Déjà un mois que Requiem, le nouvel album de No Return, marquant le retour de Steeve « Zuul » Petit au chant, est dans les bacs ! Pour en savoir un peu plus sur les tenants et aboutissants de cet opus, nous avons contacté Alain Clément, son guitariste.

Propos d’Alain Clément (guitare) recueillis par Axl Meu


Comment te portes-tu un mois après la sortie de votre nouvel opus, Requiem ? 

Écoute, je vais bien. Que ce soit à l’étranger ou en France, les retours ont été plutôt bons, ce qui est particulièrement encourageant ! 

Cet album de No Return n’est pas comme les autres. Il marque le retour de Steeve « Zuul » Petit au chant. Il avait participé à deux albums du groupe dans les années 2000, Self Mutilation et Machinery… 

Steeve m’a contacté début 2020 pour m’expliquer qu’il ressentait un sentiment d’inachevé avec No Return et qu’il était prêt à reprendre le poste de chanteur. Du coup, nous nous sommes rencontrés, nous avons parlé et nous avons posé les bases sur ce que nous voulions faire. Et puis voilà, ça a donné naissance à Requiem

Avec le temps, Steeve a évolué dans un autre style avec Zuul FX… Comment a-t-il géré le fait d’évoluer à nouveau dans un style Death/Thrash ? 

Il faudrait lui poser la question, mais oui, en termes de composition, chez No Return, nous composons la musique pour commencer et ce n’est par la suite que les paroles arrivent. Voilà, après, il est que Steeve a évolué techniquement en vingt ans. Il sait faire plus de choses. Je lui ai laissé carte-blanche, tant que ça reste dans l’esprit « No Return ». Il n’y a pas eu de soucis par rapport à ça, car la composition musicale était là. Lui, il a posé ses textes après. Le fait qu’il ait appris d’autres techniques vocales au fil des années ne peut être qu’un atout pour No Return. 

Les compositions, c’est toi qui t’en occupes principalement ? 

C’est Geoffroy (Lebon, guitare) et moi-même qui nous en occupons. On fait des maquettes qu’on envoie aux autres membres du groupe pour les travailler en répète. C’est comme ça qu’on procède en général. On apporte quelque chose de relativement abouti aux autres membres du groupe et on en discute ensemble pour voir quelle sera la structure la plus adaptée au morceau. 

Malgré le changement de line-up, on reconnait le style de No Return, et surtout ton style, toujours dans la mélodie, toujours dans la finesse….

Je ne me suis pas trop posé de questions en fait. Si tu veux, le but n’était pas de faire un « Machinery 2.0. », mais plutôt de faire un album qui nous représente aujourd’hui, sans renier notre héritage. Nous ne voulions pas surfer sur la nostalgie, mais plutôt montrer toute la palette musicale que No Return peut proposer en 2022, de manière à proposer un album moderne en adéquation avec l’esprit No Return

« Le but n’était pas de faire un « Machinery 2.0. », mais plutôt de faire un album qui nous représente aujourd’hui, sans renier notre héritage »

On peut donc dire que Requiem synthétise en quelque sorte tout l’univers de No Return…

Oui, tout à fait. No Return s’est depuis ses débuts inspirés de la scène Thrash américaine avec Metallica, Slayer, Exodus et Testament. Nous avons par la suite évolué en tant que musiciens, mais aussi musicalement, on a développé ce Thrash/Death Metal, tout en intégrant des éléments mélodiques. Quand j’écoute Requiem, je me rends compte qu’il est un mélange de ce que l’on peut faire. Il y a même des passages qui sont plus typées « Heavy Metal », d’autres plus « Prog Metal ». C’est vrai que c’est quelque chose d’assez important : évoluer techniquement tout en restant dans l’esprit initial du groupe. Ça a abouti à quelque chose d’assez complet et d’éviter une forme de linéarité. 

L’album se termine sur le morceau « The Black Wolf’s Kingdom » marqué par des vocalises claires. C’est bien Steve qui chante ? Pourquoi avoir mis ce morceau à la toute fin de l’album ? 

Oui. Il nous a paru intéressant de finir l’album sur un morceau nuancé, musicalement et vocalement parlant. Et puis, comme il y a différentes atmosphères sur ce morceau, ça nous a semblé être un bon final pour synthétiser l’ensemble de ce que No Return peut proposer. 

Quel est le concept derrière Requiem ? 

C’est en rapport avec avec l’espère humaine. L’homme, de par ses actes, n’a pas une attitude positive. Au niveau des différents thèmes, on aborde celui des avancées technologiques, pas forcément toujours positives. Les écrans – mais surtout la technologie dans son ensemble – a participé à la déshumanisation de l’homme et a renforcé l’individualisme. Autant certaines avancées technologiques sont bonnes, mais on peut regretter que les gens aient tendance à se renfermer sur eux-mêmes. L’album évoque aussi des problèmes psychologiques, ce sont des thématiques que No Return a toujours affectionnées. 

Qui a produit l’album ?

Olivier Didillon. C’est notre ingénieur-son « live ». On s’est dit que c’était le moment de faire appel à ses services pour le studio, surtout que nous avons travaillé sur cet opus en pleine pandémie, donc nous avons privilégié la proximité. Nous avons enregistré la batterie et le basse chez lui, la guitare et les voix, chez nous. Il a fait un superbe mix et un superbe mastering. Il n’a vraiment pas à rougir comparé aux albums que nous avons faits avec Jacob Hansen. Le son est vraiment puissant, moderne et surtout très qualitatif. 

Le projet, désormais, c’est de présenter l’album sur scène… Où pourrons-nous vous voir à l’avenir ? 

Là, le problème des dates et des tournées, c’est qu’il y a une forme d’embouteillage dû à tous les reports qui se sont accumulés ces derniers mois. Tous les groupes qui ont sorti un album ont envie de jouer, ce qui est tout à fait normal. Nous, on va essayer de donner le maximum de dates pour promouvoir le nouvel opus. On verra en 2023, mais pour le moment, ce n’est pas évident dû aux conséquences de la pandémie. 


No Return, c’est :

Alain Clément : Guitare

Steeve ‘Zuul’ Petit : Chant

David Barbosa : Basse

Joël Barbosa : Batterie

Geoffroy Lebon : Guitare

Discographie :

Psychological Torment (1990)

Contamination Rises (1992)

Seasons of Soul (1995)

Self Mutilation (2000)

Machinery (2002)

No Return (2006)

Manipulated Mind (2008)

Inner Madness (2012)

Fearless Walk to Rise (2015)

The Curse Within (2017)

Live XXX (Live-2020)

Requiem (2022)

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

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