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WACKEN OPEN AIR 2026 (Part. 1)

il y a 3 heures
5 min de lecture

L’édition 2025 du Wacken Open Air avait été une épreuve avec des conditions climatiques difficiles. Mais la fête l’a emporté, chacun a rechargé ses batteries et le festival affiche complet pour l’édition 2026. La météo est parfaite, avec du beau temps et de la chaleur. Comme depuis quelques années, le festival démarre le mercredi 29 juillet avec un programme riche.

Par Franck Lasselle / Photos : Moris DC

Tout démarre sur la scène Louder avec Broken By The Scream, groupe de metal idol originaire de Tokyo. Organisée autour de quatre chanteuses, chacune avec son propre style, et de musiciens en arrière-plan, la formation balance un son metalcore ébouriffant. En tenue d’écolière japonaise, les filles font le spectacle avec du growl, du chant hurlé et du chant clair et remuent la foule. Bien sûr, le spectacle est formaté, mais Broken By The Scream a fait impression et a bien lancé la journée.




Le niveau monte d’un cran avec Visions Of Atlantis. Dès l’entame, le chant mélodique et puissant de Clémentine Delauney fait merveille et on apprécie un côté épique et heavy dans les riffs, dans le thème de la piraterie cher au groupe. « The Land Of The Free », « Clocks », « Hellfire » ou « Pirates Will Return » sont des claques portées par des refrains énormes. Michele Guaitoli accompagne parfaitement Clémentine avec un ton puissant. On apprécie le travail au clavier, en symbiose avec la guitare, dans un parfait esprit symphonique. Visions Of Atlantis confirme qu’il est un solide client en matière de metal mélodique et symphonique.




Avec Thundermother, la Louder met le hard rock à l’honneur. Les Suédoises mettent le feu d’entrée avec « Thunderous ». La voix éraillée de Linnéa fait effet, avec un ton gras et puissant. Le côté direct fait taper du pied, dans un esprit proche d’AC/DC ou d’Airbourne. La suite est dynamique, les titres sont courts et envoient une énergie énorme, portés par des refrains efficaces. La gouaille de Linnéa est plaisante, elle porte les chansons avec charisme et, à ses côtés, Flippa balance des riffs et des soli bouillants. Thundermother a mis le feu au public avec une classe impressionnante.




Avant d’aller soutenir nos Français lors de la Wacken Metal Battle, un crochet est fait vers la Wackinger pour retrouver 5th Avenue. Surtout connue en Allemagne, la formation fait un bel effet avec un AOR teinté de hard rock. Le côté accrocheur des titres ravit une belle foule d’amateurs.

Sur la Headbangers, Expellow, vainqueur en 2025, a l’honneur de jouer une heure. La formation suisse confirme son talent. Entre metalcore et death mélodique, elle envoie la sauce avec énergie. Mik Dean hurle avec hargne et cela met le feu de belle manière.

Sur la WET Stage, les Français de Ashed Winter se lancent dans la Wacken Metal Battle avec vingt minutes pour convaincre. Portée par une Marie pleine d’envie, la formation balance un jus death hargneux teinté de groove. Le growl de Marie impressionne et tout cela est remuant. Il y a une pointe de Soulfly et une pincée de thrash évoquant Lamb Of God. Cela donne un concert parfaitement maîtrisé, apprécié par la foule. La deuxième place de Ashed Winter au classement final est méritée et confirme un talent énorme.




La Faster, première scène principale, ouvre avec les Japonaises de Lovebites. D’entrée, elles frappent fort avec « The Hammer Of Wrath ». Le ton power heavy décape les oreilles. Aux guitares, Midori et Miyako sont en harmonie, avec un côté néo-classique digne de Malmsteen. La voix aiguë et puissante d’Asami est remarquable et chaque titre est un ravissement pour les fans de heavy. « Rising », « Raise From Hell » ou « Holy War » cartonnent avec intensité dans un esprit power metal. Lovebites a proposé un concert frais et dynamique.




Sur la Louder, la foule est là pour accueillir The Gathering. Anneke est revenue et la formation néerlandaise célèbre « Mandylion ». Le temps étant compté, le groupe ne joue pas le disque en entier et propose d’autres classiques. « Eleanor », « Fear The Sea » et « In Motion #1 » sont de fabuleux moments de metal gothique et atmosphérique. Les ambiances sont planantes, le ton puissant fait effet et Anneke brille. La suite, avec « On Most Surfaces », « Analog Park », « Leaves » ou « Sand And Mercury », est prenante et délicieuse. Le final avec « Strange Machines » et « Saturnine » est brillant, porté par des musiciens orfèvres et une Anneke souriante qui a gardé toute sa force vocale. The Gathering confirme la pertinence de ce retour et on se prend à rêver à une suite.




La Louder clôture avec Lacuna Coil. Avec un look soigné et une intro sombre, les Italiens posent le ton. Avec « Layers Of Time », l’atmosphère est sombre avec une pointe de néo-metal. Andrea fait effet en growl, puis Cristina en impose avec un ton angélique et vénéneux. Le groupe met en avant son petit dernier, « Sleepless Empire », et propose aussi un retour sur sa riche carrière. Puissance gothique, mélodie, face moderne et alternative se mixent. « Kill The Light », « Spellbound », « Gravity » ou « Heaven’s A Lie » en mode remixé font un carton. « Enjoy The Silence », repris de Depeche Mode, est sympathique à retrouver et, dans le final, « Our Truth », « The Siege » ou « Never Dawn » ravissent une foule conquise. Lacuna Coil a proposé un chouette concert, confirmant son statut de ténor du genre.




La journée n’est pas finie et, sur la Headbangers Stage, on retrouve Kadavar. Les Allemands ont fait évoluer leur son, d’un hard rock plombé vers une pop teintée de hard rock. Cela se confirme dès les premiers titres. Le quatuor garde un son puissant et décoiffant, mais il part souvent dans des jams enflammées portées par Jasha et Christoph. Le ton éraillé de ce dernier envoûte et le groupe embarque dans un trip psychédélique. En véritables orfèvres, les musiciens créent une transe cosmique irrésistible, chaque titre se faisant plus enfumé que le précédent. Kadavar a fait honneur à sa réputation avec un concert qui a fait voyager son auditoire.



La journée s’achève sur la WET avec Rose Tattoo. La légendaire formation australienne est en tournée d’adieu, mais elle n’est pas pour autant en roue libre. Angry motive la foule avant la première note et l’entame sur « Out Of This Life » est bouillante. Angry est en forme, avec un ton rocailleux plein de gouaille. Les anciens compagnons ne sont plus là, mais Angry a su bien s’entourer. DeMaco à la batterie, Arnold à la slide et Simmons à la guitare font le boulot avec classe. « Scarred For Life », « Rock’n’Roll Is King » ou « Sidewalk Sally » ravissent les amateurs de hard rock simple et direct qui fait taper du pied.




Angry prend souvent le temps de parler aux gens, profitant de ces moments précieux de partage. Il évoque ses souvenirs et l’émotion est au rendez-vous. Rose Tattoo repart ensuite de plus belle avec « Rock’n’Roll Outlaw » au refrain légendaire. La slide fait merveille et le son purement australien ravit la foule. Dans le final, « 1854 », « We Can’t Be Beaten », « Bad Boy For Love » ou « Nice Boys » sont de grands moments de hard rock superbement chantés et joués. Rose Tattoo a proposé un concert solide. Angry défie le temps de manière incroyable. Avec ses camarades, il a mis à l’honneur le hard rock de la plus belle des manières.



Cette première journée du Wacken Open Air a été une réussite. Retrouver le beau temps a été un bonheur et, niveau concerts, la qualité du plateau a été remarquable. Le festival est lancé de la meilleure des manières.

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