Initialement prévu à l’affiche de l’édition 2020 du Rock In Bourlon, Gatecreeper s’est finalement retrouvé de l’autre côté de la région au théâtre Le Poche de Béthune pour sa grande première en France le 14 juin dernier. Pas de quoi nous décourager, surtout que Yarotz et Cavalerie sont également au programme : parfait pour nous mettre dans l’ambiance en vue du week-end chargé qui nous attend au Hellfest. 

Par Axl Meu

Crédit photos : Moris DC


Yarotz n’est pas inconnu du public nordiste. D’abord connue sous le patronyme de The Third Eye, la formation – plus si nordiste que ça – a dernièrement sorti son premier opus, Erinyes, qu’elle peut désormais défendre dans le cadre d’événements d’envergure comme le BetiZFest et le Hellfest. En attendant le HellfestYarotz se produit donc à la maison, histoire de régler les moindres détails de son show et – pourquoi pas – de faire découvrir sa musique à de nouvelles têtes. Et ça marche. Évoluant dans un registre mêlant Punk/Hardcore/Sludge, la formation fait mouche. Il faut dire que Yarotz a gratifié son show d’un jeu de lumière cohérent, ce qui lui permet de souligner la pesanteur des morceaux de son nouvel opus, interprété dans sa quasi-intégralité !

Cavalerie est une jeune formation francilienne qui monte, qui monte, qui monte ! D’ailleurs, il semblerait que les Parisiens se soient épris de notre région tant les performances livrées chez nous sont légion : à la Malterie (Lille), chez Oscaar (Marly), à Le Poche (Béthune), au Rock In Bourlon (Bourlon) et prochainement au Tyrant Fest (Oignies). Ce soir, Béthune ne le sait pas encore, mais va découvrir l’énergie punitive du trio parisien qui se plait à mêler l’énergie du Hardcore à la violence du Black Metal, et la dégaine des jeunes musiciens ne trompent pas : perfecto, tignasses blondes et du charisme. Et ça passe vite. Encore sur ses débuts, Cavalerie ne propose qu’un set « express » de 15 minutes dans lequel se mêlent compositions personnelles et même une reprise de Discharge (« The Nightmare Continues »). Courte, mais vraiment intense, la prestation de Cavalerie a séduit. 

Pour sa première fois en France, Gatecreeper investit le club intimiste du Poche de Béthune, un petit privilège dont on ne se serait pas passé chez Heretik Magazine. Gatecreeper, dernièrement signé chez Nuclear Blast, est en passe de devenir une référence moderne du Death Old School aux côtés de Carnation et de Skeletal Remains, et cette première en France ne nous a pas fait mentir. Puissant, organique, la formation – particulièrement influencée par les plus gros du genre (on pensera notamment à Obituary et à Entombed) – se la joue en mode « rouleau-compresseur » et allie la lourdeur du Doom à la puissance frénétique du Death Metal, sans oublier ce « groove » caractéristique qui fait la différence, notamment sur « From The Ashes » et « Puncture Wounds » ! Bref, gras à souhait, Gatecreeper nous a asséné une véritable claque et nous a donné une raison supplémentaire d’assister à sa performance au Hellfest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.