Petit retour en arrière. Début décembre 2022, les concerts s’enchaînent dans la région des Hauts-de-France, à un tel point que nous sommes obligés de faire des choix. Trust se produit à l’Aéronef le 2 décembre, mais aussi Klone. Néanmoins, loin d’être satisfaite des dernières réalisations de la bande à Bernie Bonvoisin, la rédaction d’Heretik Magazine a préféré jeter son dévolu sur la performance de Klone venu bercer les fans de Prog Metal à The Black Lab de Wasquehal. 

Par Axl Meu // Crédit photo : Moris DC


C’est Junon qui ouvre le bal. Désormais bien connue du public des Hauts-de-France, la nouvelle formation des ex-membres de General Lee n’avait cependant pas encore foulé la scène de The Black Lab : ce qui est désormais chose faite. Le confort de jeu proposé par la salle nous a donc permis d’expérimenter au mieux l’énergie inhérente au groupe auteur, pour le moment, d’un seul et unique EP, The Shadows Lengthen, paru en 2021. Naturellement, l’EP est bien défendu, ce qui ne les a pas empêchés de nous donner quelques avant-goût de la suite. Car oui, Junon travaille actuellement sur son premier opus et nous en sommes ravis ! Affaire à suivre ! 

Nous ne vous cachons pas que nous étions particulièrement ravis d’enfin voir LizZard – que nous avions interviewé à la sortie d’Eroded – sur scène. La formation a comme particularité d’évoluer à trois, ce qui ne l’empêche pas de proposer une musique complexe, à teneur progressive, que beaucoup associent à Tool. En ce qui nous concerne, nous avons surtout vu des musiciens qui maîtrisent leur sujet : l’énergie est assez communicative (sans doute grâce à Katy Elwell, sa formidable batteuse !) et la technique est toujours au service de la musique et ne gâche pas l’émotion véhiculée par le groupe. En quelques mots, le concert est consistant, solide et fait preuve d’une honnêteté à toute épreuve. Nous sommes désormais prêts à accueillir Klone

La dernière fois que Klone a foulé une scène nordiste, c’était peu avant la pandémie, à Les 4Ecluses de Dunkerque. Nous n’y étions pas. Il nous a donc fallu prendre notre mal en patience pour retrouver la formation poitevine dans les parages. Surtout que la formation est occupée (elle est même partie en tournée aux États-Unis dernièrement et a travaillé sur son nouvel opus, Meanwhile, dont il nous tarde d’en savoir plus !). Alors, pour marquer le coup, le groupe nous a proposé un show taillé sur mesure, mêlant le meilleur du groupe (« Immersion », « Nebulous », « Rain Bird », « Rocket Smoke »…) et des nouveaux morceaux : trois extraits de Meanwhile ont été proposés (« Bystander », « Night and Day », « Within Reach ») qui n’ont clairement pas à rougir de leurs prédécesseurs ! Alors, trop facilement, la salle lillois est conquise, car portée par le souffle émotif impulsé par Yann Ligner qui, à l’image de son groupe, a proposé un concert parfait. Les mélodies étaient belles, les alternances entre gros son et moments d’accalmie parfaitement orchestrés, l’acoustique, parfaite, et les lights, de même ! Bref,  autant dire que les amateurs du groupe en ont pour leur argent. 

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