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LIVE-REPORT - Ultra Vomit (Le Zénith - Lille)

  • Photo du rédacteur: Axl Meu
    Axl Meu
  • il y a 13 minutes
  • 3 min de lecture

Dans “King Of Poop”, Ultra Vomit se décrit comme quatre musiciens d’exception, issus d’un orchestre de metal proche de la perfection, ayant des facultés hors normes, des facilités folles. Alors Heretik Magazine est allé au Zénith de Lille le 27 mars vérifier la véracité de leurs arguments.

Par Flavien Minne / Photos : Moris DC

Une voix off retentit : “Mesdames et Messieurs, merci d’accueillir Harold Barbé.” Pendant trente minutes, l'humoriste métalleux nous fait éclater de rire, adaptant son spectacle à l’auditoire en offrant des moments où il explique ce qu’il comprend dans les paroles de Slipknot (Sarko - Sochaux) ou encore en avouant qu’il baisse la musique pour mieux voir quand il conduit sous la pluie. Cette courte touche d’humour annonce la musique de Celkilt. Le quintet lyonnais propose depuis quinze ans un punk folk. Avec une cornemuse, un violon, des guitares et une batterie, ils mettent le feu à l’auditoire. Les gobelets commencent à voler. Le public est déjà bien chaud patate.


Le Zénith a bien du mal à contenir les cinq mille personnes venues voir Ultra Vomit. Après une animation copiée sur l’introduction des Universal Studios, on devine d’ores et déjà que ce sera une superproduction. Pour ce concert, les Nantais ne seront pas quatre : l’écran géant est réellement le cinquième homme du groupe. D'ailleurs, celui-ci annonce son arrivée façon “Séquence du Spectateur”.


“Évier Metal” entame le set, mettant tout le monde d’accord immédiatement. Le concert comporte une alternance de tubes désormais cultes et de nouveautés de l’album Ultra Vomit et le Pouvoir de la Puissance. Ainsi suivent le très rapide “Le Coq” et le désormais hymne “Les Doigts de Metal”, pendant lequel deux énormes horns up gonflables de quatre mètres envahissent les côtés de la scène, avec explication sur l’écran. “Comment ça va, le Zénith de Lille ?” Puis Fetus présente ses acolytes et conclut un pacte avec le public : à chaque fois qu’il prononcera le nom de la capitale des Flandres, il veut voir les “doigts de metal” se lever… Autant dire que ce sera le jeu de la soirée. Allez hop, c’est reparti ! L’écran affiche les lettres motörheadiennes de “Quand j’étais petit”. “Lille, est-ce que tu as faim ?” Mathieu et Flochy montent sur le podium de la batterie, face à Manard pendant “Takoyaki”. “Arigato !”


Puis Fetus nous rappelle qu’il a subi une opération du dos. Pendant son hospitalisation, il a pu composer une chanson pendant que les infirmières lui posaient sa sonde urinaire. Devant les cinq mille personnes, il brandit l’objet en question tout en lançant le nouveau titre “Sonde de B***” sous les lumières roses. La suite est un déferlement de classiques : “Un Chien Géant”, pendant lequel la salle n’est qu’un énorme pogo, “E-Tron, Digital Caca”, “Tirlelipimpon sur le Chihuahua”, ainsi que “Calojira”, sublimé par l’écran et les jets de flammes. Ultra Vomit revient alors sur le nouvel album avec “Ricard Peinard”, l’hispanique “Patatas Bravas”, le sépulturesque “Tikawahukwa” ainsi que “Toxoplasma Gondii (Felinus Sanctus)”.


Un trône blanc est installé sur scène pour l’incontournable “Je Collectionne les Canards Vivants”. L’homme des palmipèdes a pris du galon… Il est “l’empereur, roi, dieu des canards”. Puis surgit “Monsieur Patate”, suivi de l’incontournable Minute Manard pendant laquelle le batteur nous interprète “Les Brunes Comptent Pas pour des Brunes” et “Keken”, la séance d’hypnose du client Mehdi avant “GPT”, “Boulangerie Pâtisserie”, l’énorme “Mortal Komkass” et bien sûr “Mouss de Mass”. Puis, façon Eddie, un énorme “Dead Robot Zombie Cop” envahit la scène… “Nous étions Ultra Vomit, bonsoir à tous !” sous un générique de fin… Non, les Nantais n’en ont pas fini avec nous. Ils balancent “Le Pouvoir de la Puissance” et “Kammtar”… Vroum vroum.


En effet, Ultra Vomit est un groupe aux grandes capacités. Derrière la gaudriole, tout est calibré, millimétré, même les dialogues. “Mais leur principale qualité, c’est l’humilité”… surtout pendant le SAV des “clients”, allant à la rencontre de leur public à la fin du concert. Une bien belle soirée, donc… Merci les UV.



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