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AMON AMARTH - "The Allfather Awakens"

il y a 15 heures
2 min de lecture

AMON AMARTH

THE ALLFATHER AWAKENS

Death Metal

Metal Blade Records

Avec The Allfather Awakens, les Vikings suédois d’Amon Amarth lancent leur 13e raid sur le monde. Dix nouveaux chants pour poursuivre la saga. Cette fois, le quintette nous emmène sur les traces d’Odin, père des dieux, maître de la guerre et de la mort, mais aussi de la sagesse, de la magie et de la poésie. Si ces dernières caractéristiques restent en retrait sur l’album, les deux premières donnent le ton. Amon Amarth rassemble ici une partie des symboles rattachés au père des dieux. Odin apparaît éborgné sur la pochette ; on nous parle de son destrier à huit pattes, Sleipnir, de ses deux corbeaux Hugin et Munin, sans oublier la fameuse chasse évoquée dans « Oden’s Hunt ». Une œuvre pourrait d’ailleurs parfaitement illustrer cette chevauchée : La Chasse sauvage d’Odin ou Åsgårdsreien (1872) du peintre norvégien Peter Nicolai Arbo, déjà utilisée par Bathory en 1988 pour Blood Fire Death. Parenthèse artistique et historique fermée, place au combat ! Avec The Allfather Awakens, Amon Amarth prouve une fois de plus qu’il maîtrise l’art du death metal épique. Dès l’intro fédératrice « Gjallarhorn », le groupe plante le décor. Puis la galopante « Eight Legs of Thunder » prend le relais avec son solo mélodique signé par les maîtres de la 7 cordes, Johan Söderberg et Olavi Mikkonen. Mais derrière cette imagerie virile et belliqueuse, le quintette s’octroie pour la première fois en près de 30 ans une piste acoustique. Avec « Upphaf », Amon Amarth délaisse momentanément les riffs massifs pour un interlude contemplatif, dont les paroles reprennent la traduction d’une strophe du poème prophétique Völuspá. La trêve sera toutefois de courte durée. Fidèle à ses racines, le groupe propose quelques instants de pure violence, plus lourds et ténébreux que le reste. « Kvasir’s Blood » se distingue notamment par son riff quasi industriel accompagné du chant caverneux de Johan Hegg. Mais l’efficace « Die with a War Cry » sera probablement l’un de ces titres qui transforment les foules en champs de bataille. Avec cette nouvelle échappée dans le Grand Nord, Amon Amarth poursuit sa saga. Entre fureur guerrière et envolées épiques, The Allfather Awakens poursuit la saga d’Amon Amarth et fait une nouvelle fois résonner le Valhalla au son du metal.

Par Lucie Allet



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