top of page

HORSKH

il y a 13 heures
4 min de lecture

Déjà bien installé dans la scène indus’ hexagonale, Horskh s’impose toujours plus comme le digne héritier de Nine Inch Nails en combinant mélodies froides et accrocheuses. Son quatrième opus, MTNT, paru le mois dernier chez Wire Control, en est un exemple concret. Bastien Hennaut (chant, machines, guitare) est le mieux placé pour nous en parler, une semaine avant leur concert à La Cave aux Poètes de Roubaix.

Par Axl Meu

MTNT est sorti le 25 septembre dernier. Quels sont les premiers retours sur l’album ?

Nous avons eu de très bons retours, ce qui fait vraiment plaisir. Il y a eu pas mal de streams et les gens semblent apprécier l’évolution du groupe. Certains morceaux tendent davantage vers le metal, tandis que d’autres explorent plus la mélodie. Je pense que cette volonté d’apporter de nouvelles choses plaît beaucoup. Pour l’instant, les retours sont donc très positifs.


C’est votre quatrième album. Quels étaient les enjeux en matière d’évolution musicale ?

L’idée était d’aller plus loin que le précédent album, The Body, et de pousser tous les curseurs davantage. Je voulais des passages beaucoup plus énervés, mais aussi des moments plus calmes, afin de créer une véritable dynamique.

Il fallait également aller au bout du concept de MTNT, qui signifie « mutants », en explorant cette idée de mutation sans avoir peur d’essayer de nouvelles choses. Un morceau se rapproche presque de la trap, à la sauce Horskh, bien sûr. L’objectif était de ne pas nous fixer trop de barrières et d’assumer pleinement toutes nos influences.


Malgré cette ligne directrice, les morceaux sont très différents. "Stretch Game", par exemple, m’évoque parfois Perturbator. Comment renouveler votre approche sans perdre votre identité ?

J’écoute beaucoup de choses différentes. À l’origine, le projet était davantage orienté vers l’EBM et l’électro, avec du chant et une batterie jouée en live pour apporter une dimension plus rock. Petit à petit, le projet a évolué. Pour cet album, notre socle reste constitué d’EBM, de metal, d’électro et de grunge. Ces éléments créent une cohérence, même si d’autres influences viennent régulièrement s’y mêler. C’est justement cette diversité qui rend la démarche intéressante.


La mutation est-elle aussi au cœur des paroles, ou s’agit-il avant tout d’un concept musical ?

C’est vraiment le fil conducteur de l’album, aussi bien dans le son que dans les textes. Nous nous interrogeons sur ce que signifie être humain aujourd’hui, sur les raisons de se transformer et sur notre rapport à la technologie, au genre et aux différentes évolutions qui influencent notre existence. Mais l’album parle aussi d’ouverture, de création et de l’envie d’explorer de nouvelles choses. Il faut rester ouvert sur le monde, ne pas avoir peur du changement et accepter de se transformer pour évoluer.


L’album se termine avec "Connected", en feat. avec Carpenter Brut... N’as-tu pas peur qu’un featuring avec un artiste aussi reconnu prenne le dessus sur l’ensemble de l’album ?

Non, pas du tout. Je trouve les collaborations très intéressantes, car elles permettent d’évoluer et de partager des idées avec d’autres personnes. Nous connaissons Carpenter Brut depuis un moment et nous nous sommes croisés régulièrement sur la route. Nous avons notamment assuré plusieurs premières parties de leurs concerts au fil des années. Lorsque j’ai commencé à travailler sur "Connected", j’avais beaucoup de morceaux en chantier. J’ai trouvé que celui-ci correspondait particulièrement bien à leur univers. Je me suis donc dit qu’il fallait leur proposer de participer, afin qu’ils puissent y apporter leur propre identité. Il y avait dès le départ une véritable volonté artistique. Je ne pense pas que cette collaboration fera de l’ombre au reste de l’album, car le morceau est assez différent des autres. L’idée était aussi d’attirer des auditeurs qui ne connaissent pas forcément Horskh et de leur donner envie de découvrir notre musique.



"Pour faire simple, je présente Horskh comme un mélange de metal et d’électro. C’est la meilleure manière de résumer notre approche. Ensuite, on peut parler de metal industriel, de grunge et de différentes influences, comme Nine Inch Nails ou Nirvana. Je pense également à Health, qui renouvelle beaucoup le metal industriel et lui apporte une vraie fraîcheur."


Vous avez développé un univers visuel important autour du groupe. Comment adaptez-vous votre scénographie aux différentes salles, des petites scènes aux grands festivals comme le Motocultor ?

C’est toujours un peu un casse-tête. Nous anticipons ces questions dès le début du travail sur le live. Nous passons beaucoup de temps à préparer les albums et les visuels, mais la scène est également une partie essentielle du projet.

Nous travaillons les morceaux pour qu’ils sonnent bien en concert et réfléchissons à la scénographie, aux déplacements et à la manière de les interpréter. Nous savons généralement dans quels types de salles nous allons jouer, ce qui nous permet de préparer les choses en amont.

Jouer dans de petites salles comme sur de grandes scènes fait partie du jeu. Les festivals offrent une autre dimension, mais les petites salles ont aussi leurs avantages : nous sommes très proches du public et l’énergie est immédiate. C’est une expérience vraiment intéressante.


Votre univers est assez vaste, entre froideur industrielle, mélodies et passages plus chaleureux. Comment présenterais-tu votre musique à quelqu’un qui ne connaît pas encore le groupe ?

Tout dépend des références musicales de la personne. Pour faire simple, je présente Horskh comme un mélange de metal et d’électro. C’est la meilleure manière de résumer notre approche. Ensuite, on peut parler de metal industriel, de grunge et de différentes influences, comme Nine Inch Nails ou Nirvana. Je pense également à Health, qui renouvelle beaucoup le metal industriel et lui apporte une vraie fraîcheur. Nous essayons justement de ne pas rester cantonnés à la scène metal industriel. L’idée est de continuer à explorer d’autres territoires musicaux sans perdre notre identité.


Quelles sont les prochaines dates à venir pour Horskh ?

Nous jouons d’abord à Strasbourg et à Marseille, puis nous passerons par Roubaix, Rouen et Nantes. Nous jouerons ensuite en Haute-Saône, avant de terminer cette série de concerts à la Maroquinerie, à Paris.

HORSKH

ORIGINE : Besançon

LINE-UP : Bastien Hennaut (principal compositeur, chant, machines, guitare) Sylvain Abriel (batterie) Jordan Daverio (machines, guitare, backing vocals)




Posts récents

Voir tout
  • Facebook
  • Instagram
  • TikTok
  • Youtube

© 2017-2026 

Powered by Nao Noïse

bottom of page