GREEN LUNGS - Necropolitan
GREEN LUNGS
NECROPOLITAN
HEAVY METAL / STONER METAL
Nuclear Blast Records
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Plus d’un an après l’ultime concert de Black Sabbath, les lettres violettes brillent sous un autre jour. Les lords londoniens de Green Lung se les réapproprient avec leur 4e album, Necropolitan, une lettre d’amour au Londres occulte. Inspiré d’une histoire lugubre, Necropolitan tire son nom de la ligne souterraine construite au début du XXe siècle, qui transportait les cadavres vers les sept cimetières monumentaux entourant la ville. Mais depuis les années 1960, la nature a repris ses droits, faisant de ces nécropoles les poumons verts de la ville. Sur cette base, Tom Templar, conteur hors pair, nous entraîne dans une visite guidée des rues sombres et humides d’un Londres macabre, une sorte de « Tales from the Crypt » en huit épisodes, sur fond de riffs rugueux. De « Dance on the Grave », memento mori d’une société rongée par les conflits, les extrêmes et la crise environnementale, à « Black Magic Radio », ode aux radios pirates qui ont vu naître de nombreuses contre-cultures dès les années 1960, Green Lung explore une autre facette de Londres, où les guitares spectrales de Scott Black hantent chaque recoin. En parlant de fantômes, « Evil in This House » prend des airs d’enquête paranormale, portée par des mélodies accrocheuses et des refrains entêtants.
Le Green Lung de 2026 sonne en réalité comme un retour en 1966, une année où le chiffre du diable occupe une place toute particulière. L’influence des sixties ne s’arrête pas à l’occultisme, elle s’invite aussi dans les nappes de claviers de John Wright, tantôt jazz sur « Ozzymandias », tantôt façon Deep Purple sur « Necropolitan Line ». Mais le diable n’est jamais bien loin. Sur Alostrael (Be My Babylon), Riley Pinkerton, fameuse reine des rats de Castle Rat, intervient pour une intro maidenesque où elle invoque une bête écarlate à sept têtes et dix cornes. Alostrael fait en fait référence à l’une des compagnes du mystique Aleister Crowley. Bref, le mal est partout et se cache encore dans les détails en 2026. Avec Necropolitan, Green Lung exhume un pan oublié de la culture britannique et le fait résonner avec les obsessions de notre époque. Un véritable cours d’histoire, entre folklore occulte, héritage des 60’s et grooves stoner massifs.
Par Lucie Allet.



