GREEN CARNATION - A Dark Poem Pt. III - The Messiah Complexe
- Heretik Magazine
- il y a 2 jours
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GREEN CARNATION
A DARK POEM PT. III - THE MESSIAH COMPLEX
Metal progressif
Season of Mist
Les maestros du metal progressif norvégien, Green Carnation, referment leur trilogie A Dark Poem avec The Messiah Complex, l’ultime volet d’une odyssée sonore aussi mystique qu’envoûtante. Une conclusion ambitieuse qui vient sublimer toute l’ampleur de ce triptyque.
Depuis maintenant deux ans, le récit des Norvégiens s’appuie sur le poème « Ophélie » d’Arthur Rimbaud, lui-même inspiré par l’héroïne shakespearienne au destin tragique. Figure de la désillusion, de la nature et de la nuit, l’Ophélie de Green Carnation devient le miroir d’une société en perdition. En trois albums, le groupe tisse un lien entre héritage littéraire, symbolisme et préoccupations contemporaines. Plus court en apparence que ses prédécesseurs, The Messiah Complex nous guide vers le point culminant de la trilogie. Dans la continuité des deux chapitres précédents, le groupe monte tout de même d’un cran avec un prog massif et groovy. Des mélodies épiques de « Unconditional Artificial Chemistry » à l’introduction opethienne du titre éponyme, les compositions alternent entre heaviness et mélancolie, avant que « Broken Souls, Common Enemies » ne s’impose comme l’un des points d’orgue de la saga avec son solo aérien. Pour son bouquet final, Green Carnation voit grand et convoque l’Orchestre symphonique de Kristiansand pour un outro de 16 minutes aux airs de grand opéra. Entre intensité, volupté et noirceur, cette pièce-fleuve referme le récit sur une pointe d’onirisme hors du temps.
Avec ce dernier chapitre, Green Carnation confirme une fois de plus son rôle de pionnier du metal progressif. 25 ans après l’ambitieux Light of Day, Day of Darkness, la formation norvégienne démontre qu’elle n’a rien perdu de son goût pour les œuvres monumentales et les architectures complexes. The Messiah Complex s’impose finalement comme un poème sombre où l’occulte surgit là où on ne l’attend pas.
Lucie Allet



