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UNCLE ACID AND THE DEADBEATS - Shapes of Midnight

il y a 10 minutes
2 min de lecture

UNCLE ACID AND THE DEADBEATS. 

SHAPES OF MIDNIGHT 

Psychedelic Rock / Stoner Metal

Killer Candy Records

Deux ans après une plongée immersive dans le cinéma italien avec Nell’ Ora Blu (2024), Uncle Acid & the Deadbeats revient aux bases avec son 7e opus, Shapes of Midnight. Véritable concept album, ils nous emmènent dans une maison hantée, sur les traces d’un serial killer qui incarne la mort elle-même.


Inspiré de la nouvelle The Masque of the Red Death (1842) du master of macabre Edgar Allan Poe, Kevin Starr et sa bande en font une adaptation fuzzy et fiévreuse. Les personnages sont rongés par l’omniprésence de la mort qui hante chaque recoin de ce château rose fluo surréaliste.


Uncle Acid plante son décor macabre avant de nous ramener dans les années 70. Avec les riffs heavy old school de « House by the Grave », le bridge groovy façon early-Scorpions sur « Shapes of Midnight » ou le riff Thin Lizzyesque de « Psycho on the Loose », le groupe renoue pour de bon avec ses premiers amours ! Mais il s’autorise aussi quelques nappes jazzy avec le solo de saxophone sur « I Won’t Sleep (‘Til You’re Gone) », et même une touche de krautrock portée par les claviers de « Sleep No More ». Un kaléidoscope musical qui donne un relief tout particulier au disque.


Mais au-delà de son récit macabre et de ses grooves envoutants, Uncle Acid termine son périple sur une note plus grave, loin des 70s et ancrée dans notre époque. Dans l’outro, la saturation des guitares s’efface peu à peu pour laisser place à une voix pétrifiante, qui pointe du doigt les abus politiques, les guerres, les génocides, la crise climatique… autant de fléaux qui accélèrent le déclin de l’humanité. Le morceau prend des airs d’appel à la rébellion sur fond de basse endeuillée et clôture l’album avec un frisson.


Avec Shapes of Midnight, les Britanniques reviennent en force avec leur hard rock psychédélique, embrumé d’une bonne dose de mysticisme. Un récit sombre et hypnotique, auquel on a envie de revenir encore et encore, comme si l’on avait développé le syndrome de Stockholm.

Lucie Allet


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