Pour un concert de cette envergure – un samedi soir qui plus est – on aurait pu espérer que le public se masse en nombre devant le Splendid de Lille. Ça n’a pas été tout à fait le cas. Preuve à l’appui, le balcon du Splendid – habituellement investi en cas de grosse affluence – était fermé le 8 octobre dernier. Et pourtant, il n’y avait pas n’importe qui à l’affiche : Horizon Ignited, The Agonist, SepticFlesh et Hypocrisy s’étaient tour à tour produit dans l’ancien cinéma lillois. Nous y étions. 

Par Axl Meu / Crédit photo : Moris DC

Ouverture des portes à 18h, premier concert à… 18h15 ! Il fallait se lever de bonne heure pour assister à la représentation de Horizon Ignited. La salle est presque vide, et le groupe – qui évolue dans une sorte de Metalcore moderne – peine à convaincre pleinement le public. Les prises de parole sont parfois maladroites (et poussives) et les problèmes techniques ont clairement joué en leur défaveur. Dommage. 

La suite s’améliore quand The Agonist prend possession de la scène. Surtout connue pour être l’ancienne formation d’Alissa White-Gluz d’Arch Enemy, The Agonist peut aujourd’hui compter sur le talent et le charisme de sa « plus si nouvelle » vocaliste, Vicky Psarakis, pour continuer à faire parler d’elle. Et malgré quelques subterfuges (oui, la chanteuse s’est clairement aidée de bandes et nous n’avons pas été dupés), le set proposé – essentiellement composé de morceaux de son dernier EP en date, Days Before The World Wept, fut de bonne facture. C’est dynamique, et l’énergie dégagée par les Québécois est communicative. 

C’est vraiment lorsque SepticFlesh se prépare que la salle commence sérieusement à se remplir, et beaucoup regrettent de ne pas avoir été informés clairement quant au running-order. Cela étant dit, on ne peut cacher notre surprise de voir ScepticFlesh ouvrir pour Hypocrisy, tant les deux groupes jouissent d’une réputation quasi similaire. Dans le cadre de cette tournée, les Grecs – qui ont dû se produire sur une minuscule portion de scène – sont venus présenter quelques morceaux de leur dernier opus, Modern Primitive, qu’ils ont mêlés aux classiques tels que « Anubis » et « Dark Art ». Visuellement et musicalement parlant, tout était réglé comme du papier à musique, voire un peu trop même. Ça vous surprend ? Nous, non. 

Ce n’est qu’une fois les effets personnels de SepticFlesh rangés au placard que nous avons pu voir l’énorme batterie de Hypocrisy montée sur une sorte de piédestal, faisant alors ressortir le visuel du nouvel opus du groupe, Worship. Et bien que tout à fait honorable, cet opus ne sera représenté qu’à hauteur de trois titres ce soir (« Worship », « Chemical Whore » et « Children of the Gray »), laissant alors Peter Tägtgren faire une sorte de rétrospective de son énorme carrière. De ce concert fleuve, il y a eu du Penetralia, du End of Disclosure, du Osculum Obscenum, et j’en passe, et ce, finement exécuté pendant 1 heure et demi, de quoi ravir les fans de la première heure qui n’avait pas vu Hypocrisy se produire à Lille depuis… 2002.  

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Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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