Après un EP entièrement acoustique, Unchained, les Franciliens de Red Mourning ont signé avec Flowers & Feathers leur retour à des sonorités plus « Metal ». Nous avons fait le point avec Sébastien Meyzie, leur bassiste.

Propos de Sébastien Meyzie (bassiste) recueillis par Axl Meu


Ça faisait quatre ans que Red Mourning n’avait pas sorti d’albums si on ne compte pas votre EP acoustique, Unchained. Que s’est-il passé pour le groupe entre-temps ?

Alors, forcément, comme beaucoup, nous avons été impactés par le COVID. On avait sorti, comme tu disais, sorti un EP acoustique en 2019, et nous avions prévu de donner des concerts « acoustique » en mars 2020… Tous ont été annulés, même si c’est quelque chose que nous prévoyons de faire à l’avenir. En fait, on était en plein processus de composition au moment où la pandémie est arrivée. Nous avons profité de cette période pour travailler à fond les nouvelles chansons, les arrangements, et ainsi de suite. Nous avons réussi à avancer malgré les événements qui sont passés. Nous avons enregistré cet opus l’année dernière, en 2021. La machine a pu redémarrer, même si ça a été difficile de ne pas pouvoir jouer ensemble. Nous avons dû avancer à distance et attendre la fin de cette période pour se revoir…

… Et donner des concerts. D’ailleurs, vous vous êtes produits sur la Hellstage du Hellfest cette année. Que retenez-vous de votre performance ?

Cette performance était initialement prévue pour 2020, donc, nous étions assez frustrés que le festival ne cessait d’être repoussé… Pour nous, ça a été une très belle expérience. Il n’y avait pas mieux pour nous pour symboliser notre retour sur le devant de la scène. Surtout à quelques semaines de la parution de notre nouvel opus.

Vous revoilà donc avec votre cinquième opus, Flowers and Feathers. Est-ce que tu pourrais me le présenter ?

Cet album marque une rupture dans notre discographie. Les nouvelles compositions ont été assurées soit par moi ou Alex, notre « nouveau » guitariste. Nos influences sont différentes de celles de Romaric qui penchait plus vers un album Metal à la Pantera et à la Lamb of God. Déjà, il y a de nouvelles couleurs et différentes influences qui sont importées dans notre musique. On a vraiment voulu pousser la variété. On voulait proposer dans ce nouvel opus une palette d’ambiances, de sonorités et même d’instruments assez larges de sorte à faire voyager notre auditeur. Très vite, on peut passer d’un Hardcore à des moments plus light, plus éthérés, plus progressif. On peut aussi noter l’incorporation de banjo qui souligne cette influence Bluegrass.

Red Morning évolue. Peut-on considérer Mastodon comme l’une de vos influences principales aujourd’hui ?

Mastodon est une grosse source d’inspiration pour nous. Le fait qu’ils chantent à trois. On essaie d’avoir ça, de développer cette idée avec Red Mourning. Il y a vraiment un apport de chacun de nos voix. On essaie de conserver un « aspect chanson », tout en restant dans l’expérimentation. Mastodon a évolué ces dernières années, mais la qualité d’écriture a toujours été au rendez-vous. Tout est tellement fluide ! C’est ça qui nous plaît chez Mastodon.

Comment êtes-vous parvenus à vous surprendre sur ce nouvel album ?

J’aime vraiment découvrir de nouveaux instruments comme le banjo, de nouvelles tessitures. C’est comme si ça nous permettait d’avoir une nouvelle couleur à utiliser sur notre palette. Ça nous permet d’enrichir l’univers « Red Mourning ». Bien sûr, on voit si ça marche ou pas. Je pense au morceau « The Coming Wind » qui ne sonne pas comme du Red Mourning habituel. Finalement, on a réussi à l’incorporer à l’univers Red Mourning. Ça fait partie des surprises que l’on a sur l’album. Quoi qu’il arrive, même si les morceaux évoluent, on y retrouvera toujours nos marques de fabrique. Justement, ce n’est pas en restant fermé dans un créneau qu’on évoluera.

Est-ce que tu peux revenir sur les thématiques abordées sur l’album ?

Les paroles, sauf celles de « Blue Times » ont été composées par J.C., notre chanteur. Elle évoque des expériences personnelles d’un point de vue métaphorique qui peuvent porter sur la souffrance, l’injustice. On n’est pas trop dans un courant politique ou revendicateur. Nos paroles sont suffisamment métaphoriques pour que chacun puisse s’approprier ce que J.C. a voulu dire.

Qu’en est-il des prochains concerts ?  

Pour le moment, la scène est assez saturée. Tous les groupes se sont remis à tourner en même temps. Puis, il y a aussi des lieux incontournables de la scène qui ont fermé… Donc, c’est un peu compliqué. L’idée est quand même de jouer le maximum. Cet été, lors du peu de concerts qu’on a donnés, on a réalisé pourquoi nous faisions tout cela. Nous adorons passer du temps en studio, mais ce que nous préférons par-dessus-tout, c’est de partager des moments forts avec ceux qui nous suivent.

Peut être une image de 3 personnes et barbe

Red Mourning, c’est :

Sébastien Meyzie : Basse

Aurélien Renoncourt : Batterie

J.C. Hoogendoorn  : Chant, Harmonica

Alexandre Bourret  : Guitare

Discographie :

Time to Go (2008)  

Pregnant with Promises (2011)  

Where Stone and Water Meet (2014)

Under Punishment’s Tree (2018)  

Unchained (EP-2019)  

Flowers & Feathers (2022) 

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef d'Heretik Magazine

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.