top of page

MIASMES - Violence, Blasphème et Pourriture

MIASMES

VIOLENCE, BLASPHÈME ET POURRITURE

Raw Black Metal

Les Acteurs de l'Ombre Productions

Il y a des groupes qui savent surprendre l’auditeur dès la première écoute. Miasmes est incontestablement de ceux-là. Sociétaires du label Les Acteurs de l’Ombre depuis leurs débuts en 2021 et la sortie de leur EP Vermines, le trio composé de C, G et K, originaire de Vierzon, dans le Cher, fait figure d’exception au sein du catalogue nantais. Ici, aucun concept thématique poussé comme chez Houle ou Galibot, pas de tenue scénique particulière à la manière de Versatile et, lors des concerts, aucun décorum spécifique ne vient masquer l’essentiel. Miasmes nous sert un Black Metal rugueux, brut de décoffrage, injecté d’influences Punk et Crust. Le résultat offre une musique sans aucune concession, dont le rendu sans filtre vient souvent mordre sur le territoire du Black’n’Roll. C’est dans cette dynamique implacable que sortira, le 18 septembre, Violence, Blasphème et Pourriture, le deuxième album de la formation, toujours hébergé chez LADLO. On y découvre un opus encore plus direct et rapide que son prédécesseur, Répugnance. Au programme : dix titres courts accompagnés d’un morceau bonus (une fort jolie reprise qui reste une surprise), articulés autour de textes rédigés principalement à la première personne du singulier. Le tout pour une durée totale de… 34 minutes d’agression pure… La quintessence du Mal, ni plus ni moins ! Chaque seconde de ce disque est exploitée au maximum pour délivrer un déferlement ininterrompu d’accords denses, de chants hargneux, de cris viscéraux et de blasts effrénés. On le ressent notamment sur le très rapide Vomi, ou à travers des compositions oscillant entre l’héritage rock’n’roll façon Motörhead (Possédé) et l’approche ultra-raw d’Impaled Nazarene (Cendres). Visuellement, Miasmes ne transgresse pas ses codes en matière d’artwork en noir et blanc. Pour cet album, on y contemple une godasse écrasant la face d’un religieux pas très fringant, une œuvre signée de la main de l’artiste, musicien et tatoueur au style hyperréaliste Nicolas Bonniel, alias Nicko Metalink.

Enregistré et masterisé de manière chirurgicale aux BST Studios, qui ont vu défiler des références comme Mercyless ou Mutiilation, l’album sera déployé aux formats CD ainsi qu’en vinyles noir et vert. Avec cette nouvelle rondelle, les bacilles C, G et K nous font tousser par leur rapidité et la maestria de leur jeu, nous filent une fièvre carabinée à force de headbanger, mais ce traitement demeure pourtant obligatoire pour celui qui veut passer un bon moment. Résolument, Violence, Blasphème et Pourriture devrait être intégralement remboursé par la Sécurité sociale.

Flavien Minne


  • Facebook
  • Instagram
  • TikTok
  • Youtube

© 2017-2026 

Powered by Nao Noïse

bottom of page