Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avons pas chômé ces derniers temps chez Heretik Magazine. Entre le bouclage du dernier numéro, le Hellfest, le concert de Steve Vai au Splendid, le Rock In Bourlon, sans oublier les autres dates qui sont venues animer la métropole lilloise – dont celle de High On Fire à l’Aéronef de Lille -, nous avons eu de quoi nous occuper ! 

Après un passage remarqué au Hellfest, High On Fire pose ses flightcases à l’Aéronef de Lille le 28 juin, ici en configuration intimiste : le club ! Ce qui n’est pas pour nous déplaire, le public est condensé, parfait pour faire ressortir toute la chaleur et l’énergie du combo américain. C’est Firebreather qui ouvre la soirée.

Par Axl Meu // Crédit photos : Moris DC


Trio suédois, Firebreather est une ouverture de choix pour les Américains. Dotée de compositions particulièrement prenantes (au hasard : « Kiss of Your Blade », « Dancing Flames », « Sorrow »), la formation parvient à se mettre dans la poche une foule qui ne connaît que trop bien les gimmicks du style joué ici : ça tabasse sévère, et ça ne fait pas semblant. Le public est donc séduit, ce qui semblerait être aussi le cas des professionnels du milieu puisque Firebreather a dernièrement annoncé collaborer avec Relapse Records pour la suite de son aventure. Chapeau bas !

Il fait déjà très chaud, et il ne faudra pas compter sur High On Fire pour faire redescendre la température. Adoubée par ses fans, la formation américaine est parvenue à faire le plein à une période où beaucoup regrettent le manque d’affluence dans les petites salles. Il faut dire que, porté par Matt Pike au chant et dernièrement épaulé par l’excellent Coady Willis (Big Business, ex-Melvins) à la batterie, High On Fire a la formule pour attirer les rockeurs ! Ça joue particulièrement fort (très fort même !) et High On Fire n’est pas là pour faire dans la demi-mesure : le Rock’n’roll est un mode de vie qui vit à fond, quitte à rendre le concert à la limite du supportable (quand on vous dit que ça joue très fort !). Et pourtant, c’est dans ces conditions que les compositions du groupe – qui oscillent entre le Sludge, le Rock’n’Roll et parfois même le Thrash Metal – prennent tout leur sens. Et nous pouvons dire que les amateurs de son houblonné en ont eu pour leur argent ce soir : c’était juste l’after parfait pour ceux qui étaient au Rock In Bourlon le week-end passé ! 

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