Il y a des soirées sur lesquelles il est difficile de faire l’impasse. Et la prestation d’Agnostic Front le mercredi 19 octobre dernier à The Black Lab (Wasquehal) était l’une d’elles. En pleine tournée européenne, la légende du Punk/Hardcore américaine nous a rendu visite avec ses copains de Charger, Spiritworld et Last Hope. Et ce n’était pas pour enfiler les perles. 

Par Axl Meu / Crédit photos : Moris DC


Autant le dire d’emblée, nous n’avions guère entendu parler des trois premières parties. C’était donc l’occasion pour nous de découvrir, tout simplement. La formation bulgare, Last Hope, lance les hostilités avec son Hardcore « américain », et vite, on sent qu’elle a fait tourner en boucle les classiques de Madball, Sick Of It All et Terror, de quoi remuer les fans d’Agnostic Front… Sans être originaux, les Bulgares font bonne impression et peuvent – au bout d’une demi-heure de concert intense – retourner dans leurs loges avec le sentiment du devoir accompli. 

Spiritworld a vite pallié le manque d’originalité de Last Hope avec sa musique à mi-chemin entre la Country, le Punk et Thrash Metal. Original, c’est le moins que l’on puisse dire. Après une entrée en scène digne des meilleures longs métrages de Clint Eastwood, la formation américaine – accoutrée à la mode « Far West » – impose le rythme frénétique de ses compositions « thrash » à la salle. Ça surprend et ça marche. Il faut dire que le set ne manque pas de « groove » ! Après renseignements, nous comprenons mieux pourquoi  Spiritworld a dernièrement signé chez Century Media

« C’est un peu comme Motörhead, mais sans Lemmy ». C’est un peu ça Charger : un power-trio qui exécute une sorte de Rock’n’Roll furieux… Ça manque clairement d’originalité, c’est vrai, mais après tout, on s’en moque. Car les Américains – qui nous présentent leur nouvel et premier album,Warhorse, dans sa presque intégralité – font les choses bien et finissent par nous embarquer dans leur univers. C’est gras, sauvage et plein de vie. Et puis, après tout, qui n’aime pas le style forgé par le Motörhead des années 80 ? 

Après une pause, la fameuse introduction d’Ennio Morricone finit par résonner dans l’enceinte de The Black Lab. On le sait d’avance, ça va cogner sec. Et nous n’avons pas été déçus. À partir du moment où les Américains attaquent le morceau « AF Stomp », la salle se met sens dessus dessous et par conséquent, il est difficile de rester au premier rang sans se prendre un coup. Et ça transpire, qu’est-ce que ça transpire ! Il faut dire que Roger Miret et sa bande ont ce « truc » pour réveiller la bête qui sommeille en nous, même au beau milieu de la semaine. Qu’on se le dise, ce regain d’énergie est tout à fait justifié : il est tout simplement impossible de rester de marbre quand s’enchaînent les classiques (comme « My Life My Way » et « For My Family »). Ils finissent même par nous téléporter quelque part dans le Bronx, c’est dire. On aime. Mais ce que l’on aime encore plus, ce sont les valeurs véhiculées par le groupe, comme celle du partage lorsque des membres de Spiritworld, Last Hope et Charger rejoignent la bande à Roger pour interpréter l’ultra-classique « Blitzkrieg Bop » des Ramones. La classe. La vraie. 

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Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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