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LIVE-REPORT - Slowdive (Aéronef - Lille)

C’est dans une ambiance chaleureuse et très BCBG que L’Aéronef a accueilli le quintette britannique Slowdive le 26 mai dernier. Formé en 1989, et après une bonne vingtaine d’années d’interruption et cinq albums à son actif, Slowdive a attiré une foule considérable pour son passage dans la région. Entre mélancolie et adrénaline, Heretik a assisté à cette soirée pleine de douceur.

Par Fred VDP / Photos : Moris DC

 

La particularité avec les formations étiquetées Shoegaze ou Dream Pop, c’est la synergie bienveillante qui gravite dans le public et autour de ces groupes. Dès notre arrivée à L’Aéronef ce dimanche soir, force est de constater que les groupes présents ont généré un rayon de soleil, inexistant à l’extérieur, sur les visages des spectateurs, et les prestations de Slowdive et Pale Blue Eyes ne feront qu’amplifier ce phénomène.


C’est à 18h30 que la jeune formation britannique répondant au sympathique nom de Pale Blue Eyes (référence à un titre du Velvet Underground) fait son entrée sur scène. Fortement influencé par des groupes comme Cocteau Twins ou Kraftwerk, Pale Blue Eyes propose une Dream Pop aux mélodies enchanteresses, soutenue par Matt au chant et guitare, Aubrey à la basse et Lucy à la batterie. Leur set brasse une bonne partie de leur dernier opus, This House, avec des titres « Synth Pop » qui enivrent un public bloqué à mi-chemin entre un rêve psychédélique dont on ne sort jamais et une séance de méditation de pleine conscience. Des titres bien structurés dans lesquels on entend une réelle maitrise technique, on pense notamment aux titres “TV Flicker” ou “Motionless”, et qui laissent libre-court aux digressions sonores (“Dr Pong”, “Our History”). Pale Blue Eyes achève un très bon set sur “Sister”, qui promet un avenir radieux à ce trio dont on a apprécié l’envie de communiquer et de partager avec le public.



Aux alentours de 19h30, c’est sur le sublime « Deep Blue Day » de Brian Eno que les lumières de L’Aéronef s’obscurcissent pour laisser place à un magnifique moment de féérie et de communion. On entend d’ailleurs à plusieurs reprises au sein du public, juste avant le concert, des phrases du type : « c’est soirée nostalgie » et « on va encore pleurer ». Et lorsque Slowdive entre en scène, c’est une véritable ovation qui va accompagner « Shanty », premier titre interprété ce soir par la formation britannique. Il faut dire que le groupe va mettre tout en œuvre afin de créer cette alchimie dont ils ont le secret, et que le public lillois est venu chercher. Rachel au chant est lumineuse et n’a rien perdu de sa voix envoûtante et délicate. Les accords et les plages harmoniques des trois guitares de Christian, Neil et Rachel (lorsqu’elle n’est pas aux accessoires de percussions) se mêlent intelligemment aux séquences rythmiques de Nick et Ian, respectivement bassiste et batteur. Slowdive propose de voyager à travers sa rare et riche discographie (seulement 5 albums), dont on apprécie certaines pépites en Live comme “Catch the Breeze”, “Sugar for the Pill” ou encore “40 Days”. Après plus d’une heure de set, le public en redemande et Slowdive ne se fait pas prier pour offrir quelques moments de bonheur supplémentaire. « Chained to a Cloud », extrait du dernier album, le laconique « Dagger » et surtout « Golden Hair », reprise de Syd Barrett, clôturent un show des Britanniques d’une qualité musicale et humaine extraordinaire.



Douceur, mélancolie et bonnes vibrations auront donc saupoudré cette belle soirée Shoegaze à L’Aéronef. Nous avons encore ce soir assisté à un moment unique de musique, de tolérance et de communion.



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