VOID VITRIOL
- Axl Meu
- il y a 1 jour
- 4 min de lecture
Illustrateur de renom, Void Vitriol a un univers sombre bien à lui. Il a décidé d'élargir ses compétences au monde du tatouage et a ouvert cette année son propre salon, Les Petits Martyrs Tattoo, à Mouvaux, pour notre plus grand bonheur ! On en parle avec lui.
Par Céline Wozniczka De Beer et Élise Formanczak / Photo Void Vitriol
On t'a connu comme illustrateur lors de la seconde édition du Tyrant Fest en 2017, puis comme tatoueur en 2018... Comment es-tu tombé dans le monde du tatouage ?
En fait, je pense que c’était planqué dans un coin de ma tête depuis un bout de temps ! Je dessine depuis tout petit. J’ai fait des études en illustration, donc le dessin fait partie intégrante de ma vie depuis longtemps. En parallèle, j’écoute du métal depuis mes 12 ou 13 ans et j’ai très vite été sensible aux codes visuels de cette culture : les artworks, les t-shirts et bien sûr, le tattoo ! Voir tous ces musiciens avec des tatouages complètement fous, forcément ça a marqué le gosse que j’étais ! C’est vrai que ma première participation au Tyrant Fest, c’était en tant qu’illustrateur ! À ce moment là, je tatouais depuis peu, j’avais besoin de partager mon travail mais je n’avais clairement pas le niveau ni la confiance pour tatouer sur un évènement comme celui-là ! J’ai préféré mettre en avant mes illustrations et mes peintures pour faire découvrir mon univers. En parallèle, je préparais une expo à La Machine Infernale (un salon de tatouage qui participait également au festival, ndlr). Le courant est bien passé et la connexion s’est faite tout naturellement. Quelques mois après, je rejoignais leur équipe pour me consacrer à 100% au tattoo !
En janvier 2022, tu as ouvert ton propre salon, Les Petits Martyrs, à Mouvaux. Qu'est-ce qui t'a poussé à voler de tes propres ailes ?
C’était la suite logique des choses. Après avoir acquis une expérience solide et avoir développé mon style, j’avais besoin d’encore plus d’autonomie et de contrôle sur mon travail. Cela pour développer au maximum mon univers et approfondir encore mon approche du tattoo.
Tu t'intéresses beaucoup aux symboles, aux runes et au monde médiéval... Tu consacres d’ailleurs la majorité de tes tatouages à ces univers. Acceptes-tu d'autres projets à l'opposé de ce qui te plaît ou bien choisis-tu chaque projet selon tes convictions et aspirations personnelles ?
Bien sûr, je ne suis pas fermé ! (rires) C’est vrai que la majeure partie de mon travail est teintée d’ésotérisme et de références médiévales ou historiques. Ce sont mes références et thèmes de prédilection, et la plupart des projets qu’on me demande correspond à ça. J’ai la chance d’avoir une clientèle qui comprend et intègre ma démarche et se montre réceptive à mon univers. Du coup, je ne vais pas me retrouver avec des demandes de licornes kawaii multicolores ! (rires) D’ailleurs, je veux vraiment remercier mes client.e.s, certain(e)s n’hésitent pas à faire des centaines de kilomètres ou à venir de l’étranger pour travailler avec mo i! Je suis vraiment reconnaissant ! Après, il m’arrive de travailler des projets qui s’éloignent un peu de ça. Par exemple, dernièrement, j’ai réalisé un tattoo sur le thème du film Donnie Darko. C’était vraiment cool ! À partir du moment où le projet a du sens et ne va pas à l’encontre de mes valeurs, je m’en occupe avec plaisir !

Vous travaillez à deux au salon, comment vous êtes-vous rencontrés ?
Je partage l’atelier avec Fiefurie. Nous avons chacun notre espace. Je l’ai rencontrée en 2018 à La Machine Infernale, c’est une artiste incroyable avec un univers très marqué. Nos personnalités et notre façon de travailler sont vraiment complémentaires. J’ai très vite pensé à elle lorsque j’ai réfléchi à ouvrir Les Petits Martyrs.
Ton salon est un vrai bijou de curiosités. On se sent tout de suite à l'aise et en confiance dès notre arrivée. C'était une volonté de ta part de créer un univers intimiste ?
Merci beaucoup, ça fait vraiment plaisir ! En effet, après avoir fait partie d’une grosse équipe, j’avais besoin de créer un espace de travail plus personnel, un lieu dans lequel on se sent « comme à la maison », une sorte de refuge où l’on peut passer quelques heures hors du quotidien. Les Petits Martyrs, c’est un atelier cosy et intimiste où l’art et le spirituel se rejoignent. On y trouve des livres sur l’occultisme, des pierres, des tableaux, des outils ésotériques, des objets de famille et quelques bondieuseries. Je veux vraiment mettre en avant le côté artisanal du métier. Si je te tatoue, nous allons passer plusieurs heures ensemble… Il est primordial pour moi que ce moment soit TON moment. Évidemment, le résultat final reste le plus important, mais pour moi la session de tatouage fait partie à part entière de l’expérience. Chaque personne possède sa sensibilité, son histoire, sa manière de vivre cet instant. C’est à moi de m’adapter et d’accompagner. Il y a un aspect un peu « rituel » dans la manière dont je conçois une session tattoo.
Des projets pour les prochains mois ?
Beaucoup de choses sont prévues pour cette année, oui ! Je prépare de nouveaux t-shirts, toujours en série limitée et tirage unique. Récemment, La Brasserie Osseus m’a confié la création de son nouveau logo. On a quelques belles choses à venir… Côté conventions, on sera à Mons (Belgique) les 08 et 09 octobre et à Bruxelles du 18 au 20 novembre. Début Novembre, je serai également en guest en Allemagne, puis j’aurai le plaisir de participer à l’édition 2022 du Tyrant Fest en compagnie de Fierurie et Infekt qui sera chez nous en guest ! J’ai vraiment hâte d’y être. C’est un rendez vous immanquable de la scène Metal noir ! D’ailleurs, je vous réserve quelques surprises pour l’occasion ! Sinon, il y a d’autres choses en préparation mais je ne vous dirai pas tout !
LES PETITS MARTYRS, 69 rue Franklin Roosevelt, 59420 Mouvaux
FACEBOOK : lespetitsmartyrs.tattoo / void.vitriol
