. L’ambiance générale n’est pas exactement la même, même si Adrian reste le compositeur principal.

Sur cet album, il y a quand même une volonté de fédérer… Toi-même, qu’as-tu apporté ? 

Je n’ai pas apporté de compositions personnelles, c’est vraiment Adrian qui compose tout. Néanmoins, on a tous notre mot à dire. Tout le monde reste ouvert à toutes propositions. On discute, on parle ensemble. 

Je dois avouer avoir été surpris par la texture des morceaux. Le tout dernier morceau de l’album est bien plus atmosphérique, plus « Prog’ » que le reste ! 

L’ordre des morceaux a d’abord été choisi, mais ce morceau-là, on ne s’est pas véritablement posé de questions, tout est venu naturellement, il y a beaucoup de plans qui s’enchaînent. Il y a beaucoup plus de parties sur ce morceau que sur les autres. On est moins dans un délire « couplet / refrain / couplet ». Et, à partir du moment où il y a des plans qui s’enchaînent bien, on ne se pose pas la question. Il y a des plans qui suivront. Le fait de vouloir évoluer, de varier les styles – d’ailleurs, ça se voit aussi sur les autres morceaux de l’album – ça peut heurter pas mal de choses. 

De quoi parle l’album ? Quels sont les sujets abordés ? 

Les paroles sont écrites par Ivan (Pavlakovic, chant, NDLR), puis validées par tout le monde. Contrairement au premier album qui avait vraiment une ligne directrice, là, on a quand même des morceaux qui parlent de choses différentes, des morceaux plus ou moins engagés portant sur des sujets qui nous touchent… Et à côté, tu as des morceaux qui sont plus en mode « histoire » qui sont beaucoup plus abstraits et du coup, moins engagés. 

DISCONNECTED Le second album prévu pour le printemps

« Cet album est vraiment le reflet de nos goûts personnels. On voulait vraiment créer un album qui nous plaise de A à Z »

Quels sont les morceaux engagés ? 

Tu as déjà « Life Will Always Find its Way ». Après, je dois t’avouer que je n’ai pas tous les textes des morceaux pour te préciser de quoi ça parle. Mais par exemple, le deuxième single qu’on a sorti, « King Of The World », il ne parle pas forcément de l’actualité. C’est un morceau qui parle des personnes mieux placées qui prennent un malin plaisir à écraser les plus faibles. Ça dénonce vraiment quelque chose dans une ambiance vraiment très générale commune, tout ce qui est mauvais.

Le clip de « King Of The World » culmine déjà à 40. 000 vues sur Youtube. C’est une véritable prouesse pour un jeune groupe français. 

Oui, nous l’avons sorti il y a un mois et demi, quelque chose comme ça… !

L’ensemble est quand même plus coloré, même si les thématiques abordées peuvent être plus lourdes. Qu’en est-il de la pochette et de son caractère presque futuriste ? 

En fait, nous, notre idée, ça a vraiment été de proposer un ensemble à la fois globalement sombre et coloré. On en a parlé à notre graphiste et on en est ressorti avec ça. L’univers est délabré, tout en étant assez coloré. Ce qui crée un petit contraste. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais on y a mis pas mal de clin d’œil notamment à notre morceau « Unstoppable », mais vraiment léger. Tout en restant sombre et coloré. 

Que pourrais-tu me dire d’autre au sujet de l’album ? 

Cet album est vraiment le reflet de nos goûts personnels. On voulait vraiment créer un album qui nous plaise de A à Z. Plus tu prends du plaisir à créer quelque chose, plus tu prendras du plaisir à le défendre sur scène. Cet opus nous représente vraiment nous tous, et ça sera comme ça. Aussi, sur cet opus, on a vraiment essayé de s’ouvrir davantage, il y a des morceaux plus « Rock », et même des ballades…

« Your Way To Kill », notamment. 

Oui, en fait, c’est une partie de nous qu’on aime bien. On a fait ce choix de composer des morceaux qui seraient contraire aux attentes des fans. 

Quid de la production ? Je sais que l’album a été enregistré au Caverne Studio…

Oui, tout le travail derrière a été fait par notre batteur, Jelly (Cardarelli, NDLR). Il a mixé, masterisé… On est vraiment dans une démarche d’autoprod’. On a eu quelques contacts, mais à la fin, il s’avère que les premiers tests faits par Jelly étaient vraiment concluants. On a carrément adhéré, et il s’est senti de faire tout l’album, du coup, il a tout fait. 

Là, l’album sort pile-poil au bon moment. Vous allez pouvoir le défendre sur scène !

Ce n’est pas un hasard. Ça fait un moment qu’on veut le sortir, mais qu’on repousse la sortie… On a fait le choix de le sortir au moment de la reprise des concerts. La notoriété du groupe évolue encore… Et ça aurait été inutile de le sortir avant. Par contre, voilà, le fait de le défendre sur scène, c’est vraiment ce que l’on recherche. 

Quid de la prochaine tournée ? 

Là, pour le moment, on a des dates de prévues. On va faire le Hellfest sur la MainStage, mais aussi le Wacken Open Air et le RockFest… On a aussi une bonne nouvelle pour fin août qui sera dévoilée dans pas longtemps. Avec Gérard Drouot Productions, on est en train de voir pour organiser une tournée pour automne 2022 et pourquoi pas, à la fin de l’année, caler des dates au Japon et en Australie. 


Disconnected, c’est : 

Romain Laure : Basse 

Florian Merindol : Guitare 

Adrian Martinot : Guitare 

Ivan Pavlakovic : Chant 

Jelly Cardarelli : Batterie 

Discographie : 

White Colossus (2018)

The Downtime (EP-2021)

We Are Disconnected (2022)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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