Le 27 novembre dernier Le Grand Mix accueillait pour la deuxième fois de son histoire les héritiers du Rock ’n’ Roll australien : Airbourne, venus s’échauffer en marge de leur nouvelle tournée européenne dans un cadre intimiste devant 600 fans en délire. Nous y étions.

Par Baldric Auvray / Photo : Moris Delciotto


1h30 de pur show, sans pause. Les tubes s’enchaînent, ne laissant aucun répit aux spectateurs qui reprennent en chœur les refrains de Joel O’Keefe (chant, guitare). Le show se lance sur un « Ready To Rock » ayant visiblement marqué les esprits des Tourquennois puisque ces derniers se mettent à reprendre son thème principal à chaque courte pause que s’offre le groupe. Les Australiens sont à fond, se donnent, se déchainent. Seul Jarrad Jazz Morrice, guitariste rythmique tout fraichement arrivé qui – bien qu’offre une très bonne prestation – semble être assez en retrait par rapport au reste du combo.

La mise en scène est sobre et épurée. Visuellement, le groupe se contente d’un mur de Marshall et de quelques projecteurs halogènes sur les côtés, offrant alors au tout une ambiance chaude et industrielle. Et c’est tout. Un plateau, son plan de feu et seule la musique compte. L’ambiance ne passera par aucun artifice, Joel O’Keefe tenant la scène presque à lui seul. Entre blagues et course frénétique dans la fosse, l’Australien semble infatigable… contrairement à sa voix.

Car oui, les aiguës arrivent péniblement à atteindre la bonne hauteur. Et ça O’Keefe s’en rendra vite compte puisque il ne se risque plus à ces petites envolées en fin de live. Et l’on tient là certainement le seule point noir du concert : la performance vocale laisse parfois à désirer.

Ami et inspiration du groupe, Lemmy Kilmister est mis à l’honneur lors du morceau « It’s All For Rock N’ Roll », sept ans après sa disparition. Airbourne continue de lui rendre hommage – lui qui a cru au groupe à ses tout débuts – et nous invite à trinquer à sa mémoire avec un Lemmy préparé par Joel O’Keefe à l’occasion (un bar éphémère est même aménagé pour l’occasion) ! C’est peut-être l’un des seuls moments au cours duquel le ton est redescendu après toutes ces minutes de vacarme. Car, en effet, le groupe joue fort… très fort même jusqu’au rappel final de « Live It Up » introduit par Ryan O’Keefe qui s’amuse à chauffer le public à l’aide d’une sirène manuelle !

Il est 21h30, le show se termine. Tôt mais pourtant tout le monde est à bout de souffle, mais heureux. Airbourne a encore su donner du grand spectacle et ce n’est pas les quelques détails évoqués dans ce papier qui enlèveront la magie de ce moment à Tourcoing. « Rock n’ Roll Will never die »…

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