Organisé par Charles Konieczna (bassiste de Virgil), le Douai Brutal Fest a fait son grand retour pour sa troisième édition ! Au programme : du Deathcore, du Black et du Doom, de quoi attirer pas mal de fans de différents horizons musicaux ! L’événement prend place une fois de plus à la MJC de Douai, l’endroit parfait pour accueillir l’événement. Cette dernière est dotée d’une scène ni trop grande ni trop petite, ce qui permet de créer une certaine proximité avec le public. C’est Abyss Light qui a lancé les hostilités !

Par Alan Dujardin

Crédit photos :  Moris Delciotto


Le quatuor peine un peu au début à nous mettre dans l’ambiance, mais rapidement les riffs font mouche. Les premiers « break-down » agitent le public et nous voilà mis dans le bain. Mick (guitare) et Alexis (basse) n’hésitent pas à venir attiser la haine dans la foule, attirant les plus timides à se joindre à la mêlée. Techniquement, les musiciens sont à la hauteur du style qu’ils jouent ! Les « gravity blasts » de Julien (batterie) et les growls d’Allan (chant) sont là pour en témoigner. Le concert se finit sur une note plus calme et plus atmosphérique pour laisser place à Coroners. On espère revoir le groupe avec un meilleur son pour la prochaine fois, et pourquoi pas avec un album à présenter ! 

Peut être une image de 2 personnes, guitare et intérieur

La soirée se poursuit dans la violence. Originaire de Belgique, la formation joue un Deathcore qui ne laisse pas indifférent. Lorenzo, le frontman du groupe, ne cesse d’attiser la foule en les appelant à tout retourner. Les autres musiciens, plus statiques, restent concentrés sur leurs instruments. Ce que l’on pourrait reprocher, c’est un manque de certitude dans la frappe du batteur. Le style ayant comme point central le groove, et les break-down nécessitent que la batterie soit parfaite tout le temps. Néanmoins, le concert n’est pas gâché pour autant. Ça ‘’mosh’’ à droite à gauche et les spectateurs peu friands de bagarre passent quand même un bon moment. Nous sommes loin d’un groupe amateur, mais comme pour Abyss Light, il manquait quelque chose au niveau du son pour totalement nous faire rentrer dans l’osmose ! C’est néanmoins sur une bonne note que finit ce show. Changement d’ambiance à venir avec l’arrivée de Virgil !

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Virgil a su s’imposer comme le groupe de la soirée. La salle se remplit de plus en plus, l’obscurité prend place et nous sommes directement plongés dans l’ambiance. Le groupe de Blackcore s’est rassemblé les deux publics des deux styles. Mélangeant tremolo picking, « blast beat » très intenses, atmosphère sombre et break down, notre attention est toujours captivée. Les titres les plus efficaces de l’album Divina Infernum sont de sortie tels que « Nigrum », « Voca » ou encore « Blasphemy ». En plus des autres morceaux présents sur l’album, les connaisseurs du groupe auront reconnu de nouveaux titres ! Penchant plus sur le côté Black Metal que Death, ces nouveaux titres sont plus élaborés et intenses. Sans avoir annoncé un album, il paraît évident que la formation nous prépare quelque chose. Reste à savoir quand la chose en question fera son apparition ! 

Peut être une image de 1 personne, barbe, position debout et texte qui dit ’HRTK MORIS DC’

Quatrième et dernier groupe de cette troisième édition du Douai Brutal Fest avec une note plus calme et posée. Un Doom/Black criard presque industriel vient absorber la salle d’ondes puissantes. Demande à la Poussière venu tout droit de Paris donne un concert qui nous donne envie de fermer nos yeux pour nous plonger totalement dans l’atmosphère. Le groupe, par la projection des vidéos, nous transporte dans des lieux obscurs et ténébreux comme des forêts. Cette immersion fait partie intégrante de l’œuvre de Demande à la Poussière, on ne pourrait imaginer leur concert avec des lumières roses de salle des fêtes. Pour le dernier morceau Krys (chant, guitare) met en route son alarme, créant la discorde et l’urgence avant de s’éteindre dans le silence. 

Peut être une image de 1 personne, jouer d’un instrument de musique, guitare et intérieur

Ce qu’on retient de cette édition est que chaque groupe a su se démarquer par son originalité. Il a su donner l’opportunité à une très jeune formation de s’exprimer qu’est Abyss Light et qui ne nous a pas déçus ! C’était aussi l’occasion de faire jouer les copains de Coroners… Virgil qui revient à l’affiche à pu démontrer leur travail passé pendant la pandémie. Et pour couronner le tout Demande à la Poussière qui vient fermer le bal tout en douceur.  

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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